3.° one will form an advice from the n*(n-1)/2 propositions that regroup
the more votes. If this advice is among the n*(n-1)*...*2 possible advices,
one will consider as elected the Subject (Person)
to who this advice gives the preference. If this advice is among the
2^(n*(n-1)/2)-n*(n-1)*...*2 impossible advices, then one will successively
put aside from this impossible advice the propositions that have a lesser
plurality, and one will adopt the resulting advice obtained from the kept propositions.

4.° In the case when (where) one will not have to elect,
   and when one could defer (the election), one will examine
   the probability of regrouped advices that give the preference
   to A, to B, to C, et al. (and company) and one will admit the election only
   when it results in favor of one of the Candidates with a
   probability greater than 1/2;
   this cannot take place in the case when the result of votes (voices) leads to one
   of the 2^(n*(n-1)/2)-n*(n-1)*...*2 impossible (absurd) advices,
   and takes place in the case of the n*(n-1)*...*2 other advices,
   when each of the n-1 propositions A > B, A > C, et al.
   that form essentially the advice in favor of A, for example,
   are those that regroup the most votes;
   there is however a great difference between this
   case and the case of an impossible advice. In the last case,
   one has to admit a proposition that has really
   plurality against it, something that does not take place here: thus
   when there is some inconvenients to defer the election, one
   can admit the possible advice, produced (taken) as we did
   expose it above (3.° );
   but it has to be a real necessity to elect for adopting the advice when the
   propositions that form it imply a contradiction;

(In summary: defer the election if you obtain an impossible advice. Use
method 3.° only if you really need a result.)

   5.° one cannot chose a simpler method.
   Let us suppose in fact for three Candidates, that one limits itself
   to ask if A > B, if A > C, and that it results  in a positive
   votation in favor of both propositions (terms), one will have
   in reality a decision identical to the decision we have shown above
   having to make (chose), pages 123 and next. If one has a positive votation
   for the first proposition, negative for the second, then
   one will not be right to conclude in favor of C,
   as these two propositions seem to indicate,
   because we have seen that, in the same case, the
   decision can be in favor of A, if one decides that
   B > C, and that among (from) the three propositions A < C were the
   least probable; in favor of B, if among the three propositions
   A > B were the least probable; in favor of C, if among the three
   propositions B > C were the least probable, or in the
   case of the votation in favor of C > B, case that is
   covered in the case when B > C is supposed the least
   probable of the three propositions. In addition, it is obvious
   that admiting this method, one would have different
   results, depending on the order in which one would begin
   to deliberate over the sequence of propositions A > B, A > C
   ... or B > A, B > C, or C > A, C > B;

6.° it is necessary to know the number of Candidates, and
   every election demands necessarily that by a
   first votation one has decided about the ability (capability) of
   the Candidates, in case the advice would be adopted, even
   if it were not formed with the n-1 propositions that have
   plurality;
(I suppose it was to get rid of women and other candidates...)

7.° if the number of voters is very big,
   and the probability of the advice of each very low above
   1/2, it becomes very hard, in proportion that the
   number of Candidates gets larger, to obtain a
   decision that has a degree of probability above
   1/2. Thus one shall entrust a large audience (assembly) with
   the choice between Candidates that have already
   been judged very able, with a very high probability,
   or (one should keep) the right to present to a smaller audience
   and more enlightened some Candidates. In general every election
   held (made) by a big number of men, leads to a very small
   probability that one has chosen the best.
(Personally, I think Condorcet was and still is wrong about that last point.
Suppose we have an electorate that can identify the "good" candidate out of two
with a .58 probability. This shows the probability of getting the right person
elected if we allow only one person to vote. Now let us use 3 of these persons to
vote among a huge pool so the probability is fixed. The probability of getting the
"good" candidate is (.58)^3 + 3x(.58)^2(.42) = .195112 + 3x .141288 = .618976
Any comment ? )

Steph

Markus Schulze a écrit :

Dear Stephane,

in so far as you are the unique French speaking person in
this mailing list, I would like to ask you how you interpret
Condorcet's proposal for more than 3 candidates. Condorcet
wrote ("Essai sur l'application de l'analyse a la probabilité
des décisions rendues à la pluralité des voix," Imprimerie
Royale, Paris, pp. 125-128, 1785):

