Title: Re : URG-L: RE: URG-L: Premièrement, prenez une calculatrice...
Le 18/05/05 13:48, «ï¿½Laurent Vanier�» <[EMAIL PROTECTED]> a écrit�:

Ce qui m'inquiète c'est que ce document de travail fut découvert fortuitement par notre fouineur de Julien.

L'AMUQ, entre autre, n"était pas avisée. J'ai aussi un chef de dpt qui ne fut pas avisé de cette réunion dans sa propre région.

J'ai été contacté par le Dr Rodrigue suite à une demande d'échange sur le sujet et nous conviendrons sous peu d'une date de rencontre formelle. Sa réponse fut prompte et courtoise.
Il faut mentionné que nous sommes dans un contexte renouvelé avec la FMOQ. Nous avons eu plusieurs collaborations dont la plus importante avec le CIIU. Il y a donc un dialogue mais nous ne pouvons pas laisser régresser notre situation pour autant.
Nous avancerons toujours plus en se parlant.

Je vous interpèle donc pour me faire parvenir vos impressions et commentaires pour que nous puissons en faire part à la FMOQ.

Le message principal est que nous allons livrer est que nous devons offrir les meilleurs services possibles à notre population et que ceci ne peut se faire que si les médecins (d'urgence et de première ligne) ne se retrouvent pas débordés par plus de 40 de travaux cliniques auxquels nous devrons ajoutés les taches administratives en plus. Nous allons simplement nous retrouver avec des MD qui délaisseront la pratique en salle d'urgence pour une pratique plus conviviale avec les aspirations des individus (famille etc...).
De plus je ne crois pas que 8 minutes soit raisonnable pour offrir un service de qualité à nos patients.

Merci

Laurent Vanier
[EMAIL PROTECTED]
Président AMUQ
Co-Président CIIU
(500 conférences, 18 professions, 35 pays, le plus important congrès en médecine d'urgence au Canada: http://www.ciiu2005montreal.com/programme_details/index.html <http://www.ciiu2005montreal.com/programme_details/index.html> )

Salut Laurent,

Le document est public et les chefs de départements en auraient certainement
Entendu parler un jour ou l’autre via leur DSP.

Mes impressions et commentaires (je les ai un peu fait savoir et j’en ajoute).

1-Utilisation des banques de données les plus récentes possibles pour déterminer le
   volume de vos activités (pour l’urgence en tout cas).  Ne pas faire de moyenne
   en se basant sur un mois mais prendre les données les plus récentes de la dernière
   année.

2-D’accord pour offrir les meilleurs services possibles, selon mes calculs de lourdeurs
   de clientèle, je devrais avoir 3.58 ETPmédecin de plus chez nous, soit presque 8
   docteurs de plus et youpi on en ajoute deux de jour et un de soir pour que tous les
   cas ambulatoires soient vus comme dans un gros SRV pis tout le monde est content.
   Mon problème est que mon urgence est totalement non-fonctionnelle avec le staff
   que j’ai actuellement et que même si j’ajoute des docs...je n’aurais pas les nurses
   pour qu’ils puissent rouler comme il faut.

3-L’évolution des effectifs en urgence a fragilisé les milieux.  Quand on avait 40 docs
   qui faisaient de l’urgence, la perte de un ou deux ne changeait pas grand chose.
   Si tu en a vingt (pour couvrir plus de quarts que les 40 couvraient il y a 15 ans)
   et que tu en perde 1, 2 ou 3 à temps plein, c’est la catastrophe.  En tenir compte
   dans votre discours.

4-Les deux activités prioritaires à couvrir au CH sont l’urgence et l’hospit (page 23),
   le médico-administratif est en bas de la liste.  Si vous voulez considérer le médico
   administratif en urgence, un partage du salaire du chef est possible pour ces
   activités.  Pour l’enseignement, ton avantage est que tu peux recruter plus facilement.

5-Le plus gros problème actuellement est que la première ligne s’effrite tranquillement.
   Il n’y a presque plus de prise en charge en bureau, les nouveaux docs se concentrent
   dans une pratique surtout hospitalière pour avoir leur AMP.  Si tu as plus d’orphelins
   dans une région, c’est sûr que ça va affecter ton achalandage à l’urgence (petits et
   gros cas).

6-Je le répète, les calculs appliqués à nos clientèles vont aider à ouvrir plus de place
    au recrutement pour la très grande majorité des urgences et ce malgré le fameux
    “8 minutes”.  Mais encore une fois, le 8 minutes n’est pas un temps limite qui
    nous sera alloué par patient mais bien un moyen pour déterminer le “poids” de
    cette clientèle par rapport aux autres.  De toute façon, à regarder nos salles
    d’attente respectives...on a l’air de se foutre pas mal du 8 minutes, non?  

7-Et c’est vraiment ça le “gros” inconvénient pour les patients, les cas mineurs ne
   sont pas vus en 8 minutes mais selon le temps que nous pouvons leur allouer,
   les autres...attendent.  Surtout, surtout ne pas se laisser prendre dans le
   piège de se réorganiser pour fournir plus de services aux petits cas, ce serait
   une erreur et ça ferait en sorte que les milieux capables de recevoir ces
   petits cas ne s’organiseront jamais.

Salut,

Claude Rivard, md

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