Cette constitution n'est pas égale à libéralisme ? À la lecture, tu as du en rater quelques passage !

L'outil stat d'un traitement de texte fait appraître dans les 4 principales parties du texte qui nous est proposé 176 fois le mot « banque », 88 fois « marché », 9 fois « libéralisation » ou « libéral », 29 fois « concurrence » ou « concurrentiel », 23 fois « capitaux », 38 fois « commerce » et ses dérivés immédiats et 11 fois « marchandises », alors qu'aucun de ces termes ne figure dans la Constitution française, à l’exception de « commerce », que l’on trouve deux fois présent...
http://www.constitution-europeenne.fr/index.php?id=8

...alors qu'aucun de ces mots n'apparait dans la constitution américaine, pays qui n'a pas encore rétablit la dictature du prolétariat :)
http://usinfo.state.gov/usa/infousa/facts/funddocs/constfr.htm

Au fait, qu'est-ce qu'une "constitution" ? Le dictionnaire de l'académie française nous apprend : "Ensemble des lois fondamentales, écrites ou coutumières, qui déterminent la forme du gouvernement d'un pays et règlent les droits politiques des citoyens.".
http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/index.html

En encadrant très fortement un grand nombre de politiques (cf Partie III), ce traité déborde très largement du champ qui devrait être le sien. Il va figer pour de nombreuses années un jeu politique dans lequel il y a certes une "Charte des droits fondamentaux" (Partie 2 du TCE) qui énonce des droits, mais qui précise immédiatement (Article II-111, 2°) que « La présente Charte n'étend pas le champ d'application du droit de l'Union au-delà des compétences de l'Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l'Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les autres parties de la Constitution. »... Bref, que tout ce que contient cette charte n'a aucune valeur juridique, que seul compte le reste... le « marché unique où la concurrence est libre et non faussée » (art I-3, 3°)

Cette constitution, partant du précepte néo-libérale que la fortune accrue des plus riches finie toujours par profiter aux pauvres gràce à la fameuse main invisible, se donne comme unique objectif le profit le plus élevé possible pour les quelques méga acteurs économiques qui font les indices boursiers de notre continent. Et c'est aussi cette idée qui pousse la commission européenne à passer en force la directive relative au brevet logiciel (même si effectivement la constitution lne parle pas des brevets). Le logiciel libre étant un danger pour les éditeurs logiciels qui veulent garder leurs rentes de situation.

Cette idée du profit impératif des mastodontes européens a finalement des conséquences dans tous les domaines d'intervention de l'UE (droit du travail, agriculture, enseignement, recherche, etc), jusqu'à la politique migratoire où l'UE ne pense à l'immigré que sous l'angle utilitariste (une matière première comme une autre après tout) tout en se targuant de respecter à la lettre les droits de l'homme, alors qu'il ne se passe plus une semaine sans que des dizaines d'exilés meurent noyés vers Gibraltar parce que l'Europe se fout de leur misère...
http://www.gisti.org/doc/presse/2005/mouvements/index.html

Cette Europe n'est assurément pas la seule possible, et plus j'avance dans ma lecture du TCE plus je pense qu'avec son culte du fric avant tout c'est même carrément l'Europe que je ne veux pas. Et je crois qu'il ne faut pas avoir peur du Non ! Après un non l'Europe ne s'éffondrera pas, mais repartira dans un nouveau cycle de négociation/définition pour un nouveau traité constitutionnel, qui peut être très différent de celui-ci si tous nous en prenons conscience.

Juste quelques sites critiques pour les curieux :
- Fondation Copernic
http://www.fondation-copernic.org/

- URFIG (Unité de Recherche, de Formation et d'Information sur la Globalisation)
http://www.urfig.org/constitution%20europeenne-pt.htm

Marc


christophe wrote:
Vous avez bien raison !
Refusons tout ce qui est nouveau et qui change.
Ayons peur de tous ces sales étrangers européens qui viennent nous piquer 
notre travail.
Ayons peur de ceux qui nous sont différents.
Restons avec nos lois minables qui nous mènent à rester un petit pays vassal. 
Sans une constitution commune, nous deviendrons au mieux une sorte 
d'Argentine et au pire, une sorte de Bahamas pour touristes à Eurodisney.
Cachons-nous derrière nos remparts frontaliers et que surtout ces vilains 
étrangers restent derrière la barrière qui fait que nous nous sentons si 
supèrieurs à eux...
Refusons tout changement, vive l'immobilisme. Et que bientôt les GIs viennent 
nous libérer de cette vilaine union européenne qui nous cause tant de 
tracas...

