Le 21 février 2012 15:08, Christian Rogel <[email protected]> a écrit : > Les techniciens des SIG seront plus à même de justifier l'emploi des outils > OSM > et la collaboration avec des mappeurs bénévoles, si des exemples qui > marchent > leur sont indiqués. > Certains sont dans l'attente d'une valorisation publique de leur travail, > car, ils sont > dans le backoffice (comme l'informatique et les ressources humaines) et > aimeraient beaucoup déployer des outils grand public, du moment que > le coût reste faible.
Si c'est pour montrer des cartes destinées à afficher la disponibilité de certains services, c'est déjà fait (je cite l'exemple de la ville de Rennes OuVerte, avec un carte certes limitée à l'agglomération, développée par des assos en collaboration avec la communauté urbaine). En revanche c'est moins évident de montrer les outils d'analyse et de suivi des différences constatées entre les sources SIG ouvertes et OSM. Pourtant ces outils sont bien là. Et justement si des utilisateurs sont ici et travaillent pour les SIG, ils ont l'occasion d'utiliser les mêmes outils puisque leurs compte-rendus d'analyse peut servir dans les deux sens, même s'ils n'importent pas directement les données d'OSM. Car justement toutes les erreurs ou manques relevés ne sont ps nécessairement dans la base OSM mais dans la base SIG, qui ne demandait qu'à être mise à jour, sans savoir où, et pas avec les petits budgets qu'ils ont pour faire des recherches. Et ils peuvent justement, s'ils sont ici, soit vouloir corriger la base OSM, soit corriger ou compléter le SIG (ou justifier des demandes de budget s'il faut des moyens pour le faire, lorsque de coûteux contrôles officiels sont un préalable, ou pour financer une mission demandée à l'Insee ou à l'IGN ou à réaliser dans un nouveau marché public). Donc pour eux, savoir où il y a des manques, et savoir aussi via OSM ce qui intéresse la population, c'est déjà un progrès qui peut aider à soutenir l'action des SIG avec plus de moyens (ou au minimum en leur conservant leurs moyens, ou en développant de nouvelles collaborations avec d'autres SIG ou d'autres fournisseurs commerciaux des régies publiques qui distillent leurs données avec parcimonie, mais à qui la population comme les politiques veulent pouvoir demander des comptes sur la qualité de leurs services et leur efficacité quant aux services effectivement rendus, surtout s'il y a un contraste entre ce que perçoit la population, et mise à jour partiellement au moins dans la base OSM, et ce que leur rapporte ces fournisseurs de marchés publics). Qui ne s'est jamais plaint par exemple des cartes de couverture pour la téléphonie et l'internet mobile, ou pour les services de télévision câblé ou par fibre? Ou encore d'une carte scolaire inadaptée, de services publics municipaux ou communautaires mal répartis (le fait étant masqué par la surchrge qui de toute façon ne permet de rien voir d'autre), d'un réseau routier accidentogène ou avec des points noirs trop congestionnés de façon imprévue suite à des modifications faites bien ailleurs, d'un réseau de transport qui oublie des quartiers, d'un manque de concurrence dans certaines zones pour les services commerciaux ? Tout ça ce sont des informations perçues par la population, mais pas toujours rendue par les fournisseurs de marchés publics qui montrent des rapports d'activité souvent trop optimistes sur la situation réelle, en dépit des contrôles limités effectués. Et puis même pour un politique qui défend un projet, c'est nettement plus facile s'il dispose d'une carte fiable (surtout si le projet doit comprendre des expropriations ou induire une gêne dans certaines zones). Aujourd'hui les politiques sont plus prudents car ils sont beaucoup plus souvent poursuivis devant les tribunaux (parfois même à titre personnel), parce que des enquêtes publiques ont été insuffisantes ou mal conduites, ou pas là où il aurait fallu les faire. Un manque d'informations vérifiables par d'autres moyens que la seule volonté affirmée des fournisseurs de marchés publics peut avoir des conséquences sérieuses. Une communauté se doit donc de chercher les moyens de rendre son action plus transparente, que ce soit dans les prises de décision, ou dans le suivi et le maintien ou non d'un service public. _______________________________________________ Talk-fr mailing list [email protected] http://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr

