J'attendais avec impatience un message comme celui de Bernard.
Effectivement j'ai l'impression que les sp�cialistes vont tenter de r�gler
leurs probl�mes en partie sur le dos de l'urgence i.e. sur NOTRE dos, avec
les probl�mes de surcharge l�gale, physique etc... Cette situation ne mettra
pas n�cessairement la pression directement o� cela est n�cessaire.  M�me si
ils veulent "faire sauter le syst�me", le syst�me en question n'est pas
l'urgence... Et dans plusieurs urgences fragiles, le tord risque d'�tre
irr�parable.  Les sp�cialistes peuvent avoir des r�criminations et �tre
insatisfaits.  D'accord � �tre contre la loi 142.  Mais pas d'accord que la
gr�ve du z�le rime souvent avec : ils s'arrangeront � l'urgence...d�lais
�tage, d�lais radiologie, diminution externe, refus de transfert direct en
sp�cialit�...etc Allez � l'urgence !

Si les sp�cialistes veulent notre appuie, ils ne faudrait pas qu'ils nous
d�charges leur merde sur la t�te.  S'ils ne veulent pas notre appuie et se
foutent des cons�quences sur l'urgence et sur la s�curit� m�me des patients,
J'ai un s�rieux probl�me d'�thique avec leur d�marche et leur relation avec
nous.

Y a-t-il eu un rapprochement entre le ReMUQ et la FMSQ ? Il serait peut �tre
int�ressant de concerter ses efforts.

Fran�ois Parent, MD, CMFC-(mu), FCMF
Urgentologue CHRTR
731 Ste-Julie,Trois-Rivi�res
Qu�bec, G9A-1Y1
T�l: 819-697-3333
Courriel: [EMAIL PROTECTED]

----- Original Message -----
From: "perdriole" <[EMAIL PROTECTED]>
To: "URG-L Mailing List" <[EMAIL PROTECTED]>
Sent: Monday, December 16, 2002 6:20 PM
Subject: URG-L: situation dans les urgences/mesures de pression des
sp�cialistes


Je suis �tonn� que la liste soit plus occup� � publier les attaques du
ReMUQ contre la FMOQ qu'� partager des id�es constructives...

Le but de mon message est d'�valuer comment se vivent dans les autres
urgences les mesures de pression des sp�cialistes.

Vous allez dire que HMR est TOUJOURS d�bord� et que cela n'a pas de
rapport, mais ce n'est pas comme d'habitude, c'est pire. La radiologie
a beaucoup diminu� son d�bit et les patients attendent pour avoir leur
cong� sur les �tages. Nous avons atteint le point de saturation
maximale jeudi dernier, (3 jours apr�s le d�but des mesures de
pression), puis accalmie relative en fin de semaine (relative car il y
avait moins de patients � l'urgence, mais proportionnellement il y
avait encore moins d'infirmi�res), mais d�s ce matin nous sommes �
nouveau satur�s: 95 patients sur civi�re, 40 patients de plus de 48
heures, 61 demandes d'admission en attente..... et 9 patients � coucher
sans aucune place � leur offrir.... La moiti� des salles d'examen est
en plus occup�e par des patients sur civi�re....

Cette situation est DANGEREUSE, et bien que les revendications des
sp�cialistes concernant les conditions de travail soient tout � fait
justes, l'horreur (annonc�e et maintenant r�elle) pour les urgences me
semble une condition intenable. Qui va se retrouver en cour pour le
premier d�c�s �vitable? C'est nous, pas les radiologistes ou les autres.

Comment vivez-vous �a ailleurs? Notre-Dame? Sacr�-Coeur? Quelles
pressions exercez-vous? Ou bien alors comment gardez-vous votre calme
et comment supportez-vous vos troupes??

Bernard Mathieu, MD
HMR
--- URG-L
Pour modifier votre adresse de courriel sur URG-L, envoyez un avis a
[EMAIL PROTECTED] en indiquant votre nouvelle adresse ainsi
que l'ancienne et le nom de la liste.

--- URG-L
Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([EMAIL PROTECTED]) 
avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).


Répondre à