Ce ne sont pas tant les "casiers" d'élevage, que les sacs en plastique
tressés, et surtout le fait qu'en France on préfère ne pas développer
l'élevage des naissins comme au Japon (opposition systématique des
conchylicuteurs), et qu'on va plutot collecter au gré des courants en
posant sur d'immenses surfaces ces collecteurs. La France a la plus grande
densité au monde de surfaces couvertes par ces collecteurs en plastique. Et
ce n'est pas sans rapport non plus avec les épizooties (type herpès) qui
contaminent très régulièrement les cultures (qui plus est elles sont
mono-espèces ce qui favorise la mortalité à grande échelle)
Le Japon est le deuxième pays conchyliculteur au monde et n'a jamais de
telles épidémies (même chose pour les USA ou le Canada et même la Chine),
il privilégie la multiplicité des espèces et les protège dans chacun de ses
bassins, et au lieu d'ensemencer massivement le milieu naturel pour faire
une sélection d'espèce exclusive en monoculture, ils ont des bassins
d'élevage de naissins et ne collectent presque rien dans le milieu naturel
et limitent les rejets.
Il faut dire aussi que nos côtes relativement plates avec un très vaste
plancher continental facilite les choses en France, alors que les Japonais
sont cantonnés à leurs fjords étroits et une bande côtière minuscule. On
collecte et on ramasse tout ce qui passe, les maladies avec.

On commence à faire les mêmes erreurs dans nos outremers du Pacifique avec
les élevages pour huîtres perlières (et on fache nos voisins australiens et
néozélandais qui voudraient protéger leur diversité contre les espèces trop
invasives échappées de nos monocultures, mais aussi avec nos champs de
plastique incontrôlés à l'européenne dont on tapisse maintenant les lagons,
au lieu des techniques plus ancestrale utilisant les casiers ou les
techniques asiatiques utilisant les grillages métalliques ou les tresses
végétales comme au Vietnam et en Thailande)
Il faut dire que l'industrie du plastique est puissante en Europe et inonde
de ses produits des marchés plus faibles comme l'Afrique et le Sud-Est
asiatique qui n'ont pas les moyens non plus de traiter leur déchets, tandis
qu'il les pousse a remplacer les anciennes cultures végétales vivrières et
couper leur forêts pour planter des palmeraies à huile pour nos industries
agroalimentaires et dont les sous-produits ne sont même pas revalorisables
aussi bien et finissent brûlés.

Les anciennes corderies utilisant les sous-produits de la plantation du riz
ou des arbres fruitiers ne tournent plus: les cultuivars sélectionnés
produise moins d'éléments ligneux et sont à pousse plus rapide mais bien
plus fragile, les forêts à pousse lente sont détruites, les anciennes
mangroves aussi, et on creuse les fleuves pour permettre le passage de
navires de plus en plus gros, on réduit les plages pour ramasser le sable
qui vont construire les gratte ciels chinois et construire de nouveaux
ports ou les centrales hydroélectriques, et bétonner le plancher des routes
pour faire circuler les camions et automobiles (le vélo perd du terrain
partout mais les transports en commun ne sont pas développés pour limiter
la casse et il faut bien ravitailler les immenses concentrations
métropolitaines).

Et on implante des usines sur d'anciennes terres humides en les consolidant
avec des quantité énormes de piliers de béton (ce phénomène a eu lieu au
Japon mais est maintenant arrêté ils ont compris l'intérêt de protéger
leurs montagnes et leurs rivières, malgré l'accident des centrales de
Daiichi, Fukushima, en développant les transports publics et réduisant les
surfaces de béton et replantant beaucoup, les japonais sont maintenant
maitres des cultures très diversifiées sur des surfaces petites et
utilisent très peu le plastique).

Cependant les deux tiers des plastiques dans les océans sont jetés ou
tombés des bateaux (toutes catégories: pertes de cargaisons, déchets de la
pêche industrielle, et même rejet volontaire de cargaisons entières
d'ordures pour désencombrer les décharges dans les pays sans voie de
recyclage, ou par des promoteurs peu scrupuleux qui prétendent garantir le
recyclage de nos propres déchets en les emmenant en Afrique, pour être
revalorisé après tri, mais en fait sortis des eaux territoriales, c'est
jeté dans les eaux internationales pour économiser du carburant et revenir
vite chercher la cargaison suivante sur des navires poubelles sans cesse
maquillés, renommés et passant d'un registre maritime de complaisance à un
autre). La situation est catastrophique sur les côtes africaines et
asiatiques de la Méditerranée tout autour de l'Océan indien.

