Bonsoir,

Le message précédent (sur les fichiers notamment) me fait vous poser un de mes problèmes :
les maths.
Bon, d'accord, ce qu'il y a à voir en 8 ans, c'est pas si lourd finalement. Mais quand même :
- les fichiers/manuels ne me conviennent pas dans la mesure où cela ne peut que difficilement coller avec les besoins des enfants, la progression est stéréotypée et le découpage fait ne correspond que peu aux chemins d'apprentissages des enfants. Ils sont utiles pour la préparation au collège et à la connaissance de ce type d'exercices qu'ils auront à faire tôt ou tard...
- les fichiers auto-correctifs ne me conviennent pas non plus dans la mesure où les enfants n'y vont pas. Ce ne sont justement pas les sucreries dont j'avais tant entendu parler. Ils en font quand je leur demande, les démarches semblent souvent plus "adidactiques" dans la mesure où je n'interviens pas. Mais finalement, le terme "adidactique" est-il réellement bien choisi ? Quand un enfant travaille sur telle ou telle série, sur tel ou tel problème, même sans l'enseignant, la série a bien été conçue, non ? A mon sens, cela relève de la didactique, non ?
- les recherches/créations maths : j'ai dû mal les introduire dans la mesure où nous nous sommes calés un moment collectif afin de les étudier ensemble. Ce ne doit pas être, pour les enfants, quelque chose qui relève du groupe. Ils ont du mal à s'intéresser à ce qu'ont fait les autres et même à entrer dans une démarche de recherche (du moins, je l'ai jugé comme ça). Finalement, aujourd'hui, deux enfants en ont fait alors que ça fait un mois qu'on avait laissé tomber. Je me demande si une solution ne serait pas de les afficher, sans commentaire, après présentation ou annonce au groupe et de voir venir les réactions des enfants. Je suis décidément surpris de ce qui peut se passer dans le temps alors que j'aurais tendance à vouloir tout "didactiser" : aujourd'hui, on fait ça, ça fait penser à ça donc on le fait demain et ainsi de suite alors qu'en laissant faire, les choses viennent ou ne viennent pas mais quand elles viennent, c'est rarement le lendemain. Et finalement, le fait qu'elles viennent montre que l'enfant a cheminé...
- l'atelier maths (plein de matériel comme lu dans les conseils divers et variés de sites internets, de "livres du maître", ou pensé dans ma tête ;-) etc...). Ben là, ça fonctionne relativement. Les enfants y vont quand ils en ont le besoin : peser, mesurer, calculer. Ils y vont aussi pour faire des jeux (créés ou officiels). Mais de là à leur apporter tout ce qu'ils sont sensés savoir pour plus tard, je n'en suis pas encore convaincu.

Cela m'amène à faire le lien avec la seconde chose qui m'avait fait réagir dans le message de Stéphane : à quelle condition peut-on développer le langage mathématique dans une école du troisième type ?
Je suis amateur, pratiquant (sans église !;-) mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas tout à fait rond à La Puye dans ce domaine...

A vous lire,

Ludo
-- 
--------------------------
[EMAIL PROTECTED]

Visitez le site marelle:
http://marelle.org/sommaire/?wiki=Accueil
Vers une école du 3ème type :
3type.marelle.org
Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication
http://marelle.org/sommaire/?wiki=Pr%E9sentation_des_CREPSC
-- ---------------------------------------------------------------- Vous pouvez vous desinscrire a tout moment de cette liste de discussion en postant un message a [EMAIL PROTECTED]

Répondre à