Je ne sais pas pour Sacré-Coeur, mais chez nous, avec une prime de 7%,
ça a fait une différence
durant un bout de temps, les infirmières se prenaient régulièrement
des supplémentaires en plus
de leurs horaires réguliers. Donc chez nous, ça a eu un impact, même
avec une prime de 7%.
Pour avoir ces horaires supplémentaires, les infirmières
n'appliquaient que sur des postes 4/quinzaine
et comblaient le reste de leurs horaires en ajoutant des
supplémentaires. Notre administration a décidé,
en même temps que l'abolition des primes de temps supplémentaires
était annoncée, de titulariser les
postes de l'urgence et des soins.
Titulariser veut dire: On ouvre le poste qui est un temps plein (7 ou
10/quinzaine) et il doit être pris par
un infirmière qui a un temps partiel ou une sur l'équipe volante.
L'objectif étant de remplir le plus possible
les horaires et d'empêcher ainsi les infirmières de se magasiner un
horaire bonifié avec des primes.
Il y a un GROS flottement actuellement parmi les nurses, beaucoup
acceptent les postes temps plein
qui sont offerts car elles ont peur de se retrouver avec seulement un
temps partiel et pas de possibilité
d'avoir des supplémentaires (avec ou sans primes) car l'horaire est
plein.
Je ne sais pas ce qui se passe à Sacré-Coeur, mais les nurses semblent
simplement déserter la place,
ce qui n'est pas du tout bon pour garder un horaire rempli.
Ce n'est pas ce qui se passe dans tous les milieux, écoutez vos
infirmières quand elles jasent, vous en
apprendrez beaucoup...
Salut,
Claude
[email protected]
Le 09-04-21 à 14:05, Michael Garner a écrit :
Je doute que des primes de 10% ait un impact significatif, même en
partant
Mais quand le personnel est épuisé, désabusé, et en totalement
insuffisant en nombre absolu, même le taux double ne règlerait pas
le problème.
Celui-ci n'a rien à voir avec l'absence de primes, mais bien avec
l'absence d'infirmières, d'une part, et l'absence, de la part de
l'administration, de critères minimaux de ratio personnel/patients
dans une salle d'urgence passablement active (trauma et autres), ou
de compréhension de leur part de ce qui est humainement faisable,
tout en respectant la qualité de l'acte et la sécurité des patients.
Pas besoin de vous faire un dessin que lorsqu'il manque 8
infirmières sur 18, ou 11 sur 22, certains principes fondamentaux de
la pratique de la médecine d'urgence et de la profession infirmière
ne sont pas respectés.
La situation n'est pas nouvelle, simplement pire à mesure que les
infirmières délaissent l'urgence.
Michel Garner
[email protected]
On 21-Apr-09, at 1:53 PM, Claude Rivard wrote:
En juin 2007, j'ai démissionné de mon poste de chef d'urgence
justement pour cette raison.
On ne pouvait simplement plus faire notre job par manque
d'infirmières et le financement
des régions périphériques de Montréal restait famélique si on
comparait le financement
par habitant.
Peu de temps après ma démission sont arrivées les primes de 7 et
10% pour les infirmières
d'urgence et des soins intensifs. Je ne m'en plaint pas et j'aime
beaucoup ma pratique aux
soins intensifs (si on la compare à celle de l'urgence...je ne
manque plus de nurses).
Le problème avec les primes, c'est qu'on ne fait que bonifier que
le même pool d'infirmières
qui en font déjà pas mal...
Ma question: Est-ce que c'est le personnel qui est à bout ou est-
ce qu'il y a eu une annonce
que les primes ne seront pas reconduites à partir de cet été?
Peu importe comment on voit la chose, le timing semble bon pour un
renouvellement ou un
rehaussement des primes (à défaut d'avoir des infirmières
supplémentaires...)
Bon été tout le monde ;¬)
Claude Rivard, md
Chef du Service des Soins Intensifs
CSSS Pierre-Boucher
Longueuil, Qc
Le 09-04-21 à 13:27, Michael Garner a écrit :
Ça, c'est une excellente question
Michel Garner MD
Chef, Département de Médecine d'urgence
Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal
[email protected]
On 21-Apr-09, at 1:02 PM, Charles Brault wrote:
La salle d'urgence
Fermée aux ambulances
Seulement 7 infirmières plutôt que 22 ! ! ?
Comment ça va être cet été ! ! !
Charles