Le dimanche 25 janvier 2009 18:38:48 Henri Boyet, vous avez écrit :
> Bonjour à tous,
>
> Très intéressante discussion ... à laquelle je ne comprends pas tout. Ce
> qui me rassure, c'est que je ne suis apparemment pas le seul ;-)
>
> Un point retient particulièrement mon attention : celui de la langue
> utilisée. Grâce à Sophie, j'ai appris qu'il existe une licence
> européenne dont toutes les traductions ont la même valeur juridique.
> Cependant, le plus souvent, c'est le texte anglais qui fait référence.
> Quand on n'est pas juriste professionnel et bilingue, on risque de se
> prendre les pieds dans les détails. Dans un autre contexte, vous
> connaissez sûrement le problème de la résolution 242 des Nations Unies
> suivant qu'on se réfère aux textes français ou anglais : "évacuation des
> territoires occupés" (sous-entendu, tous les territoires occupés) ou
> "évacuation de territoires occupés" (sous-entendu, certains territoires
> occupés).
> Dans le domaine qui nous intéresse, on n'a pas fini de faire couler de
> l'encre (et de la bière gratuite/libre) sur la traduction de "free".
> Ne pourrait-on pas imaginer que le mouvement libre utilise pour ses
> textes de références une langue libre, l'Espéranto ? Non seulement cette
> langue ne véhicule pas d'influence colonialiste mais en plus sa
> précision permettrait d'éviter les ambiguïtés des langues nationales. On
> pourrait d'ailleurs multiplier les parallèles : l'auteur de l'Espéranto
> a renoncé à ses droits, chacun peut l'utiliser librement sans payer de
> licence ...
>
> Henri
Mais il y aurait sans doute encore des coupeurs de cheveux en quatre pour 
comparer le langage natif du type concerné et l'expression en esperanto, 
arguant du fait que l'espéranto n'étant pas sa langue maternelle, sa pensée a 
été trahie. Je crois d'ailleurs que ce métier a un nom et que certains y font 
des fortunes grâce à ces techniques.

Pour Sophie, je sais qu'une licence n'est pas une loi, mais si on ne coupe pas 
les cheveux en quatre, la loi se fonde bien pour juger sur le contenu de la 
licence, et si cette dernière est incompréhensible, on en revient au même ;-).
On me répondra qu'il n'est point besoin de parler "l' estranger" pour être 
incompréhensible, soit.

C'est d'ailleurs un phénomène qui se généralise puisque, bien que la loi 
française exige que les différents textes joints à un achat soit traduits, il 
est de plus en plus fréquent qu'on ne le fasse pas ou si mal que c'en est 
comique.
La France a d'ailleurs admis définitivement la chose au niveau européen en 
admettant que la langue véhiculaire soit l'Anglais (ce qui historiquement, 
politiquement et culturellement est d'un comique sans nom). Parce qu' 
évidemment ça coûte cher (dans tous les sens) de traduire et que finalement ça 
arrange bien les dirigeants qui tiennent à le rester. Pour moi le reste c'est 
du baratin et chaque exemple à l'appui d'une confusion possède son contre 
exemple démontrant l'inverse. On raisonne sur des exemples, c'est la logique 
utilitariste anglo-saxonne, et finalement ce ne sont que des arguments 
rhétoriques qu'on avance, les grecs faisaient déjà cela très bien. C'est sur 
le fond qu'il faut prendre les décisions pour espérer qu'elles puissent peut-
être être justes. Ensuite les techniciens (de tous ordres) auront à régler 
l'application. 
Aujourd'hui et toujours selon cette logique on fait l'inverse, pire on édifie 
cela en système de pensée voire en idéologie (malgré qu'on s'en défende ! 
beurk ! Moi un idéologue ?) : on voit où cela nous a conduit et nous conduira 
encore (peut-être pas très longtemps d'ailleurs).


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A. Salaün

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