Non ce sont bien des céphalées groupées selon ce lyonnais.. http://www.michel-gross.ch/symmig.html Article SYMPATHIQUE THORACIQUE ET MIGRAINES
Remarques anatomiques par J.P.H. Neidhardt, Lyon . LES MIGRAINES ET SYNDROMES APPARENTES On peut distinguer (1) : Les migraines simples, crise d’hémicrânie pulsatile, accompagnée d’une vasodilatation des vaisseaux méningés, c’est-à-dire du territoire carotidien externe. Les migraines " accompagnées " : la migraine ophtalmique en est un cas particulier, avec son scotome scintillant précédant la poussée douloureuse ; elle est parfois accompagnée d’un syndrome de Claude Bernard Horner (CBH), ce qui peut sembler paradoxal. D’autres crises s’accompagnent de paresthésie, d’aphasie, de perturbations somatognosiques, évoquant une vaso-constriction du territoire carotidien interne. Les migraines avec troubles durables, en particulier ophtalmoplégies, peuvent être liées à une vasoconstriction durable entraînant au niveau du siphon carotidien, une ischémie des nerfs occulo-moteurs. On voit là une intrication de phénomènes de vasodilatation en territoire carotidien externe (face, méninges ) et de vasoconstriction en territoire nerveux. Ces constatations paradoxales ont été appuyées sur des données rhéologiques et en particulier par le Doppler transcrânien, mais elles ont été par ailleurs contestées. (8). Les "crises de céphalées groupées " (ou cluster headaches) peuvent être rapprochées des états migraineux : crises quotidiennes groupées en période de quelques semaines à quelques mois : là encore elles peuvent s’accompagner d’un syndrome de CBH. Les algies vasculaires de la face, à bien différencier des névralgies du trijumeau ; ces crises peuvent être groupées, comme dans le cas précédent ; leur territoire est situé plus bas, orbito-malaire et maxillaire, avec troubles vasomoteurs et sécrétoires : rougeur de la face, larmoiements, rhinorrhée, parfois là encore syndrome de CBH plus ou moins fruste. RAPPEL DE LA DISPOSITION GENERALE DES SYSTEMES NEURO-VEGETATIFS ET PARASYMPATHIQUES Ce sont des chaînes à deux neurones et un relais. Ces systèmes comportent des centres intranévraxiques, crâniens et médullaires ; de ceux-là naissent les fibres préganglionnaires qui relaient dans un ganglion d’où partent les fibres postganglionnaires allant jusqu’à l’effecteur. Le relais est en principe à distance de l’effecteur pour le système sympathique, proche de lui pour le parasympathique. Les médiateurs chimiques sont l’acétylcholine, la noradrénaline et un certain nombre de peptides à action vasomotrice. Classiquement, le parasympathique a pour principal médiateur l’acétylcholine, le sympathique est cholinergique au niveau du neurone préganglionnaire, adrénergique au niveau du neurone postganglionnaire mais il y a des fibres cholinergiques. Pour le système sympathique le relais peut se situer dans les ganglions du tronc sympathique ou chaîne caténaire appelée aussi ganglions paravertébraux : c’est le cas pour les voies destinées aux membres et aux parois du tronc. Il peut se faire également dans les ganglions situés à distance comme il en existe sur le plexus cœliaque par exemple, et que l’on appellera prévertébraux. Au cours de l’embryologie, la correspondance s’efface en grande partie entre la métamérisation des myélomères et celle des ganglions du tronc sympathique. Certaines fibres préganglionnaires peuvent alors emprunter la chaîne sympathique elle-même, soit dans le sens crânial, soit dans le sens caudal pour gagner les ganglions correspondants. DISPOSITION DU SYSTEME SYMPATHIQUE Les centres sympathiques sont en effet concentrés dans la moelle thoracique correspondant aux myélomères. C8 à L2.Ce regroupement du sympathique névraxique au niveau thoracique ne correspond plus à la métamérisation plus ou moins conservée du tronc sympathique lui-même, d’où les trajets apparemment détournés signalés plus haut. Si nous suivons la disposition des centres sympathiques dans le sens crânio-caudal, on voit se succéder dans le tractus intermédiolatéral de la moelle les centres suivants : C8 TH1 : c’est le centre