Bonjour,

Si j'ai bien compris, le logiciel demexp pourrait être le modèle d'un
futur gouvernement. Dans ce cas, il faudrait que le logiciel puisse gérer la 
qualité de la
proposition par rapport à celui qui propose.
Justement : pourquoi faire passer un test ? Qui pose le test ? Qui juge
de la pertinence des réponses ? Comment faire évoluer le test lorsque le
domaine évolue ?
Sans processus décisionnel, ne craignez vous pas de réduire Demexp à un
vaste sondage d'opinion permanent ?
Gouverner demande un certain pragmatisme que l'opinion ne connait pas. Non ?
Personnellement, je pense que les personnes qui sont intéressées par un
sujet et l'ont bossé poserons des questions pertinentes, qui émergeront
naturellement. Juger sur les actes et pas sur des a priori. Je suis
contre les barrières à l'entrée.
Cela ressemble plus à un voeu pieu qu'à un théorème... La tendance
naturelle de tout être humain ne serait elle pas
plutôt d'avoir un avis sur tout, sans pour autant maîtriser son sujet...
:-[ ...   ;-)

Des tests pourraient donc être proposer à l'utilisateur,
en vue d'évaluer ses connaissances dans le domaine qui l'interresse.
À mon avis, le système que vous proposez est le meilleur moyen de
reproduire le système d'« experts » que nous avons actuellement
(énarques, professeurs d'université, ...).
Sauf qu'ici, la représentativité du Peuple est effective, dans sa
totalité ; contrairement à la démocratie représentative actuelle où
les élites les plus médiatiques sont les seules à être représentées.
En pondérant ses questions ou réponses, en fonction de ces différents
niveaux, on pourrait ainsi créer un gouvernement de spécialistes où
chaque question serait débattue par les gens les plus compétents ou les
plus concernés.
Non. Même une personne non « compétente » dans un domaine peut poser des
questions pertinentes. Par exemple, je n'y connais rien en
transformation génétique mais je peux quand même poser la question du
risque lié à la dissémination des OGM dans la nature.
Un tel système ne porte pas de jugements de valeur sur la compétence ou
l'incompétence des individus. Il
pondèrerait de façon différente le fait de connaître un sujet, et le
fait d'en être acteur à part entière :
Prenons le cas du clonage thérapeutique, pour rester dans la
génétique... C'est un sujet qui nous concerne tous, en tant qu'acteur
mais que très peu maîtrise.. Notons que le problème est le mème pour la
dissémination des OGM..

Il existe en France, peut être 2 000 personnes maîtrisant le sujet
(chercheurs travaillant directement sur le sujet),
2 000 000 en ayant une idée assez précise.. (soyons optimiste.. et le
reste, un peu + de 60 000 000 de personnes, de ceux qui
en ont entendu parler à la tv à ceux qui n'en ont jamais entendu parler.
(chiffres INENSERIEN 2006 mais postulons...)

A la question : Etes vous pour ou contre ? La réponse serait
probablement, contre.. Selon l'impact de la propagande faite autour du
sujet.
N'oublions pas que l'information est aujourd'hui principalement médiatique.

Comment "L'expérience démocratique" peut elle gérer le fait de la
recherche fondammentale ? Empécher qu'une telle décision ne soit
assujettie à l'irrationalité des superstitions religieuses ou autres
fantasmes paranoïaques (psychoses engendrées par les différentes crises
liées à la santé :
vache folle, grippe aviaire, sang contaminé, Star Academy...) ? Sans se
munir aussi d'un processus décisionnel basé sur la compétence, et non
seulement sur l'opinion, comme chez Condorcet ?

Amicalement,
M.


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