Voil� en plein ce que je voulais dire.
 
Vous me direz "que faire d'autre"?
 
Honn�tement,je ne sais pas.
 
C.
Title: Cyberpresse | Urgentologues et omnipraticiens � couteaux tir�s
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Le mardi 24 septembre 2002

Urgentologues et omnipraticiens � couteaux tir�s


Alexandre Sirois
La Presse

Photo Alain Roberge

Les Docteurs Luc Besette et Christian Hobden

La sortie des urgentologues qui cherchent � cr�er leur propre syndicat a irrit� les repr�sentants des omnipraticiens, qui estiment qu'un front commun des m�decins est plus que n�cessaire face aux r�centes initiatives de Qu�bec.

��a donne l'impression que ce sont des docteurs qui font de la chicane pour faire de la chicane alors que les enjeux sont beaucoup plus importants que �a. Ils tournent autour des relations de l'�tat avec ses professionnels, ses ressources et avec la fa�on dont on g�re les gens dans le r�seau de la sant�, a d�clar� le porte-parole de la F�d�ration des m�decins omnipraticiens du Qu�bec (FMOQ), Jean Rodrigue.

La FMOQ a �t� prise � partie par une poign�e d'urgentologues qui, en conf�rence de presse, ont affirm� hier que les m�decins qui pratiquent aux urgences sur le territoire qu�b�cois pourraient �tre en meilleure posture pour n�gocier des meilleures conditions de travail avec le gouvernement du Qu�bec avec un syndicat distinct.

Le porte-parole de la FMOQ a reproch� aux urgentologues dissidents de cr�er une diversion qui pourrait desservir l'ensemble de la profession. �C'est �norme ce que le gouvernement a fait avec la loi d'exception (qui force les m�decins � couvrir tous les quarts de garde dans les urgences du Qu�bec) et ce qu'il s'appr�te � faire en termes de modifications l�gislatives. Et on ram�ne �a � un niveau de r�mun�ration des m�decins dans les salles d'urgence! C'est une diversion�, a-t-il d�clar�.

�On comprend l'exasp�ration des m�decins des salles d'urgence qui sont les premiers vis�s par la loi sp�ciale du gouvernement. On reconna�t que plusieurs salles d'urgence manquent de ressources et qu'il y a lieu de revoir certaines conditions d'exercice et de r�mun�ration dans les urgences. Mais ceci �tant dit, on pense que ce travail-l� peut et devrait se faire � l'int�rieur de la F�d�ration des m�decins omnipraticiens du Qu�bec�, a ajout� le Dr Rodrigue.

Il a donc tendu la main � ceux qui ont critiqu� sa f�d�ration. �Plus que jamais dans le courant des prochaines semaines on va devoir pr�senter un front commun et on va inviter les m�decins d'urgence � ce qu'on taise des revendications que nous pourrions avoir les uns envers les autres pour vraiment cibler le plus grand danger vis-�-vis la profession m�dicale, qui est l'intention du minist�re de conscrire tous les m�decins de la province du Qu�bec�, a-t-il dit.

Un peu plus t�t dans la journ�e, trois urgentologues avaient rencontr� les m�dias dans un auditorium de l'h�pital Saint-Luc, pour r�p�ter le message rapport� notamment par La Presse la veille: ils estiment que la FMOQ est en partie responsable de la crise actuelle et que seul un nouveau syndicat repr�sentant les m�decins d'urgence pourra y trouver des solutions.

�Nous avons fait le pari que les m�decins d'urgence eux-m�mes (...) arriveront � �tre des interlocuteurs cr�dibles et valables pour le ministre de la Sant� pour arriver � r�gler une grande partie des probl�mes des urgences du Qu�bec�, a d�clar� l'un des fondateurs du Regroupement des m�decins d'urgence du Qu�bec (REMUQ), Christian Hobden.

Chef du d�partement des urgences de la Cit� de la Sant� de Laval, le Dr Hobden a affirm� que son regroupement saura �d�fendre les int�r�ts professionnels et scientifiques des tous les m�decins qui exercent dans les urgences hospitali�res�, mais surtout n�gocier des conditions d'exercices qui permettent la r�tention des m�decins aux urgences. �On se pr�sente ici comme des ameneurs de solutions�, a-t-il dit.

Le Dr Hobden a affirm� que son regroupement souhaite travailler en partenariat avec le ministre de la Sant�, le comit� d'experts du Centre de coordination national des urgences, mais aussi avec les f�d�rations des omnipraticiens et des sp�cialistes. �Je ne ram�nerai pas la question des urgences, une question aussi importante pour notre soci�t� et notre filet de s�curit� sociosanitaire, � une histoire de bisbille entre les docteurs ou une histoire d'argent�, a-t-il lanc�. Les repr�sentants du nouveau regroupement sont toutefois demeur�s tr�s discrets quant � leur repr�sentativit�. Ils ont reconnu que leur mouvement �tait �petit�, m�me s'il a l'appui moral de l'Association des m�decins d'urgence du Qu�bec (qui comprend plus de 500 membres) et du pr�sident de l'Association des jeunes m�decins du Qu�bec.

Par ailleurs, un des m�decins fondateurs du REMUQ, Sylvain Simard, a fait savoir qu'il avait l'intention de contester devant les tribunaux son assignation pour un quart de garde � l'h�pital de Jonqui�re. Ce n'est pas la premi�re fois que ce m�decin se dit irrit� par la loi d'exception. Il avait m�me remis sa d�mission comme chef des urgences de l'h�pital d'Alma pour protester contre la l�gislation controvers�e.

Le pr�sident de la FMOQ, Renald Dutil, a affirm� de son c�t� trouver �curieux� que les m�decins dissidents aient annonc� qu'ils �taient appuy�s par trois �minents urgentologues... qui sont �galement conseillers du ministre Legault. M. Duteil a fait cette d�claration en marge de la rencontre d'information qui a �uni un millier d'omnipraticiens hier � l'h�tel Bonaventure, � Montr�al.

S'agit-il du mouvement de dissidence t�l�guid� par Qu�bec, lui ont demand� les journalistes? �Je vous laisse tirer vos conclusions�, a r�pondu le pr�sident, qui a �galement tenu � minimiser la crise. �On n'a pas vu la liste de ceux qu'ils pr�tendent repr�senter, mais disons qu'ils ont obtenu 100 ou 150 signatures. C'est marginal, sachant qu'il y a 1800 urgentologues au Qu�bec.�



 



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