Non, sans rire, arrêtons là tout de suite les amalgames:
La constitution européenne ne fera pas devenir l'Europe plus libérale qu'elle 
ne l'est aujourd'hui. Je l'ai lue en entier. Je pense même que ce sera moins 
libéral.
La constitution européenne n'est pas une arme du vilain bill crossoft.
Aucune ligne de la constitution européenne ne dit que debian linux sera 
interdit en Europe dans le futur.
La constitution européenne n'a RIEN à voir avec les brevets logiciels.
Cessons d'écouter ce que tous ces oiseaux de malheurs tentent de nous faire 
gober (des fachos nationalistes aux ex-staliniens) avec leur morgue 
habituelle. Ils ont dit la même chose à l'adhésion de l'Espagne et des autres 
pays de vilains étrangers différents qui risquent de nous piquer notre 
travail par le truchement du 
grand-Kapital-mondial-qui-nous-suce-le-sang-et-le-portefeuille....

S'il vous plait, ne faisons PAS DE CONFUSIONS !

CONSTITUTION n'est PAS égale à BREVETS LOGICIELS !

CONSTITUTION n'est PAS égale à LIBERALISME !
  



LISEZ LA VOUS-MEME et faites vous votre propre opinion : Ne laissez pas les 
nationalistes et les conservateurs staliniens vous bourrer le mou.



Le mardi 22 Mars 2005 17:40, Francois Sauterey a écrit :
  
-=-=-=-= 200 informaticiens contre la constitution européenne -=-=-=-=

Contre l'avis du parlement européen, malgré la campagne menée
par prÚs de 80.000 individus, entreprises, associations et politiques
européens, le conseil des ministres de l'Union Européenne a adopté le 7
mars dernier la directive sur la brevetabilité du logiciel !

Arme de guerre des �tats-Unis et des grands groupes de l'industrie
informatique, les brevets s'opposent à la logique du droit d'auteur.
C'est aussi une arme contre le logiciel libre. Remplacer le modÚle
européen des droits d'auteur par celui du brevet dans le domaine logiciel
stériliserait la création et la diffusion du savoir dans un domaine
indispensable à la recherche, au stockage et à la propagation des
connaissances. �conomiquement, c'est la mort programmée ou la mise sous
tutelle des PME informatiques d'Europe. C'est l'appropriation et la
marchandisation des idées par des entreprises.

Or cette marchandisation, ce libéralisme, sont inscrits en toutes
lettres dans le projet de constitution européenne qui nous est proposée
au référendum; entiÚrement tourné vers la « libre concurrence » et
la « loi du marché non faussé ». D'ailleurs cette constitution
renforce encore les pouvoirs du Conseil des ministres, qui vient de montrer
son attachement à la démocratie et à l'avis du Parlement !

Pour nous, la défense du logiciel libre, et le refus des brevets logiciels
sont des enjeux de société.  Et pour les défendre, l'Europe que nous
voulons n'est pas celle de cette constitution.

C'est pour cela, pour une autre Europe, pour défendre les logiciels
libres, qu'informaticiens nous appelons à voter Non à la constitution,
pour donner la chance de repartir sur d'autres bases, et enfin
construire une Europe de la solidarité et du progrÚs partagé, une
Europe de l�emploi et du développement humain, une Europe de droits
et de pouvoirs élargis pour ses citoyenn(e)s, une Europe de la paix,
un accÚs égal à la santé, à l�éducation, au logement, à l�eau,
à lâ��énergie, aux transports, à la culture et à lâ��information. Â

Nous reprenons ainsi l'appel des  200 « Dire NON au traité
constitutionnel, pour construire l�Europe ! »

Signatures à envoyer à [EMAIL PROTECTED]
(Nom Prénom compléments - les adresses ne seront pas publiées)

  

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