Note: Toutes les cartes graphiques modernes savent traiter très efficacement en quai temps réel les transformations en coordonnées homogènes (matrices 4x4) pour le rendu simple de scènes 3D et l'application des textures sur des facettes triangulaires planes (par des techniques dites de "mipmapping").
Les plus récentes savent aussi travailler aussi en quadi-temps réel avec plus de dimensions (5 ou 6) avec des splines quadratiques ou cubiques. L'orthorectification des photos aériennes n'ont plus qu'à se servir de ces techniques très efficaces, prises en charge largement par des accélérations matérielles à base de GPU (même si en leur absence on peut le faire par logiciel uniquement par le CPU, mais dans un temps de traitement beaucoup plus long car non parallélisé) : - avec des transformées 4x4 on corrige complètement l'effet lié à la seule perspective. - avec des transformées 5x5 ou 6x6, on corrige en plus les effets « œil de poisson » des objectifs de prise de vue (même quand la prise de vue ne se fait pas en grand angle, car il y a un effet déformant perceptible lié à l'optique et la nécessité de focaliser l'image sur le capteur généralement plan), et on atténue très largement aussi les discontinuités qui apparaissent aux bordures des facettes de triangulation et qui augmentent sensiblement quand on en sort en bordure de l'image source, là où on ne dispose pas de points de référence. Dans les deux cas, cela évitera alors de voir ce qu'on constate sur les images dites "orthorectifiées" en haute résolution (décimétrique ou meilleures) avec des décalages dépassant pourtant encore les 10 mètres par endroit (trop loin des points de référence), afin de ne plus avoir que des décalages du même ordre de grandeur que la haute résolution des images. Mais la condition essentielle est de ne pas se contenter des seules photos et de leur géoréférencement (en longitude et latitude) mais de leur adjoindre aussi les données altimétriques dans la zone couverte par l'image (les données altimétriques ont une densité de points de mesure souvent bien plus élevée que celle des points géodésiques : regardez les courbes de niveau qu'on trouve sur nombre de cartes), ce qui permet d'augmenter sensiblement le nombre de points de référence dérivés, et de réduire la surface des facettes de triangulation. Si on a un grand nombre de facettes de triangulation, les transformées 5x5 ou 6x6 à base de splines peuvent être évitées (avec un calcul plus rapide) et les transformées 4x4 seront souvent suffisantes (pour malgré tout tenir compte de la perspective inévitable), car l'effet « œil de poisson » est déjà pris en compte par cette triangulation plus fine (que cela vienne des objectifs de prise de vue ou que cela vienne d'opérations déjà réalisées d'orthorectifications incomplètes mais dont on n'a pas les détails pour les renverser, ou d'opérations déjà réalisées pour produire l'assemblage des photos). _______________________________________________ Talk-fr mailing list [email protected] http://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr

