Bonjour Mr Schoenacker,
Vous notez là les caractéristiques (limites) de l'approche WYSIWYG des writers 
bureautiques (centrés sur l'apparence avec une structuration sémantique faible) 
et posez les bases de ce qu'est un outil WYSIWYM (centrés sur la structure 
documentaire, la mise en forme ne venant que dans une seconde étape).
Chaque approche répond à des besoins différents, avec pour chacune d'elles des 
contraintes et des limites intrinsèques.
Dans le monde WYSIWYM, je vous invite à étudier le concept de chaine 
éditoriale, surement plus proche de votre besoin exprimé dans ce fil (ex dans 
la sphère openSource : https://scenari.software/fr/ ).
Bonne soirée 
Antoine


-----Message d'origine-----
De : Bernard Schoenacker <[email protected]> 
Envoyé : jeudi 8 janvier 2026 10:51
À : [email protected]
Objet : [fr-users] Documentation longue durée, traduction et maintenance : 
constat technique (TINA)

Bonjour,


Les documents produits et maintenus sous LibreOffice Writer / ODT pour des 
longs ouvrages, multilingues et évolutifs présentent des limites structurelles 
intrinsèques :

ODT est un conteneur ZIP contenant du XML verbeux, non maintenable humainement.

Le contenu est indissociablement mêlé à la mise en forme.

La structure réelle (styles, héritages, ancres, TOC) est opaque hors de Writer.

Les documents analysés montrent une prolifération de styles automatiques, des 
héritages rompus et des artefacts liés à des conversions successives (allemand 
→ anglais → français).

Il ne s’agit pas d’un problème d’usage ou de rigueur utilisateur, mais d’un 
problème de format et de chaîne de production.

Impact sur le cycle de vie

Dans une chaîne bureautique classique :

chaque correction est manuelle et non exploitables par "diff" ;

chaque nouvelle version implique une relecture globale ;

chaque traduction nécessite une duplication complète du document ;

chaque export PDF fige des erreurs structurelles invisibles en amont.

Autrement dit, chaque version devient un fork mort.

Le PDF n’est pas une source

Le PDF issu de Writer est un artefact final :

non versionnable,

non maintenable,

non traduisible,

révélateur des faiblesses de structure et de hiérarchie typographique.

Traiter le PDF comme un produit de référence est une erreur méthodologique.

Point critique : la traduction

Une documentation multilingue durable impose :

une source textuelle unique,

une granularité fine (phrases / paragraphes),

la possibilité de traductions incrémentales.

Cela n’est pas possible avec un document ODT riche.  Cela est nativement 
possible avec des formats texte structurés et des outils de type gettext / po4a.

Sans cela, la traduction ne passe pas à l’échelle et devient chronophage, 
coûteuse et décourageante.

Argument temps long

Un document qui ne peut pas être :

versionné par diff,

audité sans interface graphique,

traduit sans duplication,

maintenu indépendamment d’un logiciel donné,

n’est pas un document pérenne.

Conclusion opérationnelle (TINA)

Pour une documentation longue durée, collective, traduite et maintenue :

la source doit être un format texte structuré (Markdown, AsciiDoc, HTML),

la traduction doit s’appuyer sur un workflow type po4a,

les rendus (PDF, HTML, EPUB) doivent être générés, non édités.

La bureautique lourde peut convenir à un usage individuel ponctuel.
Il n’est pas une alternative viable dans le temps pour une documentation de 
référence.

TINA — There Is No Alternative.

Pas par idéologie.  Par mécanique.


Cordialement

Bernard Schœnacker
57930 Fénétrange

Rédacteur technique industriel
Technicien méthodes

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