Quelques photos pour voir de quoi je parle:
https://www.google.fr/search?q=grillage+plastique+ostreicole&tbm=isch
Et notamment celle-ci pour le captage ostréicole et mytilicole:
http://www.bys.fr/captage
On en retrouve des quantités sur les plages...


Le 7 août 2017 à 15:19, Philippe Verdy <[email protected]> a écrit :

>
>
> Le 7 août 2017 à 10:58, <[email protected]> a écrit :
>
>> > Et ces bacs seront utilisés pour que les gens débarrassent leurs
>> voitures et caravanes et mettent toutes sortes d'objets cassés au lieu de
>> trouver la déchetterie
>>
>> La dimension reste modeste et la limitation en hauteur du parking évite
>> la fréquentation des caravanes, camping-cars et autres camionnettes des
>> artisans.
>>
>> Pas d'exploitation ostréicole ou mytilicole dans le secteur : les
>> coquilles d'huitre et de moules sont des coquilles de mollusques sauvages
>> (et non récoltées, sauf pour les souvenirs ;-)).
>>
>
> Je ne parlais pas des coquilles mais bien des déchets (notamment les
> plastiques) qui proviennent de ces installations et qu'on voit facilement
> sur les plages. Leur forme est très caractéristique, ce sont des disques
> alvéolés, sensés rester accrochés à un cordage ou un grillage ils sont
> souvent bleus ou noirs). On en voit de plus en plus, sur la côte atlantique
> la technique est visiblement très utilisée et notamment pour les huitres
>
> Pour les moules de bouchot c'est moins problématique, ce qui se détache ce
> sont des pieux et des morceaux de cordage. Les bois mouillés ramenés au
> rivage sont peu polluants, et ont des amateurs pour l'artisanat. On trouve
> aussi des morceaux de cordage mais là encore pas de pollution terrible,
> c'est souvent du chanvre, mais on commence à trouver des cordages de nylon.
> Leur origine n'est pas la pêche ou les gréments tombés à l'eau, en fait
> beaucoup plus rares (on les retrouve plutôt dans les décharges portuaires),
> mais bien les bouchots "nouvelle génération".
>
> Mais le gros de la pollution vient des casiers et des sacs d'élevage:
> grillages et structures en plastique plutôt qu'en métal car ça se dégrade
> beaucoup moins. et là on voit un peu partout ces morceaux de filets
> plastiques plus ou moins déchirés.
>
> Les coquillages en soit ne sont pas une pollution. Il existe même une
> filière pour eux pour les transformer en poudre destinée aux producteur
> d'oeufs, ou comme additif aux bétons ou pour les granulats des routes (un
> de leurs avantages c'est leur porosité naturelle).
>
> Ils se fragmentent vite et entre dans la composition du sable, et finiront
> pas tapisser le fond des planchers marins et avec l'action des bactéries,
> algues et petits animaux marins qui s'en nourissent partiellement pour leur
> propre coquilles, ils se solidifieront et formeraont les futurs dépots
> crayeux... à moins qu'on les pêche avant car le sable est un matériau très
> recherché et ces coquillages présents ne sont pas du tout une gêne pour
> produire les ciments mais plutôt un avantage pour la construction et
> permettent d'assurer une meilleure cohésion et ils s'agrègent facilement à
> la cuisson des ciments qu'ils contribuent à renforcer même si leur base ce
> sont des silicates qui nécessitent de bien plus hautes temprératures pour
> leur donner la cohérence nécessaire aux ciments et bétons. Au contraire des
> fragments de plastique qui n'ont pas la même résistance (et qui produisent
> en les cuisant des goudrons et des tas de composés très toxiques comme les
> pyralènes, les même que pour les incinérateurs de déchets ménagers avec nos
> emballages) mais qui pourtant se dégradent naturllement beaucoup plus
> difficilement que les métaux, bois et cordages en fibres naturelles.
>
> On a aussi des plastiques sur la plages issus des centrales de traitement
> de l'eau (à microfiltration): ils laissent s'échapper des tas de morceaux
> de filtres dans les fleuves et ça doit commencer à être plus grave que la
> pollution des sacs plastiques pour nos poubelles, ou les emballages, au vu
> des quantités régulièrement déversées de façon invisible via les boues
> d'épuration dans les petits cours d'eau et in fine à la mer sur les plages.
> On les voie moins car les fragments sont plus petits et informes, mais ils
> sont fort pollués par ce qu'ils ont servi à filtrer. Les anciens filtres
> sont normalement recyclés par des filières spéciales, mais uniquement ceux
> qui sont récupérés pour être changés car devenus inefficaces, mais avant ça
> ils ont déjà laissé s'achapper des tas de microplastiques durant leur
> utilisation à chaque opération de purge, les boues devraient être
> récupérées mais avant de les remettre ne service ils sont rincés à vive eau
>  et c'est rejeté tel quel. Nos petites rivières et nos fleuves charrient
> des quantité de microplastiques, et l'état des fonds en témoigne, on
> assiste à l'engorgement (sans compter aussi les nitrates et détergents qui
> atrophient les fonds). Cependant on commence à voir de plus en plus de gros
> morceaux de filtres (ça resemble à des morceaux de tube.
>
> Au sud de la Méditerranée, les usines de désalement aussi produisent des
> quantité de déchets plastiques en mer dont l'origine n'est pas les
> décharges de déchets ménagers à ciel ouvert, ni les films pour les cultures
> maraichères intensives de l'Espagne au Maroc.
>
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