Je fais vite car j'ai un rendez-vous...

Pour ma part, j'aurais tendance à penser que si un enfant fait ce qu'il choisit, c'est qu'il a un intérêt à le faire (passer le temps, chercher quelque chose, prendre du plaisir, apprendre, jouer, etc...).
Si c'est nous qui choisissons, l'enfant n'aura plus comme alternative parmis tous ces intérêts que ne pas se faire engueuler, qu'on le laisse tranquille parce qu'il aura fait ce qu'on lui demande et éventuellement, apprendre quelque chose si cela colle à ses intérêts du moment.
Si c'est nous qui choisissons, nous régissons la vie du groupe et ce n'est plus les différents membres du groupe qui régissent le groupe par la communication qui peut exister. Face à 15 ou 30 enfants, nous en contenterons quelques uns mais pas tous...

Concernant ma place, j'ai aussi du mal à me situer car cela dépend des jours. Il y a des jours où je vais laisser les enfants chercher et d'autres où je vais les épauler pas mal. Plus que des jours, cela dépend des enfants et de ce qu'ils font d'ailleurs. Il est bien évident qu'un enfant de 4 ans qui veut écrire quelque chose sur son canard dans la ruche au jour le jour, je vais l'épauler fortement. Par contre, je vais le laisser se dépatouiller avec les engrenages ou la porte du poulailler...

Un exemple peut sûrement nous aider à réfléchir à ça, c'est l'apprentissage du vélo ou des rollers...

A vous lire,

Ludo

Philippe Ruelen a écrit :
Il me semble que nous sommes nombreux à vouloir organiser la structure pour que, le plus souvent possible et donc tout le temps à terme, ce soit l'enfant qui choisit son activité.
Pourquoi cette volonté ? Arriverait-on à être explicite sur la réponse ?
Pour moi, ... c'est important .... ça me semble évident ... mais quand j'essaie d'expliquer pourquoi je ne suis pas clair.
Et, j'ai surtout été étonné d'apprendre que pour certains collègues (amis) cela ne leur paraissait pas important : "A partir du moment où ils sont en activité, c'est quasi pareil".
 
Quoi vous dîtes ?
 
Hier soir, à la réu du GEM01, j'ai fait un pas de plus vers la prise de conscience que je n'aidais pas assez les enfants en classe. De peur de faire à leur place, je pense que je suis tombé dans l'excès inverse. Hélène et les copains des CREPSC m'avaient déjà fait avancer dans ce domaine, mais la discussion d'hier soir m'a beaucoup apporté. Certains voyaient une corélation entre cette attitude et mon fonctionnement. Je pense que cela n'a rien à voir.
 
Philippe Ruelen
 
 
 
 

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