J'aimerais bien relancer le groupe de Niort, mais leur choix de s'implanter à "NiortTech" (C'est en fait un espace commercial de coworking) qui demande 8 euros par demi-journée d'occupation et par personne n'est pas du tout dans mes moyens (pas plus que leurts réunions dans des bars-restaux où il faut consommer ou participer).
On n'y trouve en fin de compte que des entrepreneurs ou des directeurs techniques de grosses sociétés ou des responsables administratifs et des commerciaux. Ambiance costard-cravatte, réunions souvent à caractère promotionnel ou publicitaire, on dirait des exposés qui veulent imiter les Shows Apple: un orateur qui attend des applaudissements, et très peu d'interaction. Encore moins de socialisation. De toute façon le lieu est fermé depuis des mois et fonctionne surout par cooptation en fonction d'intérêts professionnels directs. On y parle du "libre" mais tout le modne est là pour vendre sa solution. Ca limite l'intérêt et clairement c'est peu ouvert. Que dire encore des "Meetups" qui se réunissent une fois par semaine en changeant de ville: Poitiers, Nantes, La Rochelle, ... ce petit monde fait du tourisme et là encore ce n'est pas dans mes moyens. Que dire des contacts avec les collectivités locales : aucun intérêt de leur part, aucune aide pour monter un atelier collectif local. Niort est très cloisonné (et comme je ne suis pas originaire de la région, je ne rentre pas dans les clans formés) Ca fait plus de 10 ans que j'y suis et c'est le seul endroit où je n'ai pu développer facilement des contacts avec au moins une douzaine de contacts réguliers (pour n'importe quelle activité). Alors qu'avant j'ai habité plusieurs régions et travaillé facilement dans plein de pays européens (dont une longue période en Allemagne à Hambourg, et en Angleterre à Londres, en Italie à Milan) et au Moyen-Orient (dont Beyrouth, Abu Dhabi) et Afrique du Nord (Casablanca, Rhabbat) et de façon épisodique ailleurs (Portugal, Espagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas) et dans une entreprise américaine (poste basé à Paris, mais voyages aux USA, au Canada, au Royaume-Uni, et toute l'Europe du Sud). Niort est le pire lieu où malheureusemetn un accident de la vie m'a immobilisé puis enfermé. Je m'y suis ruiné totalement et n'ai eu aucune aide. Les services locaux ont menti, j'ai gagné 3 fois un procès contre la collectivité, mais les décisions n'ont jamais été appliquées et quand j'ai eu réparation partielle, au final ça n'a même pas couvert les frais). Je ne leur faits plus confiance du tout. Là aussi ce sont les mêmes qui menvoient les "yakas", se défilent de leurs responsabilité, ou s'ils ont un peu de compassion se contentent d'un "bon courage", ou sinon cont s'en tenir à leurs procédures farfelues pour ne rien faire. Pour eux je n'ai jamais fait partie des priorités. Idem pour Pole Emploi qui m'a ruiné sans jamais me donner un sou. Il a fallu que je soit en situation de famine par 3 fois (pendant des semaines) et des accidents de santé succesifs pour qu'on m'apporte un peu d'aide mais au passage me priver encore plus de libertés. J'ai même bataillé pour recouvrer mon identité et ma citoyenneté, j'ai moins de droits qu'un immigrant clandestin. D'où ma référence aux "oubliés". Les quelques personnes qui m'aident un peu (rarement) se demandent comment je fait pour tenir. J'en ai vu atour de moi pêter les plombs et se faire sanctionner lourdement, d'autres sans plus de moyens se faire taxer, voler par l'Etat sans qu'elles puissent agir ou se résigner (comportement quasi-suicidaire qui tourne vite mal pour elles). Je ne suis pas dans la résignation, je me défend comme je peux. Ce qui me fait tenir c'est d'abord la volonté de me rendre utile (et l'espoir qu'à un moment ou un autre on s'en rendra compte). Je prends donc très mal les réactions démesurées et hostiles de certaines élites qui n'ont pas devant elles les difficultés que j'ai et ont encore beaucoup de liberté (y compris se mettre en retrait quand elles le veulent sans rien demander à personne). Pourtant même quand j'avais les moyens et la vie facile j'étais très ouvert aux autres même moins lotis. J'ai aidé beaucoup de monde autour de moi (sans rien attendre, j'étais content de le faire), payé énormément d'impôts sans rechigner (car je pensais que c'était juste, maintenant quand je vois le gâchis et la façon dont l'Etat n'aide plus que les plus favorisés et délaisse les autres en leur ajoutant sans arrêt de nouvelles contraintes), je sais que je n'ai plus rien à attendre de la collectivité publique (qui me le rends mal, et tolère à peine que je survive). Les projet libres sont mes derniers espaces de liberté et de loisir qui me restent. Mais ne me demandez pas l'impossible. Le sam. 29 août 2020 à 23:55, Georges Dutreix via Talk-fr < [email protected]> a écrit : > 29 août 2020 23:23:51 PanierAvide <[email protected]>: > > > je remercie les personnes autant que possible de leur contribution, en > espérant que ceux qui trouveront mon travail utile me remercieront un jour. > Donner avant de recevoir, même lorsque la seule chose à donner c'est du > temps. > > > > Merci pour ces belles pensées. Merci à toi et à ceux qui donnent beaucoup > plus que moi, et qui me permettent de me sentir participer à la > construction de communs. > 😉 > Et j'inclue Philippe dans ces remerciements pour toutes ses contributions, > parfois un peu longues, certes, mais très riches. 😊 > > _______________________________________________ > Talk-fr mailing list > [email protected] > https://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr >
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