Fabián Rodríguez <[email protected]> a écrit :

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On 2012-03-28 17:13, "Gérard Talbot" wrote:
Le Mer 28 mars 2012 13:59, Steve Nadeau a écrit :

je suis au gouvernement depuis plus de 20 ans et je suis je crois
assez bien placé pour me rendre compte de ce qui peut se faire.

Il y a 18 mois environ, j'ai été à une séance d'information sur un
Attestation d'Études Collégiales (A.E.C.) en programmation web. Le
professeur y a expliqué que le Ministère de l'Éducation du Québec
(MÉQ) achète de Microsoft des centaines (sinon des milliers) de
licences de logiciels Microsoft qui sont alors mis "gratuitement" à
la disposition des étudiants (imaginez tous les postes de travail
dans un cégep qui roulent tous Windows 7 [approx. $300.] et
MS-Office [approx. $300.]), et, pour les étudiants en
programmation, y compris une copie de Windows 7 que l'étudiant peut
installer sur son micro-ordinateur de bureau (PC) à la maison ou
son portable.

C'est inexact. Plutôt que de répondre ici au long, j'ai préparé un
texte ici:
http://libreplanet.org/wiki/Group:LibrePlanet_Quebec/LicencesMicrosoftGratuites
ou
http://ur1.ca/8v1tn


Fabián,

J'ai peut-être extrapolé aux autres étudiants la mécanique d'achat de logiciels mais pas concernant les étudiants en programmation web. Les étudiants se font "donner" un CD de Windows 7 (avec un no d'enrégistrement précis, j'imagine) et des autres logiciels Microsoft qu'ils peuvent installer sur leur PC à la maison et qu'ils ont à utiliser pour leur cours et les coûts de ces logiciels pour le programme de programmation web est bel et bien transféré dans les frais de scolarité. Maintenant, est-ce que c'est le prix coûtant, le prix de détail comme si on l'achetait à, par. ex., Bureau en Gros? Probablement que non. Est-ce que toute (100%) la facture d'achat est refilé à l'étudiant? Possiblement que non aussi: le débat actuel sur les frais de scolarité universitaire a mis en évidence le fait que tous les contribuables dans leur ensemble sont ceux qui défraient la plus grande part des coûts (d'opération, de fonctionnement, infrastructures, etc) du système d'éducation post-secondaire.

Les licences ne coûtent pas ces prix, elles sont distribuées pour $0.

Tu sembles relativiser ce chiffre sur le site:
"Les licences dites 'académiques' ne coûtent jamais le plein prix." S'ils coûtent 25% du plein prix, c'est quand même quelquechose et pas $0.

C'est une stratégie commerciale de longue date. Traiter le prix comme
critère principale de choix de technologies est une erreur fréquente.

Oui c'est une erreur des administrateurs, directions d'école, de commissions scolaires et du MÉQ.


Le coût de ces licences d'utilisation de logiciels
Microsoft (probablement des centaines de millions de dollars) est
alors transféré du MÉQ aux différents cégeps et autres écoles puis
transféré/inclus dans les frais de scolarité. Donc, d'un côté de
la bouche, les éducateurs (profs) et autres (direction d'écoles,
fonctionnaires, direction de départements) disent que les logiciels
sont "gratuits" et, de l'autre côté de la bouche, ils disent tous
que l'administration de l'éducation n'est pas gratuit.

C'est inexact, les licences sont en tout point gratuites. EN fait leur
apport économique est NËGATIF (voir lien ci-haut).

Dans le cas que je mentionne, ce n'est pas ce qu'on m'a dit. On m'a clairement dit que le coût de tous les logiciels "gratuits" dont je disposerais au Cégep comme à la maison serait refilé dans mes frais de scolarité. La nuance que je fais maintenant c'est que c'était probablement pas 100% du prix de détail chez un détaillant et qu'une partie du coût est assumée par le budget de fonctionnement du MÉQ.

Microsoft a objectivement intérêt à "créer" des développeurs d'applications Windows, à produire des programmeurs et personnes qui vont tout naturellement se sentir à l'aise - et pour plusieurs années - dans un environnement Windows, à contribuer à une éducation "Windows".

J'ai encore la documentation qu'on m'a remise: on y parle clairement de MS SharePoint, MS Visio, MS Project, MS Source Safe, etc. Ce ne sont pas là des logiciels pour le grand grand public. Et on souligne souvent que la formation est axée vers le marché du travail, que les outil-logiciels pédagogiques utlisés pour les cours sont ceux qu'on retrouve et utilise dans les entreprises (secteurs public et privé).


J'ai décroché totalement à ce moment-là de la présentation.
D'ailleurs, j'ai bien tenté d'expliquer qu'apprendre un langage ne
devrait pas forcer l'usage d'un outil en particulier. Tout comme un
cours de tennis ne devrait pas forcer l'achat et l'usage d'une
marque de raquette en particulier.

C'est une bonne comparaison :)

Si presque tous les logiciels Microsoft et/ou Apple ont des
équivalents Linux, alors 1- pourquoi ne pas choisir, préférer,
sinon privilégier, Linux partout? 2- pourquoi je ne pourrais pas
faire tous mes cours, travaux, examens avec des logiciels Linux? 3-
pourquoi imposer à un étudiant les produits Microsoft pour "son
éducation" et, par dessus le marché, lui "refiler" la facture de
Microsoft via les frais de scolarité ... sans même lui dire
clairement qu'il va devoir payer pour une telle obligation?
[...]

On n'impose rien, chacun peut choisir,

Euh... mais pas dans le programme de cours dans ce cégep dont je parlais.

mais avec l'information
disponible (ou je dirais le manque d'information), choisir la facilité
et ignorer l'éthique est simple et rapide (et parfois aussi plus
efficace).

Si tu parles de copies piratées de logiciels Microsoft faits par des étudiants, alors, oui, ce phénomène existe bel et bien.

C'est pas tout le monde qui est prêt à faire les compromis
nécessaires et l'effort pour améĺiorer/ajouter ce qui manque.


Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire avec tes 2 phrases précédentes. Je te dis qu'à aucun moment on m'a dit, suite à mes questions, que je pourrais faire tous mes cours, labos, travaux, examens avec les logiciels Linux.

N'oubliez pas que cette situation est particulière au Québec (mais pas
unique!) et dans d'autres pays c'est les logiciels libres qui sont la
norme. Malgré tout des entreprises comme Révolution Linux percent et
ont à leur actif des installations de plusieurs milliers de postes
dans des écoles. Ce sont ces exemples qui sont moins connus, alors
attention à généraliser.

Les conditions de ces programmes sont on ne peu plus claires, par
contre si les étudiants et profs ne les lisent pas ou n'ont pas
concience de l'influence de leurs choix sur leur futur, ce n'est pas
un hasard mais bien une réussite commerciale des entreprises qui les
visent.


Les conditions de ce programme n'étaient ni exhaustivement ni clairement expliquées dans la documentation qu'on m'a fournie. C'est quand j'ai vu que la liste de tous les logiciels commencaient par "MS-" que j'ai posé des questions. Même si les professeurs sont conscients de ce qu'ils font, ils n'ont peut-être pas le choix non plus: il y a aussi des directives émanant du MÉQ à suivre, des critères à rencontrer, des objectifs dogmatiquement programmées de diplomation à atteindre, etc . La latitude des contenus de cours et des moyens pédagogiques est peut-être très mince.

Gérard
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