De toutes façons,je me MEFIE de ce genre darticle.On y rapporte certains faits,et pas dautres,et je serais curieuse de connaître TOUS les faits.
Alors là,oui,je serais en mesure de porter un jugement.De la négligence au racisme,tout y passera.Mais que sest-il réellement passé ?Je comprends absolument le 9-1-1 de LA davoir réagi ainsi.La patiente était DÉJÀ à lhôpital.Cest pas le rôle du 9-1-1 de réévaluer le triage fait par le nursing.Franchement.Alors en ce qui me concerne,jexonère TOTALEMENT le 9-1-1. Quant au fait que des histoires semblables ne se passent pas chez nous...Des patients « mal » triés qui codent la salle dattente,il ny en a pas beaucoup,mais il y en a.Et attention,je ne dis pas quil y a eu faute au triage.Je dis simplement que le triage nest pas infaillible,et que certains patients se présentent avec des histoires qui ne laissent pas suspecter la gravité de la pathologie sous-jacente.Ca peut être une présentation franchement atypique,ou alors un patient tellement mauvais historien quune chatte ny retrouverait pas ses petits,ou alors une interprétation des Sx par le patient qui fausse lévaluation ou alors mille autres choses. Trois exemples qui me viennent à lesprit : Patiente avec « mal de gorge » depuis 2 jours.Code dans la salle dattente.Dx :infarctus du myocarde. Patient avec douleur testiculaire depuis 24h00,apparue graduellement après avoir « levé un sofa » :en BEG à larrivée,non souffrant,et qui est tombé en choc une couple dheures après larrivée,dans la salle dattente.Dx final :AAA rupturé.Décès qques heures plus tard en salle op. Patient qui consulte pour grippe (en plein dans la saison) avec toux sévère (qui est le symptôme cardinal qui motive la consult) et qui code dans la salle dattente.Battage dans les médias à ce moment :famille indignée qui sinsurge contre cet événement (on les comprend),et qui estime que le patient « toussait tellement quil aurait dû être vu tout de suite ». Alors C. _____ De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Affaires Envoyé : 25 juin 2007 00:53 À : [email protected] Objet : URG-L: USA lien de l'article de La Presse: http://cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20070620/CPMONDE/706200623/ -1/CPMONDE <http://cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20070620/CPMONDE/706200623 /-1/CPMONDE&template=printart&print=1> &template=printart&print=1 voir texte plus bas: Je ne peux pas juger du triage au centre hospitalier qui a été fait, mais pour avoir occupé le poste de Préposé aux appels d'urgence à Urgences-santé il y a une douzaine d'années, je peux porter un jugement sur le préposé du 9-1-1. Premièrement, il n'est pas expliqué clairement si l'appel a été transféré du 9-1-1 au système de triage d'appels urgent du SMU. J'en doute fortement, car la conversation rapportée dans l'article n'est pas celle d'une personne formée en fonction du système Clawson. Une telle interaction négative et agressive avec un appelant résulterait en une suspension immédiate, et un retour en formation. Il reste donc l'explication que le préposé du 9-1-1 a outrepassé sa compétence, et aurait dû tout simplement basculer l'appel aux préposé du SMU, qui ont la formation pour traiter ce type d'appel. J'ai déjà traité un appel dans les mêmes conditions en provenance d'un grand hôpital de Montréal, i.e. un patient avec problèmes de comportement qui appelait le 9-1-1 à partir d'une cabine téléphonique, de l'intérieur du CH, avec menaces de suicide. Je n'ai pas eu le choix de faire affecter une équipe de paramédics, avec explications, pendant que mon chef d'équipe tentait de communiquer avec le personnel de l'hôpital, car l'afficheur du Bell ne pouvait localiser de quel appareil provenait l'appel ! Et c'était effectivement un patient du CH ! Plus récemment, à titre de paramédic, j'ai été affecté en face d'une urgence de CH de Montréal, pour un patient en attente de voir un médecin, et qui voulait qu'on l'amène dans un autre CH, car il était las d'attendre ! Il a donc utilisé son cellulaire -- mobile, pour les cousins... -- On l'a gentiment retourné à l'intérieur... André Beaulieu paramédic Montréal ----- Original Message ----- From: Fayez Abboud <mailto:[EMAIL PROTECTED]> To: [email protected] Sent: Wednesday, June 20, 2007 7:48 PM Subject: URG-L: USA Je ne sais pas si vs avez lu cet article ds la Presse ce matin,sur ce qui s'est passé,ds la salle d'attente d'une urgence d'un hôpital public à LA,ou une mère hispanophone de 3 enfants a carrément creuvé,sous caméra,d'une perforation intestinale sans que personne ne lui porte secours... Nos pb m'ont paru subitement minimes par rapport à çà! J'ai bien dis LA et non pas Sierra Leonne(ou probablement ce ne serai pas passer) F _____ Cyberpresse Le mercredi 20 juin 2007 États-Unis: Une malade agonise par terre aux urgences Nicolas Bérubé Los Angeles L'appel fait au 911 est arrivé peu avant 2h du matin. L'enregistrement n'est pas de la meilleure qualité, mais la conversation est claire. «Ma femme est par terre en train de mourir et les infirmières l'ignorent!» dit un homme, pris de panique. Après avoir compris que le couple se trouve dans un hôpital, le préposé