CEs auteurs confondent la mission d'OSM, faire une base de données, et de"s
éléments qui ne sont pas directement sa mission : fournir un service
cartographique. C'est justement l'intérêt d'OSM que de proposer un libre
choix de fouirnisseurs de services. Les services d'OSM ne sont réellement
destinées qu'aux contributeurs et utilisateurs occosionnels. Pour le reste
OSM fournit de nombreuses références à des fournisseurs de service.

L'auteur de l'article aussi confond ses propres besoins et critères de
"qualité" avec les besoins généraux de rapprochement selon les sources. Il
critique le manque de qualité, mais il pourrait faire les mêmes remarques
de défauts de complétenude et différences de précision ausi chez n'importe
quel autre founisseurs de données cartographiques, même "officiels". Car en
fin de compte (libre ou pas,n y compris lui-même) tout le monde essaye
d'essaye de faire de don mieux pour avoir le plus de renseignements
possibles, mais aucun n'y arrive tout seul: c'est pour ça qu'on a besoin de
collaboration, d'échanges libres de données et de corrections incrémentales
permettant à chacune de converger dans un but commun.

Google est ce qu'il voudrait utiliser en fin de compte par "pragmatisme",
mais il veut ignorer le fait qu'il s'en remet à un seul fournisseur (qui
n'aura pas de problème de cohérence puisqu'il maitrise tout et décide de
tout, y compris de ne pas publier des données pourtant disponibles et
vérifiables) juste parce qu'il a jugé que sa propre source était meilleure
pour lui et convenait mieux à ses utilisateurs selon ses propres choix
(mais maintenant de plus en plus en fonction de ses critères commerciaux,
ce qui lui permet de sélectionner les utilisateurs qui verront certaines
informations et en exclure d'autres, en leur proposant même des données
qu'ils ne cherchaient pas en remplacement de ce qu'ils cherchaient.

OSM est là pour inciter la collaboration non seulement des utilisateurs
individuels mais aussi des sources. Comme chacune n'arrive pas à atteindre
ses objectifs, la collaboration permet d'aller plus vite dans cette
convergence. Et il faut bien reconnaitre qu'OSM a réussi à coordonnéer des
millions d'utilisateurs, mais pas toujours sans heurts (et c'est inévitable
vu le nombre de contributeurs).

On pourrait dire la même chose d'OSM ou des réseaux sociaux: impossible
qu'ils soient parfaits et couvrent tous les besoins. OSM ne sera jamais
terminé car le monde évolue en permanence et plus on met de détails et plus
les corrections à faire et suivre deviennent nombreuses.

Il milite pour un "fork" du projet: aulieu d'avoir une source coordonnées
on en a deux et au final cela ne fait que ralentir la convergence.

Une célèbre série de cartoons américains montre deux personnages qui
critiquent la multiplicité des standards et normes: 15 normes existantes et
l'un d'eux lance l'idée : créons une super norme qui réunira tout avec une
interface unifiée. Peu de temps après au lieu de faire diaparaitre les 15
normes, on en a une de plus car la nouvelle ne suit pas les évolutions des
15 autres. Bref on a 16 normes. C'est l'effet des forks. Certains s'y sont
essayés et au final les fork d'OSM en tentant de mélanger les objectifs ont
abouti à des échecs.

Le but d'OSM n'est donc pas de fournir un service cartographique mais juste
de permettre d'en monter autant qu'on veut. Son objectif reste sa base de
données. Et sinon on a un large choix de fournisseurs de services. Et OSM
n'oblige personne à utiliser uniquement ses données : si un besoin
particulier demande d'utiliser d'autres données ou d'autres critères de
qualité non retenus ou soutenus par la communauté actuelle, à lui de créer
sa base de données pour ajouter ce qui manque ou filtrer ce qui ne lui
plait pas.

Bref ce n'est pas OSM qu'il faut critiquer mais le manque d'outils de
veille qualité facilitant la convergence et mesurer les écarts des sources.
La communauté en développe beaucoup, mais Google n'en fournit strictement
aucun: il veut s'imposer en s'imposant lui-même comme seul standard et il
l'utilise pour fabriquer une image du monde qui ne vise qu'à ses propres
projets commerciaux. Google ne garantit pas non plus que son service sera
pérenne, et en tant que fournisseur de services il n'arrête pas de les
changer, d'en créer et d'en arrêter d'autres, et changer les conditions
d'accès (et aussi les tarifs).

Ce qui est pourtant bien dans OSM c'est que chacun est très libre
d'expérimenter (m^me au sein de sa base de données) et développer les
services qu'il veut selon ses propres critères. Et on n'est pas obligé non
plus de fusionner toutes les données avec celles d'OSM si on a d'autres
préférences. On peut aussi choisir des prestataires commerciaux si on veut
un certain niveau de qualité de service, et librement intégrer seulement
une partie des donénes qu'on maitrise mais en faisant globalement confiance
à une communauté active de millions d'utilisateurs et de milliers de
sources libres qu'on peut aussi comparer.

Et en fait ce n'est pas différent de la cartographie traditionnelle: on
pouvait choisir sa carte, on le peut toujours dans OSM, on ne le peut pas
chez Google où rien n'est stable et reproductible (ce qui fait que Google
ne peut pas être une norme puisqu'il ne met d'accord personne sauf
lui-même).


Le 9 avril 2018 à 13:43, Nicolas Bétheuil <nbethe...@free.fr> a écrit :

> Bonjour,
>
> Ce n'est pas pour déclencher ici une polémique ou un troll velu mais
> plus pour partager un point de vue, au cas où cette article n'est pas
> remonté dans votre veille
>
> https://www.killiankemps.fr/fr/blog/faut-il-un-nouveau-openstreetmap
>
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