Dès qu'on fait des cartes (avec des villes que l'on nomme (dans quelle
langue?), des zonages (de pouvoir...) que l'on trace ), on fait de la politique.
Une frontière ça sert à quoi ? C'est avant tout pour savoir si en allant d'un
point A à un point B on va changer ou pas de souveraineté administrative
(juste histoire d'avoir son visa en règle, ce qui est quand même préférable au
cas où la maréchaussée se pointe...).
J'ai regardé la carte du Sahara Occidental et c'est bien la position qui semble
être retenue par OSM : l'administration de fait (via le Mur des Sables) d'un
territoire dessine la frontière. C'est je pense la position la plus
"apolitique" possible (si tant est que ce puisse être possible tant qu'on parle
de frontière...) me semble-t-il. D'ailleurs c'est une déclinaison du "c'est le
terrain qui prime" que j'ai entendu à plusieurs reprises dans ces fils de
discussion.
On reste factuel en actant une situation de fait (car une carte c'est fait pour
servir, le "lecteur" basique d'OSM n'est ni diplomate, ni géographe, ni
historien, il veut savoir <<dans quel "pays"(i.e. souveraineté administrative)
c'est>> ce qu'il cherche sur la carte).
OSM a vocation, je le pense, à répondre à répondre à minima à ce besoin
"basique" et dire dans les fait c'est ici ou là.
Pour en revenir au Mont-Blanc.
La partie contestée est semble-t-il inhabitée. Sauf mon ignorance, il me semble
qu'il n'y a jamais eu d'échauffourés entre l'Italie et la France à ce sujet,
avec échanges de coups de feu, mouvement de troupes sur le terrain etc..Donc à
priori il semble impossible de trouver une administration de fait (par une
administration civile ou une occupation militaire) de la partie concernée.
Les revendications de part et d'autres étant non concordantes cela veut dire
donc tout simplement que la frontière n'est pas tracée.Les deux points
extrémaux de la frontière posant problème devraient être reliés par une ligne
en pointillés (comme dans les vieux atlas papiers) indiquant qu'il n'y a pas de
tracé de frontière bilatéralement reconnue. Et ça semble le plus logique.
Lorsqu'on ne sait pas, OSM doit répondre "on ne sait pas...".
Une autre solution qui me semble moins satisfaisante et moins logique, serait
de faire passer la frontière d'un pays par la frontière revendiquée par
l'autre, et laisser ce qui est reconnu par l'un et pas par l'autre en dehors
des deux territoires("zone disputée").
Le Vendredi 17 juillet 2015 19h32, Sylvain Maillard
<[email protected]> a écrit :
Salut,
pour le tracé de la frontière franco-italienne, le CNIG a une page qui liste
quelques compte-rendus de réunions, et il y a notamment un document avec les
positions des bornes frontières officielles : http://cnig.gouv.fr/?page_id=8653
Les derniers ajustements ont été effectués pour harmoniser les 2 tracés dans le
cadre d'INSPIRE.
En ce qui concerne le point précis du mont-blanc, on est face à 2 entités
politiques légitimes avec chacune un point de vue, et qui sont tous les deux
"reconnus" au niveau international : il est prévu que les 2 tracés figurent
dans le bases européennes ! (voir diapo 13 sur
http://cnig.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/05/2015-10fronti%C3%A8res_GTEI_VF.pdf)
Je pense que dans ce cas précis, OSM a plutôt vocation à afficher les 2 tracés
...
Du côté l'organisation des secours, il y a des accords internationaux entre la
France et l'Italie pour une coopération complète des services de secours qui
interviennent sur le secteur ...
Sylvain
Le 17 juillet 2015 18:19, Florian LAINEZ <[email protected]> a écrit :
Le 17 juillet 2015 17:39, Eric Sibert <[email protected]> a écrit :
Ce qui ne semble pas très en accord avec les recommandations de la fondation de
n'avoir qu'une frontière. Ça serait plutôt d'avoir une frontière qui coupe la
poire en deux (en surface? avec ou sans passage par le sommet?) et tracer à
part avec des tags spécifiques les revendications de chaque pays.
On ouvrirait ainsi la boite de Pandore, cf. le débat sur le Sahara Occidental.
En effet si on commence à prendre en compte les revendications des pays, on
fait de la politique. Je ne suis pas contre de manière théorique (donner le
point de vue de chacun peut être une bonne chose) mais cela amène de nombreuses
complications du type 1. Prends-t-on en compte les revendications uniquement
des états ou également des organisations ? 2. Qu'est ce qui définit un état ?
le fait qu'il soit reconnu par d'autres ? Mais si tous les autres ne le
reconnaissent pas, on met une limite ? Quels critères prendre en compte ?
(exemple de l'Ukraine) etc ...
Si je ne me trompe pas, le débat sur le Sahara Occidental avait abouti sur la
solution de ne pas intégrer la vision Marocaine dans la base OSM mais de leur
fournir un serveur pour créer un rendu local intégrant cette donnée.
On met le Mont blanc dans nos frontières sur le rendu fr ou ça ressemble à une
galère à gérer ?
--
FlorianLainez
@overflorian
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