Je ne vois pas de différence entre un institut soit-disant "hypbride" comme
l'IGN et une université. Si ce n'est pas directement une propriété de
l'Etat c'est parce que d'autre collectivités participent aussi à son
financement (elles sont aussi ses clients). Ce n'est qu'un forme
d'autonomisation mais cela reste public quand la quasi totalité du budget
vient de fonds publics, que ce soit de l'Etat ou ces collectivités, même si
l'IGN a aussi des ressources commerciales quand elle vend des prestations
au privé (ou quasi privé comme les chambres d'agriculture ou chambres du
commerce) ou à des organismes paritaires (type sécurité sociale, dont la
majorité des fond provient du public, le reste des entreprises; mais où
c'est l'Etat qui apporte toutes les garanties financières et comble les
trous tous les ans; la sécu étant en fait de moins en moins paritaire).

Quand on a un contrôle à largement plus de 50% par l'Etat ou les
collectivités locales; on appelle ça "public" et le citoyen de base a son
mot à dire, que ce soit à l'IGN ou à l'Université; surtout quand les deux
types d'organismes fonctionnent dans un régime d'exception par rapport au
privé, au plan légal comme au plan fiscal, et sont aussi soumis au contrôle
de la Cours des Comptes et au contrôle parlementaire; et quand ce sont les
présidents et ministres qui désignent leurs directeurs (normal vu que c'est
la collectivité qui les contrôle très majoritairement).

On en reparlera le jour où l'IGN sera ouvert au privé ou travaillera dans
un réel régime de concurrence (notamment intraeuropéenne) et ne sera plus
contrôle qu'à 40% ou moins par la collectivité ou sera fusionné avec un
autre organisme européen comparable dans un GIE, et les parts françaises
tomberont à moins de 20%, avec un contrôle par un groupe international coté
en bourse (comme aujourd'hui Orange, ex France Télécom, ou La Poste, toutes
deux issues de l'ancienne administration publique des PTT mais où l'Etat ne
détient plus la majorité).

Le 4 septembre 2014 16:54, Nicolas Moyroud <[email protected]> a écrit :

> Le 04/09/2014 14:34, Muselaar a écrit :
>
>
>> On a franchement une carte à jouer, c'est le cas de le dire. Le plus
>> dommage est qu'on ne puisse partir des données de l'IGN, dont l'essentiel
>> est fiable, je ne dis pas le contraire, au lieu de les reconstituer
>> péniblement alors qu'elle existent déjà, tout ça pour une histoire de
>> licences. J'avoue ne pas comprendre le sens de « National »… c'est pas
>> nous, la Nation ?
>>
> Ben si la Nation c'est nous mais c'est pas l'IGN ! Souvenons-nous que
> l'IGN n'est pas un organisme public mais un institut créé avec un statut
> hybride (j'ai failli dire bâtard, mais je ne l'ai pas dit) qui ponctionne
> de l'argent public mais doit également fonctionner sur fond propre donc
> vendre ses productions.
> Déjà dans les organismes français 100% publics le concept des données
> libres a un mal fou à faire son chemin (nous pratiquons couramment le
> "c'est les données de mon projet c'est à moi"...). Là il y a déjà pas mal
> de choses à faire bouger.
> Alors l'IGN même si ils commencent à faire quelques efforts (pas toujours
> de très bonne qualité hein cf GEOFLA) ça va être trèèèèèès long !
>
> Nicolas
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