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Et v'lan ! Tr�s bien dit, concret et frappant
!
Fran�ois.
----- Original Message -----
Sent: Saturday, December 21, 2002 2:15
AM
Subject: URG-L: (sans sujet)
Laura-Julie
Perreault cyberpresse
Bonjour Madame Perreault,
Vous dites
dans votre article "La patate chaude lanc�e au Coll�ge des m�decins" (http://www.cyberpresse.ca/reseau/politique/0212/pol_102120171616.html)
"Le ministre croit qu'en
continuant leurs moyens de pression, les m�decins sp�cialistes peuvent briser
une clause de leur code de d�ontologie. Selon l'article 13 de ce code, les
m�decins ne peuvent participer � une �action concert�e� qui met en danger la
sant� des patients des h�pitaux du Qu�bec."
Or la r�alit� nous indique
clairement que le ministre a bougrement tort sur ce point puisque c'est plut�t
la situation contraire, i.e l'acceptation des conditions de soins actuels, qui
pourrait �tre consid�r�e comme �tant une action concert�e qui met en danger la
sant� des patients des h�pitaux du Qu�bec.
Actuellement, un
anesth�siste accepte d'anesth�sier en m�me temps plusieurs patients (dans des
salles d'op�rations diff�rentes) afin de pouvoir r�pondre � la demande trop
grande pour le nombre d'anesth�sistes disponibles... mais cela comporte
pourtant certains risques.
Les radiologistes font chacun des centaines
de lectures de radiographies par jour et des dizaines d'examens
�chographiques ou scanographiques, le tout � un rythme tellement effarant
(encore afin de tenter de r�pondre � la demande dans un contexte de p�nurie
voulu et provoquer par le gouvernement -- il faut bien sauver des sous) que ce
rythme ne peut que mettre les b�n�ficiaires � risque d'erreur qui peuvent
�tres lourdes de cons�quences.
Et ainsi vont la plupart des autres
secteurs de la m�decine. Pourtant la population ne veut pas seulement des
soins de sant� accessibles, elle les veut aussi de qualit� et sans courir de
risque inutile.
La p�nurie de m�decin au Qu�bec n'est pas un �v�nement
accidentel. C'est un �v�nement planifi�, voulu et tol�r� par notre cher
gouvernement afin de sauver des dollards (ensuite gaspiller dans d'autres
secteurs tel la r�novation des appartements du premier ministre Landry � coup
de millions).
Combien faudra-t-il encore de d�c�s et de souffrances
pour qu'on dise la v�rit�: le gouvernement a fait consciemment le choix de
diminuer l'accessibilit� au syst�me de sant� afin de ne pas y investir les
argents n�cessaires. Bien s�r les termes employ�s par nos �lus et par les
hauts fonctionnaires diff�rent, mais la r�alit� parle d'elle m�me.
La
diminution de l'accessibilit� aux soins est une chose planifi�e, d�cid�e
strat�giquement, m�rement r�fl�chie, ..... PAR LE
GOUVERNEMENT
Combien des actions, coupures, d�cisions en apparence
folle, mais en r�alit� "bien" r�fl�chies, fermetures, blocages de
d�veloppement, etc. toutes venant "d'en haut" ont men� directement et
inexorablement � ce que l'on conna�t ?
Par conscience professionnelle,
les m�decins ont alors pris les bouch�es doubles afin de tenter de r�pondre �
la demande, mais cela ne peut continuer tr�s longtemps sans provoquer un
�puisement profond et un d�s�quilibre encore plus grand de l'offre et de la
demande.
Et maintenant le ministre Legeault parle d'une loi sp�ciale
pour obliger les m�decins sp�cialiste � prioriser � nouveau la quantit� sur la
qualit� afin de sauver les apparences et mieux camouffler le d�sastre qu'il a
lui-m�me provoqu�. Cela ne porte qu'un nom: de l'HYPOCRISIE.
Imaginer
seulement un instant que le gouvernement passe une loi sp�ciale pour obliger
les enseignants du primaires � accepter 60 enfants par classe par qu'il y
aurait p�nurie (planifi�e) de main d'oeuvre; qu'il passe une loi sp�ciale pour
obliger les compagnies a�riennes � accepter dans leur avions le double du
nombre de passager habituelle parce qu'il y aurait une p�nurie (planifi� par
le gouvernement) de pilote; qu'il passe une loi sp�ciale obligeant les
journalistes, les ouvriers de la construction, les policiers (etc) �
travailler au moins 30 heures par semaine en temps suppl�mentaire (mais
pay�s � taux simple) en raison d'une p�nurie (planifi�e par le gouvernement)
de travailleur. Croyez-vous que cela serait acceptable?
Les m�decins
sp�cialistes se battent actuellement pour l'am�lioration des conditions de
travail et ce n'est qu'en am�liorant ces conditions que le Qu�bec fr�nera
l'exode des m�decins (exode actuelle et celle � venir, possiblement encore
plus importante) vers d'autres provinces ou d'autres pays ... et en attira
d'avantage venant d'ailleurs.
Il est inacceptable que la population du
Qu�bec manque de soins, que des gens souffrent et meurent sur des listes
d'attente beaucoup trop longues comme c'est le cas actuellement parce qu'il
manque de ressources humaines et d'�quipements diagnostiques et de traitement.
Ce probl�me n'est pas nouveau, le gouvernement (en place depuis 6 ans) le
sait, et le savait, ... et le tol�rait parce que �a permettait des �conomies.
Mais le ministre ne peut pas s'accuser lui-m�me (et ses conseillers)
et accuser son gouvernement de la d�t�rioration du syst�me de sant� qu�b�cois
parce que cela serait politiquement suicidaire. Il pr�f�re donc mentir et
bl�mer quelqu'un d'autre.
Malheureusement, � chaque fois qu'il refuse
les solutions propos�es, il passe une loi sp�ciale. Et � chaque fois qu'il
passe une loi sp�ciale, il empire le probl�me.
Jocelyn Moisan
md omnipraticien
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