C'est maintenant un fait établi que les quinolones peuvent entraîner des convulsions.Mais j'avoue que je ne sais pas trop quoi faire avec ça.L'histoire de convulsions passées ou d'épilepsie est-elle pour vous une contre-indication relative suffisamment importante pour que vous vous absteniez carrément d'en prescrire ,ou bien avertissez-vous simplement le patient du risque?Et ce risque,quel est-il?A-t-on suffisamment de recul là-dessus pour que la survenue desdites convulsions soit plus qu'anecdotique?
 
J'ai vu une dame l'autre jour,déficiente intellectuelle et épileptique,sous phénobarbital,pour infection urinaire haute.Je l'ai TX avec Cipro ,meilleur choix dans les circonstances...Mais j'ai hésité.Ce que je n'aurais pas fait il y a quelques mois,lorsque j'ignorais que les quinolones étaient associées à ce genre de risque.Je suis devenue prudente p.c. que j'ai eu un cas de convulsion associé aux quinolones...mais est-ce une prudence mal placée?Un biais découlant d'une expérience personnelle?
 
Doit-on prendre ce risque en considération alors qu'on en ignore plein d'autres assez superbement:colite pseudomembraneuse,hépatite fulminante,Steven-Johnson,etc,etc.Il n'y a qu'à lire la liste des effets secondaires potentiels du CPS pour s'en convaincre...Alors les convulsions...à prendre en considération ou non? Les antécédents d'épilepsie ou de convulsion ne sont pas inscrits comme des contre-indications dans le CPS.
 
C.

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