Andr� Sala�n <[EMAIL PROTECTED]> writes:
<couic> > Grand dieu non! > > Un exemple flagrant est celui du vote! > > Que n'entend-on pas sur le vote �lectronique : je mets de c�t� le > lobbying sur le sujet de la part des soci�t�s commerciales (y compris > pro libre) et de leur 5� colonne dans la classe politique. > > Mais fondamentalement, l'entr�e du bulletin virtuel dans le vote c'est > l'arriv�e de la suspicion dans un monde plut�t bien organis� au moins > dans nos soci�t�s d�mocratiques. > Mettre un papier correspondant � des crit�res et des normes simples et > facilement v�rifiables par tout un chacun, voil� de la d�mocratie et en > m�me temps le moyen simple, efficace et INCONTESTABLE de v�rification. Quand pour la derni�re fois as-tu �t� demander de pouvoir recompter *tous* les bulletins d'une �lection � l'�chelle nationnale ? Tu as �t� bien re�u ? Es-tu absolument certain du travail des d�pouilleurs ? Moi pas. Et quand on voit que l'institut de statistiques a perdu une quantit� pas n�gligeable du tout de ces fameux bulletins � rendre qui devaient �tre trait�s dans la plus grande discr�tion, on peut se demander si lors d'un vote tous les papiers arrivent bien au comptage. Personellement, vu l'ampleur de la t�che et le nombre d'erreurs possibles (volontaires ou pas), je crois qu'un vote par papiers ne peut qu'�tre mal d�pouill�. > Le bulletin �lectronique c'est exactement le contraire : pas simple, pas > incontestable et pas simplement ni s�rement v�rifiable. Le compatage serait pourtant nettement plus s�r, et les fraudes facilement d�tectables. > La mode pousse vers : eh! bien la mode a tort! > C'est l'avenir : non c'est le pire des pass�s (celui o� on achetait les > voix o� on bourrait les urnes) resservi � la sauce d'une modernit� mal > comprise, d'un progr�s mal assimil�, d'une technologie totalitaire : > c'est joli mais inmangeable, pire toxique. Quest-ce qui distingue le vote �lectronique du vote papier au niveau malversations ? Pour moi elles sont beaucoup plus facilement tra�ables pour un vote �lectronique que pour un vote papier. > Deux exemples feront l'affaire plut�t qu'un d�veloppement th�orique que > je laisse � tes soins (faut bien que tu bosses un peu) > > 1) La pr�sidentielle am�ricaine. C'est vrai ce n'est pas un vote "par > internet" mais simplement l�g�rement "technicis�" par des machines � > composter.R�sultat : une incertitude ind�brouillable quand � certains > bulletins et des r�gles de comptage prise � POST�RIORI par des tribunaux > plut�t qu'� priori par la constitution. D'o� doute et sentiments de > "tricherie" ou de "tromperie" li�s au d�veloppement d'un argumentaire > juridique et l�gale alors que la r�f�rence devrait �tre une �vidence > PHYSIQUE : le bulletin pr�d�fini comptable et v�rifiable par tous. Ben c'est justement l� qu'est le probl�me : le simple nombre de bulletins, dans un pays m�me pas s�r du nombre de ses habitants, fait qu'il est *impossible* d'avoir un comptage sans erreur. Et lors d'un recomptage, ques-ce qui te garantit que tous les bulletins sont bien l� ? Bulletin �lectronique = automatisation, donc limitaition des erreurs (si c'est bien fait) > Imaginons la situation avec un r�seau et du virtuel et ses possibilit�s > accrues de tripatouillage et de masquage de ces tripatouillages, la > majorit� des gens n'ayant m�me pas id�e de ce qu'on peut faire sur un > r�seau et comment, avec un ordinateur.Abracadabrantesque comme dit > quelqu'un de chez nous (en France). Le passage par le r�seau d'accord, quoi que des solutions puissent �tre trouv�es. Par contre le bulletin �ectronique que tu fustiges solutionnerait bien des probl�mes. Mais pour �a il faut que le syst�me soit bien fait, v�rifiable par de simple citoyens, donc OS :-) <couic> > Mais qu'est-ce qui me prouve que ces fichiers > ne sont pas eux-m�me des faux. Et qu'est-ce qui te dis que ce bulletin papier n'est pas un faux ? > Et si un sp�cialiste peut finir par se faire une conviction qu'en > est-il du quidam? Le quidam est d�poss�d� de son droit d'expression > et de choix parce qu'il ne peut plus v�rifier lui-m�me et simplement > la validit� du vote, la port�e de sa voix. Ben c'est valable aussi pour les bulletins papier. Le simple nombre des bulletins annule toute possibilit� de v�rification. > Le quidam c'est l'�lecteur, l'�lecteur c'est le citoyen et quand on > confisque au citoyen les outils de sa citoyennet� (le vote, son �quit� > ou ne serait-ce que le SENTIMENT de son �quit�) la d�mocratie est en > p�ril. Un sentiment de d�mocratie alors qu'elle est baffou�e est pour moi bien pire que son absence �tablie. -- R�mi `Debian: giving you the power to shoot yourself in each toe individually.' -- with kudos to Greg Lehey

