Salut Denis, je suis entierement d'accord avec toi.Avez-vous des obligations, Fond de pension...     
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Sent: Monday, October 14, 2002 3:48 PM
Subject: URG-L: salariat

Je n'ai que des bonnes choses � dire du salariat - quand c'est le bon... 
 
Dans notre milieu, il y avait un probl�me d'engorgement qui faisait (et fait toujours) que nous �tions souvent en manque de civi�res pour examiner les patients (pour cause de patients admis occupant lesdites civi�res, et qui montaient au compte-gouttes � l'�tage), avec le r�sultat que le nombre de patients qui pouvaient �tre vus dans un quart de travail (shift, et non pas chiffre, les copains...)  �tait s�v�rement limit�, et les revenus en souffraient.
 
Lorsque nous sommes pass�s au salaire, mon revenu annuel a grimp� de 30%.  Apr�s plusieurs ann�es de vaches maigres vu l'implantation progressive de cette congestion � l'urgence, �'a �t� un grand soulagement, et une validation de notre approche.  Notre �quipe a toujours �vit� comme la peste les grands experts du 80 patients en 8 heures, avec 8 erreurs critiques ou mortelles de diagnostic par quart de travail.  R�sultat:  nous sommes un groupe de gens qui voyons de 20 � 28 patients par quart, mais du travail de qualit�, � ma grande fiert� (il �tait un temps � Ottawa o� Montfort �tait appel� "la boucherie"... par les Francos.  Je vous laisse deviner ce que les Anglos l'appelait...). 
 
Comme la lourdeur des patients s'est extraordinairement intensifi�e durant les cinq derni�res ann�es, le salariat a permis de corriger de fa�on juste l'in�quit� du revenu � l'acte, et d'aider les gens qui ne sont pas des experts en facturation agressive mais qui accomplissent un excellent boulot.
 
Nous n'avons pas not� de diminution du d�bit des urgentologues depuis le salariat.  Et c'est satisfaisant de savoir qu'ind�pendamment de l'engorgement et de la non-disponibilit� des civi�res, le revenu demeure le m�me.
 
Pour ma part, jamais je ne reviendrais � ce syst�me, quoique je peux voir l'int�r�t d'une combinaison comme Michel Garner le souligne, mais � condition que la portion � l'acte soit minuscule - de l'ordre de 10% au tr�s gros maximum - parce que je crois que ce qui nous d�fini comme urgentologues, ce ne sera jamais le d�bit, mais la qualit� de la m�decine d'urgence que nous pratiquons.
 
Denis Lockman
H�pital Montfort
 

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