J'ai aussi peur qie le no-fault pourrait ankyloser et scl�roser un syst�me dysfonctionnel qui dira apr�s..bof, peu importe, le no-fault va payer!
Toutefois, je fais le pari que la soci�t�, en g�n�ral, va finir par se lasser d'un syst�me de sant� qui se nivelle par le bas et exiger le choix de la qualit�, quitte � devoir payer pour des services d�cents. Maintenant, tout est gratuit, surtout la m�diocrit� des qualit�s d'acceuil: corridors bond�s, air vici�, milieu d�primant, bouffe lamentable,etc..
Tu as aussi raison de dire que, maintenant, chacun peut poursuivre un h�pital ou un MD pour obtenir possible r�paration. Malheureusement, le syst�me cache des milliers d'erreurs ou de carences de traitement efficace ou en temps utile chaque ann�e. Seuls ceux qui sont inform�s, en moyen et pugnaces pourront peut-�tre y trouver r�paration. Et encore faut-il qu'ils trouvent expertise et conseil l�gal �clair� tout en se butant souvent aux normes administratives, notamment celles du MSSS qui viendra dire: pas d'argent pour fournir les services en temps requis; sachez que monsieur le ministre est immun!
Quel choix avons-nous? �tre malade � l'ext�rieur du Qu�bec, d�m�nager ou subir les affres d'un syst�me m�diocre. Je ne parle pas de l'attente pour se faire diagnostiquer un rhume mais bien celle pour la radioth�rapie, l'angioplastie, le remplacement de la hanche, etc...
N'aie crainte. Les co�ts du no-fault, si il est le moindrement raisonnable, feraient exploser le syst�me!... � moins que Qu�bec ne d�cide enfin de revoir sa couverture et de la modifier en fonction de sa capacit� de payer mais, plus important encore, de promettre...
Ce jour-l�, la libert� de choix et d'acc�s � la qualit� deviendra � nouveau disponible pour ceux qui choisiront de s'offir les moyens de se prendre en main. Par ailleurs, une revision intelligente de couverture permettrait probablement de r�gler une grande partie des dysfonctionnalit�s et de d�gager des ressources utiles.
Imagine un instant que l'on dise: <Toute hospitalisation et service intra-hospitalier est gratuit. Une premi�re consultation m�dicale externe est payable disons $30. Toute autre consultation subs�quente pour continuer un traitement amorc� en externe ou en milieu hospitalier est gratuite.>
Ce jour-l�, on vient, subito presto, de d�gager au moins l'�quivalent temps-plein de 500 omnipraticiens et plus de 200 millions de dollars r�currents ( salaires, labos, etc...). Ajoute � cela 15% de r�duction minimale que devrait amener une saine gestion du programme d'assurance-m�dicaments, soit 300 millions. Ajoute aussi le gain d'efficacit� et la diminution des erreurs ou des multiplications de tests associ� � un dossier m�dical partageable, 100 millions..
Nous voil� avec plus de m�decins disponibles que n'en procureront les promotions des 5 prochaines ann�es et un budget suppl�mentaire d'au moins 600 millions pour fournir des services de qualit� aux vrais malades. Ce n'est l� qu'une �valuation grossi�re mais je crois que les points importants ressortent...
Avant d'en arriver l�, malheureusement, j'ai bien peur que la seule fa�on de r�former une structure lourde et inerte comme le MSSS est de s'assurer d'utiliser la force de son inertie contre elle-m�me... Les recours collectifs me semblent un bon d�but.
LB
From: Pierre Beaupr� <[EMAIL PROTECTED]> Reply-To: [EMAIL PROTECTED] To: [EMAIL PROTECTED] Subject: URG-L: Recours collectif Date: Thu, 11 Mar 2004 15:03:11 -0500
-----Message d'origine-----
De�: [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Luc Bessette
Envoy�: 11 mars, 2004 09:14
��: [EMAIL PROTECTED]
Objet�: URG-L: Recours collectif
Enfin, maintenant, on se questionne, d�nonce et impute la responsabilit� au carcan logistique � l'int�rieur duquel s'exerce la profession. Si cela prend de l'ampleur, je vous pr�dis que le no-fault sera instaur� sous peu en ce qui a trait � la responsabilit� m�dicale... pas pour le b�n�fice des m�decins mais pour draprer les fesses des administrations...
Vivement les recours collectifs! Et, de plus, nous devrions nous en f�liciter, voire m�me agir � titre de conseillers experts
LB
L� tu viens me chercher dans une corde sensible. Le no-fault est ce que je
craints le plus depuis des ann�es, comme m�decin et surtout comme futur
patient. Vous n'avez qu'� regarder l'�tat de nos routes pour comprendre ce
qui arrive quand on ne peut poursuivre une municipalit�. Actuellement, nous
pouvons �tre poursuivis personnellement, souvent pour des erreurs qui
rel�vent du syst�me, et les h�pitaux peuvent �tre poursuivis. Comme groupe,
cela cr�e une pression pour que nous r�sistions (souvent bien timidement) �
l'inacceptable. Qu'arrivera-t-il lorsque nous serons ainsi que les h�pitaux
� l'abri de tout recours ? Notre seuil de tol�rance aux corridors bond�s,
chaises musicales, personnel et �quipements insuffisants me semble d�j� trop
�lev� (sauf bien entendu en p�riode de n�gociations syndicales).
Je sais que plusieurs m�decins sont en faveur du no-fault, en partie parce
qu'une bonne partie des erreurs rel�vent du syst�me et qu'il y a une
philosophie derri�re ce principe qui para�t attrayante et pro-active. As
t'on besoin d'attendre que le no-fault soit instaur� pour lib�rer les
corridors des urgences ? Diminuer les d�lais ? Alors prenez quelques minutes
pour vous imaginer la journ�e o� se sera vous ou l'un de vos proches qui se
retrouvera dans ce syst�me.
Bonne journ�e
Pierre Beaupr�
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