Jean Luc Damble a �crit :

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From: "jeanluc.damble" <[EMAIL PROTECTED]>
To: <[EMAIL PROTECTED]>
Sent: Wednesday, February 13, 2002 12:16 PM
Subject: Re: [pmev] Fw: Dossier candidat PE1



| Dans la PMEV ce qui me para�t important c'est la place de l'oral.
(�changes
| entre �l�ves pendant le TI, �changes pendant le bilan)
| Cette pratique quotidienne de l'oral est � mon avis fondamentale.
Les
| enfants parlent, argumentent, expliquent...et cela sur des sujets
qui sont
| parfois pas tr�s amusants.

Je suis convaincu depuis longtemps mais l'on m'excusera d'y insister
encore.

Il y a bien des mani�res de d�velopper l'oral en classe, ce qui est
toujours utile, mais il faut oser le pr�ciser : toutes ne se valent
pas, toutes n'ont pas le m�me impact � court terme et � long terme.
Nous n'avons rien contre les sujets "plaisants", je le pr�cise �
toutes fins utiles, mais r�ussir � faire parler, argumenter, expliquer
sur des sujets plus arides est bien, comme le dit Jean Luc Damble, un
point capital. Les plaintes qui redescendent du coll�ge sont parfois
tr�s exag�r�es, mais elles peuvent aussi �tre totalement justifi�es,
m�me si l'�cole primaire n'est pas seule en cause.

Je le pr�cise aussi : � la limite, nous n'en attendions pas tant, et
j'ai parfois �t� bouscul� par la qualit� des �changes, surtout dans
les milieux o� nous ne nous attendions vraiment pas � �a.

La PMEV introduit un type d'oral qu'on nous a parfois presque reproch�
trant il contrastait avec les r�sultats obtenus avec d'autres
pratiques plus spontann�es ou d�lib�r�ment conviviales. Mais, du point
de vue de la "mission" de l'�cole en tant que "service public", charg�
co�teusement de pousser le maximum d'�l�ves  vers des �tudes longues,
je pense que cette approche m�rite d'�tre reconnue � sa juste
importance : elle est peut �tre une des cl�s des difficult�s actuelles
de l'�cole.

Cette pratique de l'oral a eu des r�percussions
| sur la place de mes anciens �l�ves en 6�. Plusieurs d'entre-eux ont
�t�
| choisi pour �tre d�l�gu� de classe, en particulier parce qu'il
avaient su
| parler, pr�senter de fa�on claire leur projet � toute la classe,
leurs
| concurents �taient selon leurs dires incapables de communiquer
quoique ce
| soit. Cet exemple n'a pas valeur de g�n�ralit�, mais cela peut �tre
une
| piste int�ressante. Prise de parole, prise de responsabilit�, prise
de
| conscience, (prise de pouvoir.... mais le d�l�gu� n'a pas trop de
pouvoir
| c'est plus une charge qu'autre chose).

L'impact n'est donc pas seulement "langagier". Il n'est pas purement
"scolaire". M�me si la PMEV n'a initialement cherch� qu'� faciliter le
rattrapage des �l�ves absents ou � soutenir des �l�ves en difficult�
dans un contexte particulier, il est vite apparu que ses potentialit�s
�taient beaucoup plus �tendues.

Ce que Jean Luc Damble a pu v�rifier �  Pamiers, alors que Y. B.
l'avait mis en �vidence � Noum�a, rel�ve donc d'une certaine
universalit�.

Nous ne sommes pas dans le domaine de la science, mais plus
modestement dans celui de la pratique. Et pourtant, nous retrouvons
ici un des crit�res de la "v�rit�" scientifique : pour �tre valid�e,
une exp�rience doit �tre renouvelable. Mais ceci est une autre
hstoire...

Michel MONOT
P�dagogie de Ma�trise � Effet Vicariant :
www.offratel.nc/magui/

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servir pour d�couvrir ce que nous n'avons pas encore d�couvert"
(Gaston BERGER)



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