Le 7 août 2017 à 10:58, <[email protected]> a écrit :
> > Et ces bacs seront utilisés pour que les gens débarrassent leurs > voitures et caravanes et mettent toutes sortes d'objets cassés au lieu de > trouver la déchetterie > > La dimension reste modeste et la limitation en hauteur du parking évite la > fréquentation des caravanes, camping-cars et autres camionnettes des > artisans. > > Pas d'exploitation ostréicole ou mytilicole dans le secteur : les > coquilles d'huitre et de moules sont des coquilles de mollusques sauvages > (et non récoltées, sauf pour les souvenirs ;-)). > Je ne parlais pas des coquilles mais bien des déchets (notamment les plastiques) qui proviennent de ces installations et qu'on voit facilement sur les plages. Leur forme est très caractéristique, ce sont des disques alvéolés, sensés rester accrochés à un cordage ou un grillage ils sont souvent bleus ou noirs). On en voit de plus en plus, sur la côte atlantique la technique est visiblement très utilisée et notamment pour les huitres Pour les moules de bouchot c'est moins problématique, ce qui se détache ce sont des pieux et des morceaux de cordage. Les bois mouillés ramenés au rivage sont peu polluants, et ont des amateurs pour l'artisanat. On trouve aussi des morceaux de cordage mais là encore pas de pollution terrible, c'est souvent du chanvre, mais on commence à trouver des cordages de nylon. Leur origine n'est pas la pêche ou les gréments tombés à l'eau, en fait beaucoup plus rares (on les retrouve plutôt dans les décharges portuaires), mais bien les bouchots "nouvelle génération". Mais le gros de la pollution vient des casiers et des sacs d'élevage: grillages et structures en plastique plutôt qu'en métal car ça se dégrade beaucoup moins. et là on voit un peu partout ces morceaux de filets plastiques plus ou moins déchirés. Les coquillages en soit ne sont pas une pollution. Il existe même une filière pour eux pour les transformer en poudre destinée aux producteur d'oeufs, ou comme additif aux bétons ou pour les granulats des routes (un de leurs avantages c'est leur porosité naturelle). Ils se fragmentent vite et entre dans la composition du sable, et finiront pas tapisser le fond des planchers marins et avec l'action des bactéries, algues et petits animaux marins qui s'en nourissent partiellement pour leur propre coquilles, ils se solidifieront et formeraont les futurs dépots crayeux... à moins qu'on les pêche avant car le sable est un matériau très recherché et ces coquillages présents ne sont pas du tout une gêne pour produire les ciments mais plutôt un avantage pour la construction et permettent d'assurer une meilleure cohésion et ils s'agrègent facilement à la cuisson des ciments qu'ils contribuent à renforcer même si leur base ce sont des silicates qui nécessitent de bien plus hautes temprératures pour leur donner la cohérence nécessaire aux ciments et bétons. Au contraire des fragments de plastique qui n'ont pas la même résistance (et qui produisent en les cuisant des goudrons et des tas de composés très toxiques comme les pyralènes, les même que pour les incinérateurs de déchets ménagers avec nos emballages) mais qui pourtant se dégradent naturllement beaucoup plus difficilement que les métaux, bois et cordages en fibres naturelles. On a aussi des plastiques sur la plages issus des centrales de traitement de l'eau (à microfiltration): ils laissent s'échapper des tas de morceaux de filtres dans les fleuves et ça doit commencer à être plus grave que la pollution des sacs plastiques pour nos poubelles, ou les emballages, au vu des quantités régulièrement déversées de façon invisible via les boues d'épuration dans les petits cours d'eau et in fine à la mer sur les plages. On les voie moins car les fragments sont plus petits et informes, mais ils sont fort pollués par ce qu'ils ont servi à filtrer. Les anciens filtres sont normalement recyclés par des filières spéciales, mais uniquement ceux qui sont récupérés pour être changés car devenus inefficaces, mais avant ça ils ont déjà laissé s'achapper des tas de microplastiques durant leur utilisation à chaque opération de purge, les boues devraient être récupérées mais avant de les remettre ne service ils sont rincés à vive eau et c'est rejeté tel quel. Nos petites rivières et nos fleuves charrient des quantité de microplastiques, et l'état des fonds en témoigne, on assiste à l'engorgement (sans compter aussi les nitrates et détergents qui atrophient les fonds). Cependant on commence à voir de plus en plus de gros morceaux de filtres (ça resemble à des morceaux de tube. Au sud de la Méditerranée, les usines de désalement aussi produisent des quantité de déchets plastiques en mer dont l'origine n'est pas les décharges de déchets ménagers à ciel ouvert, ni les films pour les cultures maraichères intensives de l'Espagne au Maroc.
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