Pour l'Antarctique il y a des tas de montagnes des baies, des coulées de glaciers, des installations, et même des routes virtuelles sur glace particables (on ne passe pas partout), ainsi que des jetées ou points d'amarrage sur les côtes.
Le problème c'est surtout qu'au delà de 80 degrés, on n'a plus d'affichage correct avec une projection plane et cartésienne des coordonnées WGS84. Il faudrait utiliser dans JOSM une imagerie projetée dans une projection sur le plan tangent au pôle (dire adieu aux parallèles rectilignes, ce sont ces cercles) ou seulement entre 60°et 80° une projection conique adaptée (sur plusieurs cônes, entre deux parallèles séparés d'au plus 5 degrés de latitude, voire encore moins si on se rapproche encore plus des pôles, pour limiter les aberrations de formes, d'angles et de distances). Mais a-t-on seulement une imagerie utilisable dans ces projections sur un système WMS ? Il faudrait alors que JOSM fasse lui-même la conversion des images selon ces projections, ou qu'un servie WMS fasse cette conversion à la demande à partie de photos orthophotographiques couvrant de petites zones rectangulaires, si ces photos individuelles mentionnent correctement l'angle de prise de vue et la position du point central et l'orientation vers le Sud de cette prise de vue. Dans Potlatch c'est inutile, cela ne marchera pas pour l'instant. Faute de prise de vue, il faudrait numériser des cartes existantes importées dans une source WMS. Je n'ai aucune idée si on a une base ouverte pour représenter les zones polaires. Ensuite on peut obtenir une carte en projection WGS84, mais elle est de peu d'utilité près des pôles, cette projection donnera des résultats trop aberrants, mais c'est visualisable à condition que l'outil en ligne accepte de l'afficher (il s'arrête à 80 degrés). Pour Clipperton, le tracé sera vite fait avec une carte comme source. Il y a peu de choses à y mettre (trois ou quatre cocotiers, une baie, un sentier à peine visible, quelques restes d'épaves et ruines, une station météo, une ancienne piste aérienne, un viel amarrage, quelques plages de crabes, et le reste d'un volcan, et quelques rochers et bancs de sable à fleur d'eau... c'est un quasi désert, ce qui est intéressant n'est pas sur la terre mais sous l'eau, et ça ne se voit pas avec les photos satellite). Et non il n'y a pas de "route" en tant que tel à Clipperton, qui n'est pas habitée de façon permanente mais juste visitée régulièrement par des missions scientifiques amenées par un navire français (un drapeau est planté symboliquement, mais il ne reste pas pour éviter de polluer, il ne tiendrait pas à la première tempête). On a un drapeau peint uniquement sur un reste de bâtiment de la station météo. Les scientifiques qui y vont étudient les crabes, mais surtout les espèces sous-marines du lagon et l'état du volcan, et recherchent aussi certains insectes, ou les rares oiseaux migrateurs perdus qui viennent y faire une courte halte en évitant les crabes qui pullulent ou qui peuvent s'en nourrir (il y a trop peu de nichage possible). Au centre du lagon, il y a une fosse volcanique très profonde, mais très inamicale : plus on s'enfonce, plus l'eau y est acide. Il y a d'autres lieux plus faciles à étudier pour les fosses volcaniques profondes, et plus accessibles : le déplacement à Clipperton coûte cher, même en partant du Mexique pour le ravitaillement et l'eau (il n'y a pas d'eau potable sur place). Le 18 avril 2012 21:41, Jocelyn Jaubert <[email protected]> a écrit : > C'est vrai qu'il manque les Terres australes et antarctiques françaises > et l’île de Clipperton, mais je ne sais même pas si on a des routes > mappées là bas :) _______________________________________________ Talk-fr mailing list [email protected] http://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr

