Puisque cette conversation découle de la proposition de refus de TS a CETAM.

Recu il y quelques minutes: Les autruches ne sont pas qu'en Australie !!!

Le 28 mars 2008

 

À :                   Tous les membres de la CETAM

 

DE :                 Mario Gagné, directeur général

 

SUJET :         État de situation au sujet de la pénurie de main-d'ouvre        
     
 

 

 

Voici les derniers développements dans le dossier de la pénurie de main-d'ouvre 
depuis le 17 mars 2008 :

·        Rencontre avec la directrice des études et le directeur des 
partenariats d'affaires du collège Édouard-Monpetit. Ils sont très intéressés à 
donner la formation en soins préhospitaliers d'urgence. Il y a toutefois un 
petit problème, lors d'une rencontre entre les représentants du ministère de 
l'Éducation et ceux du ministère de la Santé, ces derniers ont signifié qu'il 
n'y avait pas de besoins spécifiques en Montérégie.

·        Planification d'une rencontre en collaboration avec la Fédération des 
Coopératives des Paramédics du Québec jeudi, le 3 avril avec l'attaché 
politique du ministre Philippe Couillard et le Dr Daniel Lefrançois pour les 
informer de la situation actuelle.

·        Interviews téléphoniques avec le Journal de Montréal et Le Reflet au 
sujet de la pénurie de main-d'ouvre.

·        Rencontre avec le responsable des finances du préhospitalier, monsieur 
Pierre Vanier durant la semaine du 7 avril prochain. La date exacte reste à 
être déterminée.

·        Entente avec le syndicat au sujet de la semaine de travail (83 
heures). 

·        Rencontre avec la firme qui a élaboré le sondage au sujet des 
préférences des étudiants dans le choix d'un employeur pour nous présenter les 
résultats et ainsi nous donner de meilleurs outils pour notre campagne de 
communication et marketing.

·        Début du processus pour demander un avis légal sur les responsabilités 
des intervenants dans le dossier de la pénurie de main-d'ouvre.

  

Si vous avez des pistes de solutions à nous proposer, nous vous invitons à nous 
écrire sur le courriel : [EMAIL PROTECTED]

 

Je tiens à remercier tous ceux qui ont suggéré des pistes de solutions
  ----- Original Message ----- 
  From: Sébastien Gagnon 
  To: [EMAIL PROTECTED] 
  Sent: Monday, March 31, 2008 12:20 PM
  Subject: SMU-L: FW: changement de situation


  Bonjour à toutes et à tous

   

  Je vois trois situations où le temps supplémentaire est applicable selon 
l'article 16.08 de ce que le RETAQ a fait signer à ses membres :

    a.. Je termine mon quart à 22h00, et je reçois un appel à 20h30 qui prend 
plus de temps que prévu (je vous laisse imaginer les raisons.) 
    b.. Je termine mon quart à 6h00, et le paramédic qui doit commencer le sien 
à 6h00 n'est pas arrivé.  Comme je suis le plus jeune en ancienneté, je suis 
désigné pour rester jusqu'à qu'il arrive (lui ou son remplaçant). 
    c.. Je termine mon quart à 22h00 et je reçois un appel à 21h55, étant le 
seul véhicule disponible. 
  Et ce sont seulement pour ces trois situations que l'employeur pourrait me 
donner un avis disciplinaire si je refuse le temps supplémentaire.

