La réduction se fait sans douleur significative lorsque le patient est amené dans un état de relaxation-autosuggestion. Faut sentir que le patient est un bon candidat et faut savoir l'amener dans cet état. Je ne suis pas un adepte de la technique, mais j'ai été témoin de certains cas fait par mon confrère Paul-André Lachance, (par ailleurs, un apôtre du soulagement optimal de la douleur). Il fait ''tout simplement'' une scéance de relaxation et ''en profite'' pour réduire l'épaule.

*Martin Chénier*

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Catherine Bich a écrit :

C'est instructif,cette histoire de reduction d'épaule sans sédation et sans analgésie.Les rotules,on n'en parle pas.Ca se fait tellement vite que personne n'a le temps de dire ouf.On les réduit pendant l'examen et toc,c'est fini.

Question luxation GH,y'a aussi une technique que je n'ai d'ailleurs jamais essayé et qui doit se faire sans sédation(mais pas nécéssairement sans analgésie) à cause de la position.

Patient assis,civière contre le mur pour qu'il puisse y appuyer son autre épaule.Un assitant tient le coude à 90 degrés,se met sur un tabouret au-dessus du patient et appuie verticalement sur le membre supérieur en direction du sol(simplement en y mettant son poids).Pendant ce temps le médecin pratique une rotation scapulaire.Tout cela en position assise bien carrée.

La méthose Hippocratique également est difficile à envisager avec sédation,à cause de la position ventrale.

Y'a aussi l'infiltration de xylocaine dans l'articulation gléno-humérale.A un certain moment,certains ne juraient que par cela.J'ai essayé plusieurs fois,sans beaucoup de succès bizarrement.

Mais toutes les autres méthodes qui impliquent une manipulation de l'épaule et du bras...Je ne sais pas,mais le patient est souvent tellement souffrant...Je donne des analgésiques pour moins que ça...Ca me paraît un peu suspect,cette volonté de ne pas donner de narcose ni d'analgésiques.Un peu de fentanyl tout seul,peut-être ?Je comprends qu'on veuille éviter la sédation profonde (et les petites secondes angoissantes de ballon-masque qui suivent dans certains cas),de même que les doses croissantes de midazolam qui amènent bien souvent un état de sédation prolongée(qu'il faut surveiller,donc mobilisation d'une infirmière,d'un saturo,etc),mais...l'analgésie ? Vous me direz que si on réduit la luxation en quelques minutes l'analgésie sera inutile puisque la douleur sera éliminée.Je veux bien,mais à ce compte-là aussi bien ne pas infiltrer de xylocaine avant une PL,ne pas donner d'analgésie avant de réduire un paraphimosis,ne pas donner de sédation avant une cardioversion,etc,etc.

Je sais,je sais,je suis « un peu » réactionnaire.

C.

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