iridomoteur ou ciliospinal de Budge, où se trouvent les neurones préganglionnaires qui vont commander la mydriase, mais également agir sur le tonus des expansions aponévrotiques du système de Tenon qui contiennent des muscles lisses, comme la paupière supérieure. C’est ce système qui doit être épargné sous peine de syndrome de CBH. Rappelons sa disposition : les neurones préganglionnaires sortent avec les racines motrices ou antérieures en C8 à TH1, gagnent par des rameaux communicants blancs myélinisés, le ganglion stellaire qu’ils ne font que traverser pour remonter jusqu’au ganglion sympathique cervical supérieur, formation lancéolée située sous la base du crâne et dont le pôle supérieur, véritable sommet du tronc sympathique, se trouve à proximité du trou carotidien. Après relais dans ce ganglion, les fibres postganglionnaires gagnent l’œil en suivant d’abord l’artère carotide interne, puis le nerf nasal (branche du V- 1), avant d’aborder l’œil par les nerfs ciliaires longs. D’autres rameaux suivent l’artère ophtalmique puis s’intègrent aux nerfs ciliaires cours sans faire relais dans le ganglion parasympathique qu’est le ganglion ciliaire. Une partie de ces fibres est vasomotrice : les autres agissent sur le corps ciliaire, les muscles dilatateurs de l’iris et règlent la tension des expansions aponévrotiques de Tenon qui s’opposent au tonus rétractile de la double sangle des droits oculaires ; ces derniers tendent à enfoncer l’œil dans l’orbite ; ainsi s’explique le syndrome de CBH avec ses troubles de l’accommodation, sa mydriase, l’énophtalmie qui elle-même entraîne le ptosis ; celui-ci est accentué par la perte du tonus de la paupière supérieure qui se déplisse au devant de l’œil rétracté. Il est certes paradoxal de voir le syndrome de CBH accompagner certaines crises de migraines et de vouloir guérir ces migraines par la suppression du tonus nerveux sympathique qui risque de l’aggraver. Il est possible que ces signes paradoxaux en apparence, de même que l’opthalmoplégie de certaines formes accompagnées, puissent justement s’expliquer par la vasoconstriction des éléments sympathiques distaux de même que celle des nerfs oculomoteurs au niveau du sinus caverneux. Faut-il rappeler que les tentatives faites par Jaboulay au début de ce siècle par stellectomie ou sympathectomie cervicale avaient pour but de lutter contre l’exophtalmie de la maladie de Basedow. Les troubles de l’accommodation étaient à l’époque considérés comme secondaires et tout à fait acceptables. Sous le centre iridomoteur nous allons trouver le centre régulateur de la vasomotricité encéphalique et méningée dont les fibres préganglionnaires vont gagner le ganglion stellaire par les rameaux communicants blancs des racines TH2 et TH3 et relayer dans le ganglion sympathique cervical supérieur : disposition comparable à la précédente, désignant les ganglions sympathique TH2 (Onieff) et TH3, ou leurs rameaux communicants blancs comme la cible spécifique des interventions antimigraineuses. Les variations à ce niveau sont assez nombreuses : les fibres peuvent parfois prendre un aspect plexiforme, tapissant la face antérieure du col de la deuxième côte qu’il est recommandé de dénuder pour ne pas laisser échapper des rameaux que l’on pourrait comparer aux branches " criminelles " des vagotomies. Le risque de syndrome de CBH n’est pas exclu malgré les techniques les plus minutieuses car il arrive que le deuxième ganglion thoracique soit plus ou moins fusionné avec ce ganglion commun qu’on appelle stellaire. De TH2 à TH5, donc sur une plus grande hauteur, se trouvent les centres sympathiques régulateurs de la vasomotricité, de la sudation et de l’horripilation des membres supérieurs. Les fibres préganglionnaires passent par les rameaux communicants blancs, gagnant la chaîne sympathique elles y font relais dans les ganglions paravertébraux et ressortent par les rameaux communicants gris pour gagner les racines du plexus brachial et le membre supérieur. Les fibres préganglionnaires myélinisées mesurent 3 cm et sont amyéliniques (rameaux communicants gris), très