Le 27/01/2011 19:07, Jean-Francois Nifenecker a écrit :

Bonjour,

Le 26/01/2011 11:10, Philippe Pary a écrit :

Les subventions c'est un merdier sans nom à gérer. C'est long à
demander, long à obtenir et ça demande un suivi après-coup.
Exact.
En même temps on ne peut pas reprocher aux acteurs publics de ne pas avoir un minimum de contrôle sur la destination de leurs subventions. C'est un rempart, fragile mais quand même, aux abus et malversations en tous genres. Certains contrôles vont un peu loin, certes, mais certaines subventions sont assez souples. Dans certains cas ce n'est pas si compliqué à gérer.



Si c'est pour organiser des cartoparties, on sait très bien le faire
sans sous.

D'autant plus que la subvention va demander précisément ce qui sera
dépensé, sur base de devis. Que mettrait-on dans le devis ?

Pas besoin de devis, mais un dossier de présentation et budget prévisionnel sérieux (avant) puis un compte-rendu et un budget réalisé (après) :

Oui.

Dépenses
-- frais de déplacement/hébergement (ex : pour des animateurs, conférenciers, etc.)
-- achats de matériel
-- frais de location
-- frais de repas
-- frais de communication
(etc.)

Produits
-- vente d'hébergement, de repas
-- vente d'objets (goodies...)
-- valorisation du bénévolat (TRÈS important !)
Oui c'est très important. Ça ne veut pas dire qu'on va payer les bénévoles mais leur apport rentre dans le budget. C'est important car une subvention couvre rarement 100% d'un budget. L'acteur public demande un part d'autofinancement au projet. Pour des assos par exemple, c'est souvent 80% de sub pour 20% d'autofinancement ou 50-50 (là c'est plus dur). Donc le travail des bénévoles va permettre de dire : on apporte nos 20% d'autofinancement du budget sous forme de bénévolat.
Il faut aussi valoriser le travail de gestion.

-- autres subventions, dons, apports financiers
-- sponsoring privé
(etc.)

Mais... il y a un *gros* "mais".

2011/1/25 Jean Millerat<[email protected]>
         Pour les associations et collectivités locales que ça
         intéresse, en
         région parisienne, il y a des subventions à glaner pour des
         projets OSM
         qui auraient une dimension "développement durable" ou
         "solidarité".


aucune collectivité n'attribuera de subvention à quiconque qui ne soit pas constitué en association. Et c'est à l'asso qu'ira la subvention.

Je ne trouve pas que ce soit un si gros "mais".

De plus, il est "utile" que l'asso soit "honorablement" connue, en d'autres termes, son existence légale ne doit pas être de circonstance.

Son existence légale peut très bien être de circonstance. Si les dirigeants de l'asso sont personnalités reconnues alors ça peut très bien passer. Certains acteurs publics peuvent être un peu tatillon mais ça peut se "négocier" un peu. Par ailleurs, dans le monde associatif il toujours possible et facile de trouver une structure associative porteuse qui a pignon sur rue. L'OSGeo est un bon exemple.


De plus, à une subvention se rattache une Convention qui *engage* et qui impose des contraintes : affichage du nom du sponsor, pose de bannières, etc.

Ce ne sont souvent pas de très grosses contraintes et je les trouve assez "normales" : logo sur les documents de comm', quelques affiches, un mot de remerciement.


Enfin, il est fréquent que la subvention soit versée tardivement (donc il faut pouvoir disposer d'argent entretemps),
Ça ça peut être un vrai problème. Pour certains financement (Feder ou autres) les versements peuvent avoir lieux plus d'un an et demi après l'évènement ! C'est un vrai critère de choix de là où on va demander des sous. Là encore il faut discuter avec les acteurs publics.


en partie (rarement versée à 100 %)
Notre expérience nous montre que c'est extrêmement rare. Si la sub a été votée et que les engagements sont respectés il n'y a aucune raison pour qu'elle ne soit pas versée !


et que le solde n'est versé que lorsque certaines conditions sont remplies (ex : fournir une compta, un compte-rendu, des illustrations de comm' et des tas d'autres trucs bizarres).

Là encore, je trouve plutôt sain que l'acteur public demande un minimum de comptes...


         A quand des mapping parties financées par la Région
         Ile-de-France ? ;)


Quand des gens voudront se charger du TRÈS lourd travail de recherche des subventions et de gestion de la trésorerie et de rédaction des compte-rendus et de... et de...


PS : pour avoir fait partie de ceux qui ont collecté des subventions publiques pour les RMLL 2010 (125.000 euros), je peux dire que c'est un *vrai* boulot qui demande temps et énergie. Beaucoup. Y compris -- et j'irais jusqu'à dire "surtout" -- après. D'ailleurs, le "après" des RMLL 2010 n'est pas encore achevé.

Oui c'est un travail qui peut être assez lourd. Mais là encore il faut bien "choisir" chez qui frapper : certains font vraiment bien leur boulot et font tout pour faciliter la vie d'initiatives comme la notre.
Charles.


Bon courage !



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