du 911 lui répond de contacter un docteur ou une infirmière. «Je ne peux pas envoyer les ambulanciers pour la chercher. Votre femme est déjà à l'hôpital», dit le préposé. Au bout d'un moment, l'homme raccroche. Huit minutes plus tard, une femme non identifiée appelle au 911. «Il y a une femme qui gémit par terre, les infirmières ne font rien.» «Madame, vous devez contacter la direction de l'hôpital si vous avez une plainte. Le 911 est réservé aux appels d'urgence.» «Non, vous ne comprenez pas. C'est une urgence.» «Non, madame, ce n'est pas une urgence.» «Oui, c'est une urgence.» «Non, ce n'est pas une urgence.» «Que dieu vous condamne pour avoir agi comme vous venez d'agir», dit la femme, avant de raccrocher. «Non, négatif madame. C'est à vous que ça devrait arriver», lui répond le préposé du 911. Edith Isabel Rodriguez, 43 ans, est morte 30 minutes plus tard, seule, sur le plancher de la salle d'attente du Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital, à Los Angeles. Elle laisse dans le deuil trois enfants, un mari estomaqué, et des millions de concitoyens incrédules, qui se demandent aujourd'hui comment pareille absurdité a pu se produire en 2007, en plein coeur d'une métropole américaine. Edith Isabel Rodriguez a visité l'hôpital plusieurs fois durant les jours précédant sa mort, dans la nuit du 9 mai. À chaque visite, elle se plaignait de maux de ventre difficiles à supporter. Le 8 mai, un médecin a diagnostiqué des pierres aux reins, lui prescrivant des antidouleurs et du repos. Elle était rentrée à la maison, mais la douleur est devenue si insupportable que Mme Rodriguez est retournée aux urgences en pleine nuit. Elle s'est effondrée devant l'entrée de l'hôpital. Ce sont des policiers qui l'ont trouvée là. Ils l'ont assise dans un fauteuil roulant et l'ont amenée à l'intérieur. Selon le rapport des policiers, une infirmière a dit à la patiente: «Vous avez déjà été vue par un médecin. Il n'y a rien d'autre que l'on puisse faire pour vous.» Dans l'esprit du personnel ce soir-là, Mme Rodriguez était une patiente qui se plaint pour rien. Elle est donc restée dans son fauteuil roulant, ignorée de tous. Au bout de 15 minutes, elle s'est couchée par terre en position foetale, hurlant de douleur, et s'est mise à vomir du sang. Une caméra de surveillance a filmé Mme Rodriguez au sol. La vidéo montre un concierge en train de passer la serpillière autour d'elle, nettoyant le plancher avant de quitter la salle. Son conjoint, Jose Prado, est arrivé et l'a vue par terre. Il a tenté d'aller chercher une infirmière et d'alerter le 911. Sans succès. Edith Isabel Rodriguez est morte quelques minutes plus tard. Une autopsie a révélé qu'elle avait succombé à une perforation de l'intestin. Elle avait passé 45 minutes par terre sans que personne n'intervienne. Enquête du L.A.Times Situé dans le quartier Watts, Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital est surtout fréquenté par des Noirs et les latinos. Les rues du secteur ne sont pas sûres, de jour comme de soir. D'innombrables patients arrivent avec des blessures de balles, résultats des fusillades entre gangs, qui sont monnaie courante dans le secteur. La mort de Mme Rodriguez a péniblement rappelé aux résidants de Los Angeles à quel point leur ville est divisée par des frontières raciales et socio-économiques. Un tel drame n'aurait pu se produire dans un quartier habité par des riches, ou par des gens de la classe moyenne. «Je suis estomaqué, a dit le superviseur du comté, Zev Yaroslavsky, en conférence de presse. La vidéo montre que personne n'a fait son travail correctement. Cette femme était vraisemblablement en douleur. Pourquoi personne n'a rien fait? C'est scandaleux.» C'est une enquête du Los Angeles Times qui a permis de rendre publics les détails de l'histoire et les bandes sonores du 911 la semaine dernière. Depuis, l'infirmière responsable du triage qui était de garde ce soir-là a donné sa démission. Le directeur de l'établissement a été «réassigné à d'autres tâches», selon un communiqué émis par l'hôpital. Le frère de la victime, Eddie Sanchez, est encore sous le choc. «C'est incroyable de faire ça à quelqu'un. C'est inhumain» a-t-il dit à La Presse. M. Sanchez s'est rendu devant le Martin Luther King Jr.-Harbor Hospital lundi pour donner des entrevues aux médias. Selon lui, le centre hospitalier a perdu toute crédibilité dans cette affaire. «Ils ont traité ma soeur comme une moins que rien. On ne laisse pas les gens se tordre de douleur par terre comme ça. Il va falloir qu'il y ait des changements dans cet hôpital.» Pour Najee Ali, organisateur communautaire dans le quartier Watts, l'hôpital devrait être fermé temporairement, le temps d'entraîner le personnel et de changer d'administration. «Quand on voit un degré d'incompétence pareil, c'est la seule chose qui puisse être faite pour regagner la confiance des gens.» La direction de l'hôpital, qui n'accorde pas d'entrevues aux médias, a 30 jours pour faire des changements, sans quoi les fonds fédéraux seront suprimés et l'établissement devra fermer ses portes. Pour joindre notre journaliste [EMAIL PROTECTED]
<<attachment: image001.gif>>
