paulaye a *crit :
Il n'y a effectivement aucun argument dzans la littérature
pour anticoaguler
(a doses thérapeutiques) les AVC sur FA en phase aiguë...
En tout cas, il faut anticoaguler les FA en phase
aiguë. Alors il me paraissait logique
d'anticoaguler les AVC sur FA en phase aiguë. Ce qui est "sûr",
c'est que l'anticoagulation des gros AVC est délétère
par le risque, comme tu le dit, de ramollissement secondaire hémorragique.
Mon attitude était donc variable en fonction des images scannorgraphiques
et de la clinique. Gros AVC, anticoagulation douce au début, et
petit AVC, anticoagulation efficace. Depuis la synthese (précedement
jointe en pdf), l'idée de l'aspirine me plait en cas de gros AVC
en association d'emblée avec la warfarine qui mettra plusieurs jours
pour être efficace.
A signaler que le NEJM
se permet de recommander les HBPM sur le même niveau que l'héparine
non fractionnée à la phase aiguë d'une FA. C'est
quand même bien utile de s'appuyer sur cette recommandation. : Falk
RH. Atrial fibrillation. N. Engl. J. Med. 2001; 14 : 1067-1078.
Néanmoins, je n'ai
pas refait la littérature depuis quelques mois. Si quelqu'un
a des notions
récentes?
Quand j'ai présenté à la SRLF ce point de vue
en janvier dernier, il y en a
qui ont un peu toussé dans la salle, mais Vincent LARUE avait
confirmé ce
point de vue. Il n'a pas été possible à ma connaissance
de prouver qu'il y
aurait des sous-groupes (par exemple les embolies sur FA) où
l'anticoagulation serait bénéfique dans les AVCI, même
si cela parait
logique au premier abord. Les explications sont peut-être
que le risque
hémorragique sur une ischémie fraiche est supérieur
au bénéfice de
l'anticoagulant qui est formellement établi en prévention
secondaire, ou
bien que beaucoup d'AVC ischémiques avec une FA ne sont pas
liés à la FA. En
effet, on met très souvent en évidence dans le bilan
étiologique d'un AVC au
moins deux, voire trois causes étiologiques plausibles, et la
constatation
d'une FA est d'une banalité totale dans chez les patients âgés
admis pour
AVC ischémique.
Pour l'aspirine, il y a 3 études qui prouvent formellement
l'indication
dans les 48 premières heures d'un AVC ischémique.
La biblio est sur le site de la SRLF