   

  Pour les autres situations, et à part celle où l'employeur a épuisé sa liste 
de travailleurs sur appel et doit aller au taux et demi pour combler un quart 
de travail je n'en connais pas d'autres, il n'y a aucune obligation pour qui 
que ce soit d'entrer au travail en temps supplémentaire.  L'employeur vous dit 
que vous êtes obligé d'entrer au travail, exercez votre droit de refus.  Vous 
avez déjà fait trop d'heures et vous croyez que vous pourriez être dangereux 
sur la route et/ou pour les patients; dites-lui que vous êtes dans une 
dégustation de bières (vous pouvez faire ce que bon vous semble pendant vos 
jours de congé.) et que vous êtes en état d'ébriété, peu importe. mais il ne 
peut pas vous obliger à entrer au travail, et encore moins vous donner un avis 
disciplinaire à l'effet que vous avez refusé un quart en temps supplémentaire.  
La seule exception que je connais à cette règle est lors d'une catastrophe de 
grande envergure (ie : Verglas, Déluge au Saguenay, etc.), et dans ces cas=là, 
habituellement, les paramédics ne se font pas prier pour aider la population.

   

  L'idée de refuser le temps supplémentaire va faire en sorte de mettre 
énormément de pression sur les employeurs qui ont un contrat de performance 
avec les Agences de la Santé.  Comme la liste des temps partiel sur appel est 
souvent épuisée, les employeurs ne seront plus en mesure de mettre sur la route 
le nombre de véhicules requis par les contrat$ à budget$, s'exposant ici à des 
amende$ ou à d'autres mesures de la part de l'agence. 

   

  Je sens que je vais encore perdre mon sang-froid. trop tard..

   

  Et tout ça pour faire comprendre aux Agences, et éventuellement au Sinistre 
de la Santé, le DR Couillard, que le Québec vit une pénurie massive de 
paramédics (Pour Couillard : des chauffeurs d'ambulance, il ne semble pas 
comprendre que le préhospitalier a évolué pendant qu'il dort au gaz.).  Cette 
pénurie a pour effets de mettre une pression indue sur les paramédics qui 
tiennent le fort sur la route, qui font un nombre croissant d'appels, qui ne se 
souviennent plus de leur dernier repas qui n'a pas été interrompu. Et d'un 
autre côté, toute la nouvelle génération de paramédics, disons des 10 dernières 
années, réalise qu'elle pourra mieux gagner sa vie et avoir de meilleures 
conditions et une meilleure qualité de vie en changeant complètement de domaine 
ou de province.

   

  Donc, d'un côté on a des vieux paramédics usés qui font ce qu'ils peuvent 
avec les blessures qu'ils ont eues et qui ont moins de reconnaissance de la 
part du gouverneMENT que n'importe quelle autre profession ou n'importe quel 
autre métier, et qui s'en vont tranquillement vers l'invalidité à long terme ou 
le burn-out; et de l'autre côté on a les jeunes paramédics qui quittent la 
profession complètement désenchantés après seulement quelques années de 
pratique.

   

  C'est rendu que les entreprises ambulancières viennent recruter directement 
dans les collèges, et pas seulement au Québec.  Des entreprises sont mêmes 
prêtes à payer la reconnaissance des acquis pour les paramédics formés 
hors-Québec pour qu'ils puissent travailler au Québec.


  Voilà donc pourquoi l'arrêt du temps supplémentaire va peut-être réveiller 
quelqu'un quelque part.

   

  La seule chose qui soit dommage, c'est qu'il s'agisse d'une initiative 
personnelle et pas d'un geste amorcé par le syndicat.  J'espère au moins que le 
RETAQ va avoir les coui.. de défendre les paramédics qui prennent les choses en 
main.

   

  Ça fait du bien de se défouler parfois..

   

  En passant, certains employeurs font tout ce qu'ils peuvent pour trouver de 
nouveaux paramédics à mettre sur la route pour donner un coup de main aux vieux 
paramédics qui sont en train de s'user à la corde.  Ils font ce qu'ils peuvent 
avec les contraintes qui leur sont mises de tous les côtés.  Je ne ferais pas 
leur travail, ça doit faire beaucoup de pression sur le dos de ces gens.  Mais 
je les respecte quand même beaucoup.

   

  Passez une bonne fin de journée

   

  Paramédicalement vôtre

   

  Sébastien Gagnon, AEMCA

  Paramédic (tant pis pour l'OLF) 



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