Le 6 avril 2011 12:57, Grégoire Métral <[email protected]> a écrit : > Je n'ai rien à cacher quand je suis dans la rue, mais de là à ce > que soit étalé sur la place publique...
Voilà pile poil ce qui m'inquiète:-) pour moi, cette phrase est un contresens. Car je vois la rue comme étant la place publique par excellence. Du coup, je ne comprends pas l'application de la loi. Ce que je voyais comme étant public est soudain rempli de prétentions privées. Et je me retrouve en complète insécurité juridique. Cette insécurité me fait désormais voir un site libre à-la StreetView, auquel je rêve depuis longtemps, comme compromis (en Suisse). Car le fait que le créateur du site a de l'argent ou pas, ne change strictement rien au «préjudice» subi par les passants. Tiens, ça fait encore un point sur lequel la motivation des juges m'échappe... Je ne comprends pas non plus l'analogie avec quelqu'un qui surveillerait un lieu public dans le but de dévoiler, par recoupement, des informations privées. StreetView se contente le montrer la rue à un instant T, comme n'importe qui voit (et peut photographier) la rue à un instant T (en mettant de côté la problématique de la hauteur des prises de vue). StreetView permet uniquement la recherche d'informations publics: des lieux. Un service utilisant les mêmes photos, mais permettant des recherches de personnes (par reconnaissance de visage ou une autre technique de science-fiction), violerait lui la sphère privée. Mais un tel service hypothétique n'a rien à voir avec StreetView. Marc Mongenet _______________________________________________ gull mailing list [email protected] http://forum.linux-gull.ch/mailman/listinfo/gull
