Hehe, les malades sont partout pareil en France ou au Canada ::)

On Sunday, April 26, 2009, Axel Ellrodt <[email protected]> wrote:
> Ca dépend du neuro de garde, si toutefois je le mets dans le coup.
>
> En général j'applique le dogme US (pas le dogme français/néerlandais puisque 
> je n'attends pas systématiquement les 12 h avant la PL, et là , on peut 
> épiloguer longuement).
> Donc pose d'EMLA sur 2 espaces interépineux, demande et envoi au scanner.
> Si scanner normal PL avec aiguille type Whittacre (j'ai encore oublié la 
> marque) avec introducteur et aiguille fine non biseautée.
> Anaesthésie locale lidocaine. Parfois MEOPA en prime.
> Prise de pression assez souvent (patience....) sauf si la PL couchée 
> s'annonce très difficile (dommage c'est là qu'il faudrait avoir la pression, 
> mais je veux limiter le risque de PL en plusieurs fois donc éventuelleent 
> traumatique).
>
> Si malade référé au neurologue en amont de moi , je l'avise et l'un des 2 
> demande systématiquement angioIrM ou scanner avec angioscanner, cas auquel je 
> m'exécute (avec une petite guillotine de poche  ®) et je note au dossier .
>
> Ce qui m'ennuie parce que les ""recos" que j'ai en tête  et Van Gijn en 
> particulier il me semble, un des gourous de l'anévrisme, disent de ne pas 
> faire ça , car on risque de tomber sur l'un des nombreux porteurs 
> asymptomatiques d'anévrysmes dont l'évolution s'ils sont petits est 
> imprévisible.
> Avec des conséquences pénibles:
> traiter un anévrisme innocent avec des risques, vivre avec l'épée de Damoclès 
> au dessus du cigare ne plus pouvois s'assurer normalement, voire prendre un 
> emprunt....
> terroriser le patient et la famille ad vitam aeternam...D'autre part dans les 
> HSA périmésencéphalliques il n'y a pas d'anevrysme. Mais est-ce que ça peut 
> ne pas se voir au scanner ? No sé.
>
>
> Ceci dit la PL, c'est vrai que ça prend du temps et 1 ou 2 assistants, sans 
> compter les parlementationnitudes avec les gens qui connaissent des gensses 
> qui ont été paralysés etc.
>
> Et que les législateurs français comme à l'habitude , sautant sur leurs ronds 
> de cuir factice comme des cabris hypothyroïdiens désiodés,  demande que les 
> patients soient informés de tous les effets indésirables même rares 
> (hématomes expraduraux spinaux, méningites à mormoiledoigtnella chippolata et 
> autre rarisimissimes raretés). Ah les cons !
>
>
>
>
>
> 2009/4/26 Bernard Mathieu <[email protected]>
>
> Merci pour vos réponses.
> L'autre question qui me vient à l'esprit est la suivante: pourquoi pas 
> l'angio-résonnance d'emblée pour les cas typiques évidemment et pour les 
> centres qui l'ont disponible? Précédé ou non de CT mais sans PL.
>
> En d'autres mots, est-ce qu'il vous arrive que la PL soit véritablement 
> normale (ie 0 GR au moins 6 heures après le début de la céphalée brutale sans 
> xanthochromie) assez souvent pour que vous soyez confortable de ne pas aller 
> à l'angio-résonnance ou bien vous êtes souvent obligés de la faire de toutes 
> façons?
>
> Et combien d'entre vous qui ont des neurologues de garde ne vont-ils pas 
> plutôt référer plutôt que d'aller "jusqu'au bout"? C'est la pratique chez 
> nous.
>
>
> Bernard
> Le 09-04-26 à 04:09, [email protected] a écrit :
>
> Bonjour à tous et en particuliers aux cousins, je n'ai pas posté depuis 
> longtemps mais suis régulièrement les débats.
> En ce qui concerne les suspicions d'HSA, la démarche recommandée en France 
> consiste à faire un scanner sans iv et en cas de négativité, une ponction 
> lombaire plus de 12 h après le début des symptomes pour rechercher des 
> pigments xanthochromiques qui mettent quelques heures à apparaitre après un 
> saignement minime puisqu'il s'agit de produits de dégradation de 
> l'hémoglobine.
> Un médecin du CHU d'Angers propose une étude sur le sujet et vous trouverez 
> ci-après l'analyse de la littéraure qu'il a réalisé. Merci donc à JC 
> Callahan. Après un interrogatoire et un examen clinique rigoureux, permettant 
> de faire le diagnostic clinique de certaines causes bénignes de céphalées 
> (migraines, céphalées de tension, algie vasculaire de la face…), la stratégie 
> diagnostique traditionnelle repose sur la réalisation d’un scanner cérébral 
> sans injection puis d’une ponction lombaire en cas de scanner normal.
> Cette stratégie est extrêmement puissante pour diagnostiquer les hémorragies 
> sous-arachnoïdiennes. Une étude publiée par Perry en 2008 a mesuré une 
> sensibilité de 100% (avec un intervalle de confiance à 95% de 94 à 100%), une 
> spécificité de 67% (intervalle de confiance à 95% de 63 à 71%) et une valeur 
> prédictive négative à 100% (intervalle de confiance à 95% de 98 à 100%).4 
> Dans une autre étude portant sur une série de 71 patients présentant une 
> céphalée brutale avec scanner et ponction lombaire normale, aucun patient n’a 
> présenté d’hémorragie sous-arachnoïdienne pendant un suivi en moyenne de 3.3 
> ans.5
> Mais en pratique cette stratégie présente plusieurs limites. Réalisée 
> précocement après le début des symptômes, une ponction lombaire normale ne 
> permet pas d’éliminer formellement une hémorragie sous-arachnoïdienne. Il est 
> recommandé d’attendre 6 à 12 heures après le début des symptômes avant de la 
> réaliser. De plus, les résultats de la ponction lombaire peuvent être 
> difficiles à interpréter, avec de nombreux faux positifs. Ceux-ci entrainent 
> nécessairement la réalisation d’examens supplémentaires, certains invasifs. 
> Surtout, elle s’accompagne d’une morbidité non négligeable : syndrome 
> post-ponction lombaire, hématome épidural, méningite.
> Pour ces raisons, elle n’est pas réalisée de façon systématique, en 
> particulier chez les patients présentant une présentation clinique « 
> rassurante » avec un scanner normal. Il est estimé qu’entre 50 et 78% des 
> patients ayant un scanner cérébral interprété comme normal dans un contexte 
> de céphalée aiguë n’ont pas de ponction lombaire.6-7
> L’amélioration des techniques de scannographie n’a pas permis à ce jour 
> d’exclure la ponction lombaire de la stratégie diagnostique. Ceci est 
> expliqué par les caractéristiques physico-chimiques du sang et du liquide 
> céphalo-rachidien. La dégradation naturelle du sang dans les espaces 
> sous-arachnoïdiens le rend de plus en plus isodense et difficile à distinguer 
> des structures environnantes. Plus l’hémorragie est de faible abondance, plus 
> la dégradation est rapide. Aucune amélioration des scanners ne peut dépasser 
> cette limite.8
> Une revue de la littérature dans medline trouve six études rétrospectives 
> ayant tenté de quantifier la proportion de faux négatifs dans le diagnostic 
> de l’hémorragie sous-arachnoïdienne. Suivant les études le taux de « mauvais 
> diagnostic » est mesuré entre 5.4 e
>

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Martin Pham Dinh
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http://martinphamdinh.googlepages.com/

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