   Si on veut appliquer ce que nous venons de dire au cas
   où il y a un nombre n de Candidats, on pourra suivre les
   règles suivantes: 1.° tous les avis possibles, & qui
   n'impliquent pas contradiction, se réduisent à indiquer
   l'ordre de mérite que l'on juge avoir lieu entre les
   Candidats. Par exemple, les six avis ci-dessus se
   réduisent aux six combinaisons (1) A, B, C; (2) A, C, B;
   (4) C, A, B; (5) B, A, C; (7) B, C, A; (8) C, B, A, que
   nous marquons ici des mêmes numéros que les avis qui y
   répondent (voyez page 120), & qui indiquent les différens
   ordres, suivant lesquels A, B, C peuvent êtres rangés.
   Donc pour n Candidats, on aura n*(n-1)*...*2 avis possibles;
   2.° Chaque Votant ayant donné ainsi son avis, en indiquant
   l'ordre de valeur des Candidats, si on les compare deux à
   deux, on aura dans chaque avis n*(n-1)/2 propositions à
   considérer séparément. Prenant le nombre de chaque fois
   que chacune est comprise dans l'avis d'un des q Votans,
   on aura le nombre de voix qui adoptent chaque proposition;
   3.° on formera un avis des n*(n-1)/2 propositions qui
   réunissent le plus de voix. Si cet avis est du nombre
   des n*(n-1)*...*2 avis possibles, on regardera comme élu
   le Sujet à qui cet avis accorde la préférence. Si cet
   avis est du nombre de 2^(n*(n-1)/2)-n*(n-1)*...*2 avis
   impossibles, alors on écartera de cet avis impossible
   successivement les propositions qui ont une moindre
   pluralité, & l'on adoptera l'avis résultant de celles
   qui restent; 4.° dans le cas où l'on ne sera pas obligé
   d'élire, & où l'on pourra différer, on examinera la
   probabilité des avis réunis qui donnent la préférence
   à A, à B, à C, &c. & on n'admettra l'élection que
   lorsqu'il résulte en faveur d'un des Candidats une
   probabilité plus grande que 1/2; ce qui ne peut avoir
   lieu dans le cas où le résultat des voix conduit à un
   des 2^(n*(n-1)/2)-n*(n-1)*...*2 avis absurdes, & n'a
   lieu dans le cas des n*(n-1)*...*2 autres avis, que
   lorsque chacune des n-1 propositions A > B, A > C, &c.
   qui forment essentiellement l'avis en faveur de A, par
   exemple, sont celles qui réunissent le plus de voix;
   il y a cependant une très-grande différence entre ce
   cas & celui d'un avis impossible. Dans ce dernier cas,
   on est obligé d'admettre une proposition qui a réellement
   la pluralité contr'elle, ce qui n'a pas lieu ici: ainsi
   lorsqu'il y a des inconvéniens à différer l'élection, on
   peut admettre l'avis possible, pris comme nous l'avons
   exposé ci-dessus; au lieu qu'il faut une véritable
   nécessité d'élire pour adopter l'avis lorsque les
   propositions qui le forment impliquent contradiction;
   5.° on ne peut choisir une méthode plus simple.
   Supposons en effet pour trois Candidats, qu'on se borne
   à demander si A > B, si A > C, & qu'il en résulte une
   votation positive en faveur des deux énoncés, on aura
   à la vérité une décision conforme à celle que nous
   avons montré ci-dessus qu'il falloit choisir, pages
   123 & suiv. Si on a une votation positive pour la
   première proposition, négative pour la seconde, alors
   on ne sera pas en droit d'en conclure en faveur de C,
   comme ces deux propositions paroissent l'indiquer,
   puisque nous avons vu que, dans le même cas, la
   décision peut être en faveur de A, si on décide que
   B > C, & que des trois propositions A < C soit la
   moins probable; en faveur de B, si de trois propositions
   A > B est la moins probable; en faveur de C, si des
   trois propositions B > C est la moins probable, ou dans
   le cas de la votations en faveur de C > B, cas qui est
   compris dans celui où B > C est supposée la moins
   probable des trois propositions. De plus, il est
   évident qu'en admettant cette méthode, on auroit des
   résultats différens, suivant qu'on commenceroit à
   délibérer sur la suite des propositions A > B, A > C
   ... ou B > A, B > C, ou C > A, C > B; 6.° il est
   nécessaire de connoître le nombre des Candidats, &
   toute élection exige nécessairement que par une
   première votation on ait décidé sur la capacité des
   Candidats, dans le cas où l'avis seroit adopté, même
   s'il n'étoit pas formé des n-1 propositions qui ont
   la pluralité; 7.° si le nombre des Votans est très-grand,
   & la probabilité de l'avis de chacun très-peu au-dessus
   de 1/2, il devient très-difficile, à proportion que le
   nombre des Candidats est plus grand, d'obtenir une
   décision qui ait un degré de probabilité au-dessus de
   1/2. Ainsi on ne doit confier à une grande assemblée
   le choix qu'entre des Candidats qui ont été d'ailleurs
   jugés très-capables, avec une probabilité très-grande,
   ou bien le droit de présenter à une assemblée moins
   nombreuse & plus éclairée un certain nombre de
   Candidats. En général toute élection faite par un
   grand nombre d'hommes, conduit à une très-petite
   probabilité que l'on a choisi le meilleur.

Markus Schulze

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