Pierre Col wrote:
Je me fais l'écho des réflexions d'un des membres de cette ML :
http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/et-si-l-acces-internet-etait-facture-proportionnellement-au-debit-effectivement-disponible-39709701.htm
Dans le prix de la bouteille de lait, quelle est la part spécifique au
contenu ? Quelle est la part relative au contenant, transport,
manutention, stockage, bénéfices des intermédiaires ?
Et qui irait acheter une bouteille de lait sans connaitre effectivement
son prix avant consommation ?
Pour arreter les analogies foireuses, le succès des accès ADSL
aujourd'hui en france est dû en grande partie au coût fixe de la facture
sur l'accès internet.
Et si on devait considerer qu'il s'agit d'un mauvais modele, je vois
difficilement comment considerer qu'il soit plus judicieux de faire
payer le débit utilisable (ce n'est pas parce qu'un utilisateur a 28
Mbps qu'il coute plus cher qu'un utilisateur à 512kbps qui les
utiliserait en permanence).
On pourrait imaginer faire payer le traffic mais ça nous renvoie aux
factures astronomiques qu'ont pu recevoir certains abonnés de cybercable
au début du millénaire (je me souviens d'avoir payé un truc comme 1500
Fr un mois parce que j'avais un rpost qui tentait d'envoyer à
intervalles reguliers quelques articles au serveur de news qui les
refusait après reception). De plus, ce n'est pas le débit qui importe
mais le débit en pointe au 95percentile. Bref, il faudrait faire une
facturation en fonction du débit utilisé au moment des heures de pointe,
des tuyeaux alors sollicités et des coûts qu'ils représentent. Vous
parlez d'une facturation compréhensible... :-)
Et au final, on obtiendrait une usine à gaz imbittable qui ne
correspondrait probablement pas aux attentes de m'ame Michu (avoir une
facture fixe sans surprises).
François
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