fines (0.3 à 1.5 c ) à conduction lente (2mètres/seconde) . Elles sont surtout adrénergiques mais il existe aussi des fibres sudorales et des fibres vasomotrices, en particulier celles qui innervent les vaisseaux qui sont cholinergiques. Décalés vers le bas nous trouvons ensuite les centres broncho-pulmonaires (TH3, TH5), les centres entéroinhibiteurs (TH8, L1), le centre colo-inihibiteur et le centre de la contention vésicale qui ferme le sphincter et relâche le détrusor. Pour nous résumer sur la position propre du sympathique à destinée céphalique et faciale : Les centres sont étroitement limités, jouxtant en haut le centre cilio-spinal dont il faut respecter les connexions. Les rameaux communicants blancs (TH2, TH3) où les ganglions correspondants sont la partie chirurgicale du dispositif ainsi que les fibres qui peuvent rester extraganglionnaires et cheminer à la face antérieure du col des deuxième et troisième côtes. Les fibres préganglionnaires remontent tout le tronc sympathique cervical pour faire relais au ganglion sympathique cervical supérieur, mêlé aux fibres de l’iridomotricité le sympathique cervical a perdu sa métamérisation primitive ne présentant plus que 3 ganglions classiques : supérieur, moyen inconstant, et inférieur, fusion des derniers ganglions cervicaux et du premier, voire deuxième thoracique ; par ses nombreuses connexions avec les troncs du plexus brachial, le sympathique de l’artère vertébrale, les plexus cardioaortiques, ce ganglion a mérité le nom de stellaire ; c’est un carrefour trop important pour que son ablation soit sans effet secondaire et la stellectomie a vécu. Les fibres postganglionnaires suivent les vaisseaux et s’intègrent également aux branches du trijumeau. Elles commandent deux effets opposés au moins dans les formes migraineuses associées : vasodilatation dans le territoire de la carotide externe (méninges, territoire facial), vasocontriction dans le territoire carotidien interne avec troubles centraux, visuels qui sont rétrochiasmatiques et parfois paresthésiques ou parétiques. Cette schématisation est probablement simpliste. Des études Doppler ont montré au contraire des phénomènes de vasodilatation dans les territoires corticaux lors des crises (3,8). Le fait que, outre les deux principaux neuromédiateurs, des corps polypeptidiques entrent en jeu (MPY, VIP, SP, CGRP), peut ouvrir aussi d’autres possibilités au traitement médical, par le Sumatripan par exemple (4). Le déclenchement des crises reste encore mal connu : des stimulations extérieures ou proprioceptives peuvent par voies nerveuses ascendantes et en particulier le système trijuminal, activer le thalamus, l’hypothalamus et le sousthlamus et en particulier le locus coeruleus (9). Des faisceaux descendants tegmentaux et bulbo-medullaires mettraient alors en jeu le centre médullaire. La transmission de la douleur elle-même reste discutée : le trijumeau intervient mais il y a également des fibres sensitives sympathiques dans le sympathique cervical ; elles restent mal connues de même que le nombre de fibres dans les différents étages du tronc sympathique lui-même.Les questions pertinemment posées par M. Gross (6) peuvent encore faire l’objet d’études anatomo-histologiques. J.P.H. Neidhardt, Lyon -----Original Message----- From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of [EMAIL PROTECTED] Sent: July 27, 2006 9:20 AM To: [email protected] Subject: URG-L: Besoin aide traduction A ne pas confondre avec le "mustard headache", décrit par Roger MAILLE en 1636 à Dijon... Ph C > Le 27 juil. 06 à 09:30, ellrodtmailinglist a écrit : > > > Chez les anglais c'est la crême qui vient avec le pudding qui en > > est responsable: custard headache. > > Ouais, moyen, moyen.... > --- URG-L Pour modifier votre adresse de courriel sur URG-L, envoyez un avis a [EMAIL PROTECTED] en indiquant votre nouvelle adresse ainsi que l'ancienne et le nom de la liste. --- URG-L Pour modifier votre adresse de courriel sur URG-L, envoyez un avis a [EMAIL PROTECTED] en indiquant votre nouvelle adresse ainsi que l'ancienne et le nom de la liste.