Sur nos plages françaises ce sont les exploitation conchylicoles qui sont
de plus en plus gros apporteurs de plastiques, une bonne partie tombant des
bateaux ou étant mal arrimée, il y a de grosses pertes en volume des
équipements jetables de collecte des naissins (jsute abandonnés sur place
pendant des années sans surveillance avant de les ramener à l'abri dans les
parcs pour les derniers mois). On en voit de plus en plus là où il n'y pas
pas si longtemps on ne voyait que des bouts de grillages métallique qui
cassaient facilement, ne laissaient pas de pollution et ne contaminait pas
non plus les poissons. Pourquoi on les emploie ces plastiques?  ils sont
très peu cher et très faciles à poser contrairement aux anciens grillage
métalliques et aux casiers, on balance les filet, on accroche une bouée
pour les relever quelques années après mais beaucoup sont abandonnés ou
oubliés ou ont dérivé ont ne sait où, et des bouées se décrochent après
chaque tempête. on accepte des pertes importantes sur ces collecteurs
plastiques très bon marché car la ressource des naissins est inépuisable
(même si on a favorisé une surcentration les rendant malades...) et la
seule chose qui compte ce sont les parcs pour les derniers mois
d'engraissement; les bassins ne servent pas au naissains mais uniquement à
l'affinage des produits finis et ce sont les seuls à être gardés et
protégés, mais après la récolte on trouve des tas de morceaux de vieux
filets plastique qui n'ont aucune valeur (et qui sont abandonnés comme on
faisait avant avec les sacs grillagés qui se dégradaient facilement, mais
ce minerai de fer ou de zinc est devenu trop cher pour cet usage et les
corderies de chanvre n'existent plus en Europe puisque notre agriculture
n'en produit plus et qu'on manque de paille pour l'alimentation animale et
leur couchage intensif et le bois est devenu trop précieux pour faire des
casiers). Sur les bateaux de pêche industrielle on ne répare plus les
filets et les lignes maintenant en matières plastique, le jour où ils sont
trop cassés ils sont abandonnées en mer: ça économise des heures de travail.

On a beaucoup trop parlé des sacs plastique des supermarchés, mais c'est
infime à côté des rejets directement en mer et des montagnes de bouteilles
plastiques dans nos décharges et des autres emballages individuels jetables
et de toute façon on utilise toujours autant les sacs poubelle, et les
films agricoles pour le maraichage ou l'ensilage.

Le 7 août 2017 à 20:25, <[email protected]> a écrit :

> Je crois que ça n'a plus rien à voir avec le sujet de départ ;-).
> Le 07/08/2017 à 15:19, Philippe Verdy - [email protected] a écrit :
>
> Le 7 août 2017 à 10:58, <[email protected]> a écrit :
>
>> Pas d'exploitation ostréicole ou mytilicole dans le secteur : les
>> coquilles d'huitre et de moules sont des coquilles de mollusques sauvages
>> (et non récoltées, sauf pour les souvenirs ;-)).
>>
> Je ne parlais pas des coquilles mais bien des déchets (notamment les
> plastiques) qui proviennent de ces installations et qu'on voit facilement
> sur les plages.
>
> Ne pas oublier le smiley. Bien-sûr les coquilles ne sont pas un déchet
> gênant (ma consommation personnelle fini broyée comme engrais - les
> carapaces de crustacés, c'est autrement plus vide digéré par le compost !).
> Si tu achètes du grain pour poules, tu verras sans doute des éclats de
> coquille d'huitres.
> Côté bouts de filets et bouts de casiers, je pense que les filets sont en
> général en fil nylon simple alors que les bouts des casiers sont tressés.
> Mais ça doit dépendre des techniques de pêche et des espèces ciblées.
> Je confirme l'absence de pollution par les casiers d'élevages sur la plage
> en question. Soit les nasses sont mieux gérées soit plus prosaïquement
> elles restent dans leur secteur d'utilisation.
>
> Jean-Yvin
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