Les pamédics ont
aussi un taux d'échec d'intubation plus important que ceux que l'on a en
France. Une différence ne serait-elle pas du à la présence des "médics" à coté
des "para". Le jeudi, 20 nov 2003, à 18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau Ca
c'est une généralité , est-elle étayée ?
Ca c'est une généralité , est-elle étayée ?
Un peu comme "les anglais jouent mal au rugby".
Ou "les blacks sont les meilleurs du monde". Ou "le foot c'est 22 joueurs
et à la fin l'Allemagne qui gagne".
Oui , OK les canadiens, c'est pas du hockey ni du
base ball, c'est des jeux d'Europe)
Peut- être que ça dépend de où et quels malades,
esszaient -ils d'intuber plus ou moins de malades ? Des morts ou quasi ?
Et quels sont les chiffres de la pratique
quotidienne moyenne hors étude de qualité ? Mystère ou pas ?
A moins que tu ne l'étaie, mais je doute que à
partir de rares études on puisse généraliser.
Mieux vaut d'ailleurs parler de succès, c'est
comme l'on s'indigne "aux urgences , on rate 2% des infarctus (etudes
pluricentrique en Amérique du nord, chez nous on ne sait pas vraiment) ce qui
est un résultat EPOUSTOUFLANT de haute qualité surtout lorsqu'on sait lesquels
sont loupés: les plus tordus. Enfin mà je m'écarte du sujet.
Les EMS (emergency medical services)
qui ont un programme de contrôle de qualité ont des entrainements annuels
en plus de leur pratique, et j'ai ouï dire de taux de succès de >95%.
Phil pourrait préciser je crois qu'il en est l'emetteur...
Une revue rapide de medline montre qu'il existe
pas mal d'etudes avec edes resultats parfois mauvais 80 % de succès ) et souvent
très bons > 95%). Plein d'études sur paaramedics, deux études française sur
intubation par samu (doc ou IADE) 99 -91 % succès.
j'ai placé les résumés medline sur le site
suivant, au cas où ce serait trop lourd
----- Original Message -----
Sent: Friday, November 21, 2003 10:21
AM
Subject: URG-L: Scoop and run
Les pamédics ont aussi un taux d'échec d'intubation plus
important que ceux que l'on a en France. Une différence ne serait-elle pas du
à la présence des "médics" à coté des "para". Le jeudi, 20 nov 2003, à
18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau a écrit :
Article intéressant pour
ceux qui n’étaient pas au courant. Encore plus agressif que le « Scoop
and run » américain?? Les SAMU en prennent pour leur rhume depuis
quelque temps, non?/fontfamily>
JPB/fontfamily>
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/center>
Vivement
l'hôpital!/bigger>/bigger>/bigger>/bigger>/bigger>/bigger>/fontfamily>
/center>
Des interventions
trop poussées sur les lieux d'un accident augmentent le risque de mortalité
des victimes/fontfamily>
/center>
Plus le personnel
d'urgence envoyé sur le site d'un accident possède une formation poussée en
traumatologie, plus les risques de mortalité augmentent pour les victimes.
Voilà l'étonnante conclusion à laquelle arrive un groupe de chercheurs
canadiens au terme d'une analyse rétrospective de plus de 9 000 accidents
graves survenus entre 1993 et 1998, à Toronto, Montréal et
Québec.
L'étude, publiée dans les pages de la revue scientifique
Annalsof Surgery par André Lavoie, du Département de médecine sociale
et préventive de l'Université Laval, et par ses collègues montréalais et
torontois, démontre que le taux de mortalité se situe à 18 % lorsque des
techniciens ambulanciers dispensent les services pré-hospitaliers d'urgence
sur le site d'un accident. Par contre, ce chiffre grimpe respectivement à 24
% et à 35 % lorsque l'intervention pré-hospitalière est menée par des
techniciens médicaux d'urgence (paramedics) ou par des médecins.
Quand les chercheurs restreignent leurs analyses aux cas de traumatismes
graves dont les victimes auraient pu sortir vivantes, les statistiques de
mortalité passent à 26 % pour les ambulanciers, à 28 % pour les techniciens
médicaux d'urgence et à 32 % pour les médecins.
Pour André Lavoie, la
cause des résultats contre-intuitifs rapportés dans l'étude n'est pas un
mystère. "Plus la personne que vous envoyez sur le terrain peut appliquer de
techniques pour stabiliser le patient, plus elle en fait. Ces manoeuvres
peuvent avoir un effet négatif parce qu'elles retardent d'autant l'arrivée
du patient au centre de traumatologie." Précisons que l'étude portait sur
trois villes dotées de centres spécialisés en traumatologie et que les cas
considérés (accidents de la route, accidents de travail, chutes, etc.) ne
comprennent pas d'événements comme les accidents
cardiaques./fontfamily>
Le
mieux, ennemi du bien /fontfamily>Les chercheurs ont tiré profit du
fait que, au moment de l'étude, Québec, Montréal et Toronto utilisaient
trois types distincts de services pré-hospitaliers d'urgence pour comparer
les mérites respectifs de chaque mode d'intervention. À Québec, des
techniciens ambulanciers dispensent les services de base (immobilisation,
pansements, etc.) sur les sites d'accidents. À Toronto, le travail est
assuré par des techniciens médicaux d'urgence, qui ont une formation
spécialisée dans ce type d'intervention, et, à Montréal, des médecins
accompagnaient l'équipe d'urgence. Ces deux groupes de spécialistes
dispensent des soins plus élaborés que les ambulanciers sur les lieux
d'accidents. "Depuis deux ans, les médecins montréalais ne vont plus sur les
sites d'accidents", précise toutefois André Lavoie.
Cependant, le
débat persiste dans le monde médical quant à la pertinence d'inclure des
médecins dans les équipes d'urgence dépêchées sur les lieux d'accidents. Des
pays européens, notamment la France, l'Angleterre et l'Allemagne, utilisent
encore cette stratégie, souligne André Lavoie. Ici même au Québec, des
discussions ont cours quant à l'éventail de manoeuvres que les ambulanciers
devraient avoir droit de pratiquer sur les victimes d'accidents. "Nos études
démontrent que, pour augmenter les chances de survie d'une personne blessée,
il faut s'en tenir à l'essentiel sur le site de l'accident, prendre le
patient et le transporter le plus vite possible dans un centre de
traumatologie", conclut le chercheur.
Le commentaire éditorial de la
revue Annalsof Surgery invite le monde médical à ne pas "s'asseoir"
sur les résultats de l'étude canadienne: "S'ils sont convaincants, nous
devons les mettre en pratique dès maintenant. S'il nous faut plus de
preuves, nous devons nous donner sans tarder un échéancier pour réaliser
d'autres études. Ne rien faire pour protéger notre biais en faveur
d'interventions pré-hospitalières poussées irait à l'encontre de notre
responsabilité première de ne pas faire de tort aux
patients."
Dr Rémy POIRSON SAU SAMU SMUR de
Roanne [EMAIL PROTECTED]
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