Pierre. J'avouerai d'emblée que je n'ai pas suivi les messages qui ont mené à ton message, usant du bouton DELETE à profusion.
Alors je répondrai à neuf. L'historique d'avoir un médecin qui fait des constats de décès, est qu'il était le seul à avoir les connaissances académiques et techniques pour le faire de façon adéquate: rigor mortis, lividité, absence de pouls et de respiration, l'habituel quoi. Au fil des années, la législation fut changé pour que l'agent de la paix puisse, en l'absence de MD ou lors de morts évidentes, de déclarer quelqu'un mort. De plus, deux personnes majeurs peuvent aussi déclarer quelqu'un mort. Je résume, mais ça revient à ça. Depuis les années 80 ailleurs, et les années 90 au Québec, chaque ambulance est munie d'un moniteur-défibrillateur. Lors d'une mise à jour des protocoles d'intervention des paramédics, ceux-ci peuvent maintenant cessé les manoeuvres de réanimation, voir même ne pas les entreprendre du tout, et ce pour des cas autres que les morts évidentes. Et ce sous le principe de "C'est pas une mort évidente, mais c'est évident qu'Il est mort." Mais les paramédics n'ont pas le droit de dire que la personne est morte. De là à dire que la personne chez qui on arrête ou on entreprends pas de manoeuvre est morte, ça devient une question de sémantique légale. Yé pas mort, mais on fait pas de manoeuvre! Pour Montréal et Laval, les paramédics cessent ou n'entreprennent pas les manoeuvres, laissent l'usager où il est, et un médecin assigné uniquement à cette tâche spécifique passe un certain temps plus tard pour remplir les papiers d'usages pour l'État Civil et l'entreprise funéraire. Les paramédics se remette disponible pour d'autres interventions, après avoir complété LEUR papiers d'usages. Cette façon de faire n'est pas disponible en province pour des raisons politico-administrative (qui peut se résumer à "ça vient de Montréal, donc c'est pas bon pour nous). Pour ma part, j'ai rien contre le fait que les paramédics puissent entreprendre le processus légal en milieu urbain, question de volume d'appel, d'exposition, et de support médical téléphonique déjà existant pour les paramédics de Montréal/Laval. Pour ce qui est des inter-ébablissements, l'autre côté du balancier a maintenant été atteint. Plus spécifiquement, certains CH urbains transferts des usagers en transports adaptés avec des pompes doubles ou triples, oxygène, moniteur et infirmière, et lorsque l'usager décompense, et bien on appelle le vrai camion à maladie. J'en ai déjà discuté, mais le problème fondamental du système de santé actuel, c'est que l'organisation du travail de chaque professionnel continue de fonctionner sur celui des années 50, en essayant de patcher içi et là, plutôt que de revoir de bas en haut comment ça DOIT fonctionner. Une exemple parmi tant d'autre: "Le CLSC est la porte d'entrée du réseau de la santé." Avec respect, pour près de 600,000 usagers annuellement, la porte d'entrée du réseau, c'est le Service Préhospitalier d'Urgence. Alors plutôt que de se braquer, de dire continuellement "non, non, non, non, non", qu'on accepte la réalité, et qu'on fasse évoluer le système dans ce sens là. Même chose pour les CH. La porte d'entrée est maintenant l'urgence. Alors qu'on modifie les structures opérationnelles pour refléter cette réalité. Comme semble l'avoir fait avec succès le CH Sir Mortimer B. Davis Jewish General Hospital de Montréal. D'un autre côté, on a un MD qui ne fait pas de RCR chez un usager dans sa salle d'attente, un infirmière qui refuse d'admettre que son usager n'a pas de pouls, des paramédics qui font marcher des infarctus (avec décès), et des pompiers qui déclare des décès chez des gens avec un pouls. Sans prendre sa défense, les récriminations de Charles sont principalement orientées sur le refus des professionnels de la santé, en tant que collectivité, d'évoluer avec les changements de fonctionnement que la clientèle naturellement impose au fil des années. Il faut réorganiser le travail, et c'est pas d'en haut que ça va fonctionner, c'est de la base. Nous tous, les professionnels de la santé. Salutations Stéphan Gascon 2009/3/12 Pierre Bourassa <[email protected]> > C'est cela le problème, personne ne veut faire cela. Je crois qu'en > contexte de manque de médecin, envoyer un MD déclarer un décès... > considérant qu'il n'y a plus de MD qui font (enfin presque) de visite à > domicile d'urgence, serait mal utiliser les ressources. Utiliser les > ambulance n'est pas aussi un usage judicieux... mais il n'y en a pas > d'autres ressources présente 24/7. On utilise les ambulances pour > transferts inter-établissements parce qu'il n'y a pas d'autres ressources > (sauf à certains endroits). > > C,est un peu comme les policiers que l'on appelle via 911, pour des > problèmes pas vraiment judiciaire (vols, violence, crimes) mais pour faire > baisser la musique du party du voisin... ou pour remplir un formulaire de > constat d'accident. > > Ça coute moins cher que de bâtir un système parallèle. > > Donc cher préhosp, vous allez avoir cette tâche par défaut, comme bien des > tâches du MD de l'urgence (présent 24/7...), et apprendre à vivre > avec. C'est plate, mais c'est ça. > > Pierre Bourassa > > >
