Bonjour,

Suis-je le seul à penser que cette vente pourrait au fond être un
argument en faveur de la libération des données ?

Si on compare :

- le Royaume-Uni, où l'institution nationale chargée de la cartographie,
l'Ordnance Survey, a mis l'an dernier sous licence ouverte une grande
partie de ses données (grâce en particulier aux conseils de Sir Tim
Berners-Lee, l'inventeur du World Wide Web [1]),

- et la France, où notre Institut Géographique National préfère vendre
une licence de ses données, qui ont été acquises en bonne partie sur
fonds publics, à une entreprise privée américaine, (avec au passage les
défauts observés sur leur rendu),

est-ce que ça ne vas pas clarifier, pour un responsable politique *élu*,
le choix entre une politique qui vise à rendre les données détenues par
les institutions publiques réutilisables par tous, et une autre dont le
résultat est en fin de compte de favoriser les intérêts de quelques-uns ?


(Surtout si on sait que des études ont montré que la valeur économique
globale créée autour de données ouvertes pouvait être un ordre de
grandeur supérieur à celle générée par des données fermées.)

Bien cordialement,

Jean-Guilhem


[1]
http://www.ted.com/talks/tim_berners_lee_the_year_open_data_went_worldwide.html
(vidéo de moins de 6  minutes, avec sous-titres en français disponibles
par un menu)

-- 
pgp 0x5939EAE2


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