> Le 18 oct. 2018 à 16:52, Marc SCHAEFER <[email protected]> a écrit :
> 
>> Si on défend la liberté, alors on défend la liberté: les gens devraient 
>> avoir le droit de faire WTF, dans la mesure où ils laissent le reste du 
>> monde continue à avoir le droit de faire WTF.
> 
> Eh non, la liberté est une notion multiple. Rien qu'à voir, par exemple,
> l'étendue des partis politiques qui s'en réclament.
> 
> Est-ce la liberté d'utiliser n'importe quel code pour n'importe quel but ?
> Avec ou sans obligation de rendre à la communauté ?
> 
> Est-ce la liberté de priver de ce même droit ses utilisateurs ou
> clients ? (rappel: seules les licences copyleft garantissent
> la transitivité des libertés / des droits).


La question que je pose c’est: pourquoi la transitivité des droits? Quelle est 
la justification morale?



> 
>> Les licences restrictives, pour être appliquées, exigeraient de mettre un 
>> policier derrière chaque développeur. Est-ce que c???est cela qu???on veut?
> 
> Et non, ce ne sont pas les licences copyleft qui ont créé le besoin
> d'être attentif à ce que l'on intègre dans un logiciel (code,
> algorithmes, contenus multimédias), mais les détenteurs de
> droits, qu'ils soient propriétaires ou libres. Au minimum il
> faut lister ses références.

La propriété privée est intrinsèque à l’homme, et le fondement de toutes les 
sociétés depuis le début de l’agriculture. Les lois humaines, pour fonctionnner 
doivent tenir compte de la loi naturelle.

On a essayé de créer des sociétés où la propriété privée était abolie: 
résultat, catastrophe économique.

Je suis pour la notion de la « chose publique ». Je me battrai contre les 
tentatives d'abolition de la propriété privée (non pas parce que cela pourrait 
réussir, mais parce que c’est sûr d’échouer lamentablement).




> 
> Si tu veux une plus grande liberté, y compris celle de retirer
> à d'autres développeurs ou aux utilisateurs finaux les libertés
> que tu as eu, toi, n'intègre que des logiciels à licences de
> type BSD (libre non copyleft).

Quel retrait? Avec BSD et MIT je leur donne davantage de droits: je leur donne 
le droit de gagner leur vie.

> 
> Elles sont propriétarisables: `ça m'est égal ce que vous
> faites avec mon code, et je n'ai pas envie de vous obliger
> à quoi que ce soit'. Ce ne sont pas des licences copyleft.
> Elles sont très prisées des développeurs propriétaires, car
> elles permettent de ne pas se poser trop de questions sur
> sa propre pratique.

C’est très bien. Voilà une approche libérale: « Vivre et laisser vivre ».


> 
> Toutefois, avec une licence non copyleft, je peux rendre
> ton code propriétaire et ne rien te rendre. Tu pourras
> bien sûr continuer à développer de ton côté, tu es
> toujours l'auteur du logiciel.

Alors, où est le problème?

> 
> Voir le schéma [1] pour bien comprendre qui donne et
> qui prend dans les licences libres copyleft ou non
> et dans les licences propriétaires.
> 
> La seule différence avec le copyleft c'est que l'utilisateur
> final a le droit de réagir si on lui viole ses droits d'avoir
> accès au code source. Et l'auteur original aussi, si on distribue
> sans rendre à la communauté. Cette liberté, je peux comprendre
> que certains s'en réclament, et donc préfèrent la licence
> GPL/AGPL.
> 
> 

Sur quoi bases-t-on moralement « le droit d’avoir accès au code source », si ce 
n’est sur une concession de l’auteur? Ou alors, est-ce qu’on doit abolir le 
droit pour un programmeur de faire du code secret? Donc en fait cette 
soi-disant « liberté » de l’utilisateur, ça passe par l’abolition des droits du 
programmeur?

Est-ce qu’on est en train de nous vendre une idéologie qui consiste à forfaire 
à nos droits naturels, qui font partie de notre héritage humain (et des droits 
de l’homme)? Ca me rappelle le bolchévisme.

La liberté des uns qui passe par la discrimination des autres, n’est pas de la 
liberté. C’est de l’intolérance. 





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