Le 11 avril 2013 18:52, Pieren <[email protected]> a écrit : > Ces questions, les ONG se les posent à chaque conflit et s'adaptent en > fonction des circonstances locales.. > Concernant OSM, les zones touchées ont rarement accès à internet. > Internet n'est pas nécessaire pour utiliser la cartographie, même en ligne. Justement les cartes basées sur OSM peuvent être reproduites facilement, et à moindre coût par d'autres moyens.
Mais concernant les ONG intervenant en zones de conflits, elles ont toutes accès des moyens de communication moderne, même si la population desservie n'en dispose pas ou plus. Et puis il ne faut pas oublier le pouvoir important des diasporas de plus en plus dispersées dans le monde et issues des communautés aujjourd'hui localement entrainées dans des conflits. La majeure partie de ces diaspora ne se laissera pas entraîner et résistera à la propagande locale. Le risque est plutôt ailleurs, là où on assiste à une concentration excessive de l'information aux mains des plus puissants médias, quand leur multiplicité et leur concurrence n'est plus saine, et quand l'information devenue trop chère passe sous le contrôle de plus en plus restreint de quelques élites qui auront pris soin de justement rester hors d'atteinte des conflits locaux qu'elles ont pu entraîner par leurs mensonges ou leurs dissimulations. Là encore l'a liberté d'accès à l'information partagée rééquilibre les choses (en partie, ne nous faisons pas d'illusion non plus, car il faut souvent aussi d'autres moyens d'action, parfois la révolte est nécessaire !) et évite cette trop grande concentration créant de nouveaux pouvoirs excessifs et générateurs de nouveaux abus. Ceux qui savent sont en meilleur état pour négocier, et ceux qui ont de plus gros pouvoirs sont obligés de lâcher quelquechose et de faire de réelles négociations sans imposer nécessairement leur seul intérêt.
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