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Les
familles des d�ficients intellectuels attendent encore six
millions
C'est
arriv� un 25 septembre
Calendrier
du 25 septembre
Les
gr�ves dans les services de sant� se poursuivent dans l'Ouest
Le
dopage ne doit pas �tre plus sanctionn� que les actes antisportifs
Qu�bec
annonce ses orientations
Il
emprunte le cellulaire du kamikaze pour avertir la police
Mise
en garde contre le m�dicament Lioresal
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Le mardi 24 septembre
2002 |
Urgentologues et omnipraticiens �
couteaux tir�s
Alexandre
Sirois La Presse
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Photo Alain Roberge |
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Les Docteurs Luc Besette et Christian Hobden |
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La sortie des
urgentologues qui cherchent � cr�er leur propre syndicat a irrit� les
repr�sentants des omnipraticiens, qui estiment qu'un front commun des
m�decins est plus que n�cessaire face aux r�centes initiatives de Qu�bec.
��a donne l'impression que ce sont des
docteurs qui font de la chicane pour faire de la chicane alors que les
enjeux sont beaucoup plus importants que �a. Ils tournent autour des
relations de l'�tat avec ses professionnels, ses ressources et avec la
fa�on dont on g�re les gens dans le r�seau de la sant�, a d�clar� le
porte-parole de la F�d�ration des m�decins omnipraticiens du Qu�bec
(FMOQ), Jean Rodrigue.
La FMOQ a �t� prise � partie par une poign�e
d'urgentologues qui, en conf�rence de presse, ont affirm� hier que les
m�decins qui pratiquent aux urgences sur le territoire qu�b�cois
pourraient �tre en meilleure posture pour n�gocier des meilleures
conditions de travail avec le gouvernement du Qu�bec avec un syndicat
distinct.
Le porte-parole de la FMOQ a reproch� aux urgentologues
dissidents de cr�er une diversion qui pourrait desservir l'ensemble de la
profession. �C'est �norme ce que le gouvernement a fait avec la loi
d'exception (qui force les m�decins � couvrir tous les quarts de garde
dans les urgences du Qu�bec) et ce qu'il s'appr�te � faire en termes de
modifications l�gislatives. Et on ram�ne �a � un niveau de r�mun�ration
des m�decins dans les salles d'urgence! C'est une diversion�, a-t-il
d�clar�.
�On comprend l'exasp�ration des m�decins des salles
d'urgence qui sont les premiers vis�s par la loi sp�ciale du gouvernement.
On reconna�t que plusieurs salles d'urgence manquent de ressources et
qu'il y a lieu de revoir certaines conditions d'exercice et de
r�mun�ration dans les urgences. Mais ceci �tant dit, on pense que ce
travail-l� peut et devrait se faire � l'int�rieur de la F�d�ration des
m�decins omnipraticiens du Qu�bec�, a ajout� le Dr
Rodrigue.
Il a donc tendu la main � ceux qui ont
critiqu� sa f�d�ration. �Plus que jamais dans le courant des prochaines
semaines on va devoir pr�senter un front commun et on va inviter les
m�decins d'urgence � ce qu'on taise des revendications que nous pourrions
avoir les uns envers les autres pour vraiment cibler le plus grand danger
vis-�-vis la profession m�dicale, qui est l'intention du minist�re de
conscrire tous les m�decins de la province du Qu�bec�, a-t-il
dit.
Un peu plus t�t dans la journ�e, trois urgentologues avaient
rencontr� les m�dias dans un auditorium de l'h�pital Saint-Luc, pour
r�p�ter le message rapport� notamment par La Presse la veille: ils
estiment que la FMOQ est en partie responsable de la crise actuelle et que
seul un nouveau syndicat repr�sentant les m�decins d'urgence pourra y
trouver des solutions.
�Nous avons fait le pari que les m�decins
d'urgence eux-m�mes (...) arriveront � �tre des interlocuteurs cr�dibles
et valables pour le ministre de la Sant� pour arriver � r�gler une grande
partie des probl�mes des urgences du Qu�bec�, a d�clar� l'un des
fondateurs du Regroupement des m�decins d'urgence du Qu�bec (REMUQ),
Christian Hobden.
Chef du d�partement des urgences de la Cit� de la
Sant� de Laval, le Dr Hobden a affirm� que son regroupement
saura �d�fendre les int�r�ts professionnels et scientifiques des tous les
m�decins qui exercent dans les urgences hospitali�res�, mais surtout
n�gocier des conditions d'exercices qui permettent la r�tention des
m�decins aux urgences. �On se pr�sente ici comme des ameneurs de
solutions�, a-t-il dit.
Le Dr Hobden a affirm� que son
regroupement souhaite travailler en partenariat avec le ministre de la
Sant�, le comit� d'experts du Centre de coordination national des
urgences, mais aussi avec les f�d�rations des omnipraticiens et des
sp�cialistes. �Je ne ram�nerai pas la question des urgences, une question
aussi importante pour notre soci�t� et notre filet de s�curit�
sociosanitaire, � une histoire de bisbille entre les docteurs ou une
histoire d'argent�, a-t-il lanc�. Les repr�sentants du nouveau
regroupement sont toutefois demeur�s tr�s discrets quant � leur
repr�sentativit�. Ils ont reconnu que leur mouvement �tait �petit�, m�me
s'il a l'appui moral de l'Association des m�decins d'urgence du Qu�bec
(qui comprend plus de 500 membres) et du pr�sident de l'Association des
jeunes m�decins du Qu�bec.
Par ailleurs, un des m�decins fondateurs
du REMUQ, Sylvain Simard, a fait savoir qu'il avait l'intention de
contester devant les tribunaux son assignation pour un quart de garde �
l'h�pital de Jonqui�re. Ce n'est pas la premi�re fois que ce m�decin se
dit irrit� par la loi d'exception. Il avait m�me remis sa d�mission comme
chef des urgences de l'h�pital d'Alma pour protester contre la l�gislation
controvers�e.
Le pr�sident de la FMOQ, Renald Dutil, a affirm� de
son c�t� trouver �curieux� que les m�decins dissidents aient annonc�
qu'ils �taient appuy�s par trois �minents urgentologues... qui sont
�galement conseillers du ministre Legault. M. Duteil a fait cette
d�claration en marge de la rencontre d'information qui a �uni un millier
d'omnipraticiens hier � l'h�tel Bonaventure, � Montr�al.
S'agit-il
du mouvement de dissidence t�l�guid� par Qu�bec, lui ont demand� les
journalistes? �Je vous laisse tirer vos conclusions�, a r�pondu le
pr�sident, qui a �galement tenu � minimiser la crise. �On n'a pas vu la
liste de ceux qu'ils pr�tendent repr�senter, mais disons qu'ils ont obtenu
100 ou 150 signatures. C'est marginal, sachant qu'il y a 1800
urgentologues au Qu�bec.�
;) ;) ;)
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