J'aurais du en effet écrire, il semble que dans la littérature on observe des résultats de succés d'intubation avec une variabilité plus importante au niveau des paramédics que dans nos SMUR (mais peu d'études). Intérêt d'une méta analyse ?
Le vendredi, 21 nov 2003, à 15:34 Europe/Paris, axel ellrodt a écrit :
----- Original Message ----- From: remypoirsonDr Rémy POIRSON
To: URG-L Mailing List
Les pamédics ont aussi un taux d'échec d'intubation plus important que ceux que l'on a en France. Une différence ne serait-elle pas du à la présence des "médics" à coté des "para".
Le jeudi, 20 nov 2003, à 18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau Ca c'est une généralité , est-elle étayée ?
Ca c'est une généralité , est-elle étayée ?
Un peu comme "les anglais jouent mal au rugby". Ou "les blacks sont les meilleurs du monde". Ou "le foot c'est 22 joueurs et à la fin l'Allemagne qui gagne".
Oui , OK les canadiens, c'est pas du hockey ni du base ball, c'est des jeux d'Europe)
Peut- être que ça dépend de où et quels malades, esszaient -ils d'intuber plus ou moins de malades ? Des morts ou quasi ?
Et quels sont les chiffres de la pratique quotidienne moyenne hors étude de qualité ? Mystère ou pas ?
A moins que tu ne l'étaie, mais je doute que à partir de rares études on puisse généraliser.
Mieux vaut d'ailleurs parler de succès, c'est comme l'on s'indigne "aux urgences , on rate 2% des infarctus (etudes pluricentrique en Amérique du nord, chez nous on ne sait pas vraiment) ce qui est un résultat EPOUSTOUFLANT de haute qualité surtout lorsqu'on sait lesquels sont loupés: les plus tordus. Enfin mà je m'écarte du sujet.
Les EMS (emergency medical services) qui ont un programme de contrôle de qualité ont des entrainements annuels en plus de leur pratique, et j'ai ouï dire de taux de succès de >95%. Phil pourrait préciser je crois qu'il en est l'emetteur...
Une revue rapide de medline montre qu'il existe pas mal d'etudes avec edes resultats parfois mauvais 80 % de succès ) et souvent très bons > 95%). Plein d'études sur paaramedics, deux études française sur intubation par samu (doc ou IADE) 99 -91 % succès.
j'ai placé les résumés medline sur le site suivant, au cas où ce serait trop lourd
http://zzorglub.ifrance.com/zzorglub/cmu/voiesaeriennes/intuprehospit.htm
----- Original Message -----
From: remypoirson
To: URG-L Mailing List
Sent: Friday, November 21, 2003 10:21 AM
Subject: URG-L: Scoop and run
Les pamédics ont aussi un taux d'échec d'intubation plus important que ceux que l'on a en France. Une différence ne serait-elle pas du à la présence des "médics" à coté des "para".
Le jeudi, 20 nov 2003, à 18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau a écrit :
Article intéressant pour ceux qui n’étaient pas au courant. Encore plus agressif que le « Scoop and run » américain?? Les SAMU en prennent pour leur rhume depuis quelque temps, non?
JPB
Vivement l'hôpital!
Des interventions trop poussées sur les lieux d'un accident augmentent le risque de mortalité des victimes
Plus le personnel d'urgence envoyé sur le site d'un accident possède une formation poussée en traumatologie, plus les risques de mortalité augmentent pour les victimes. Voilà l'étonnante conclusion à laquelle arrive un groupe de chercheurs canadiens au terme d'une analyse rétrospective de plus de 9 000 accidents graves survenus entre 1993 et 1998, à Toronto, Montréal et Québec.
L'étude, publiée dans les pages de la revue scientifique Annalsof Surgery par André Lavoie, du Département de médecine sociale et préventive de l'Université Laval, et par ses collègues montréalais et torontois, démontre que le taux de mortalité se situe à 18 % lorsque des techniciens ambulanciers dispensent les services pré-hospitaliers d'urgence sur le site d'un accident. Par contre, ce chiffre grimpe respectivement à 24 % et à 35 % lorsque l'intervention pré-hospitalière est menée par des techniciens médicaux d'urgence (paramedics) ou par des médecins. Quand les chercheurs restreignent leurs analyses aux cas de traumatismes graves dont les victimes auraient pu sortir vivantes, les statistiques de mortalité passent à 26 % pour les ambulanciers, à 28 % pour les techniciens médicaux d'urgence et à 32 % pour les médecins.
Pour André Lavoie, la cause des résultats contre-intuitifs rapportés dans l'étude n'est pas un mystère. "Plus la personne que vous envoyez sur le terrain peut appliquer de techniques pour stabiliser le patient, plus elle en fait. Ces manoeuvres peuvent avoir un effet négatif parce qu'elles retardent d'autant l'arrivée du patient au centre de traumatologie." Précisons que l'étude portait sur trois villes dotées de centres spécialisés en traumatologie et que les cas considérés (accidents de la route, accidents de travail, chutes, etc.) ne comprennent pas d'événements comme les accidents cardiaques.
Le mieux, ennemi du bien
Les chercheurs ont tiré profit du fait que, au moment de l'étude, Québec, Montréal et Toronto utilisaient trois types distincts de services pré-hospitaliers d'urgence pour comparer les mérites respectifs de chaque mode d'intervention. À Québec, des techniciens ambulanciers dispensent les services de base (immobilisation, pansements, etc.) sur les sites d'accidents. À Toronto, le travail est assuré par des techniciens médicaux d'urgence, qui ont une formation spécialisée dans ce type d'intervention, et, à Montréal, des médecins accompagnaient l'équipe d'urgence. Ces deux groupes de spécialistes dispensent des soins plus élaborés que les ambulanciers sur les lieux d'accidents. "Depuis deux ans, les médecins montréalais ne vont plus sur les sites d'accidents", précise toutefois André Lavoie.
Cependant, le débat persiste dans le monde médical quant à la pertinence d'inclure des médecins dans les équipes d'urgence dépêchées sur les lieux d'accidents. Des pays européens, notamment la France, l'Angleterre et l'Allemagne, utilisent encore cette stratégie, souligne André Lavoie. Ici même au Québec, des discussions ont cours quant à l'éventail de manoeuvres que les ambulanciers devraient avoir droit de pratiquer sur les victimes d'accidents. "Nos études démontrent que, pour augmenter les chances de survie d'une personne blessée, il faut s'en tenir à l'essentiel sur le site de l'accident, prendre le patient et le transporter le plus vite possible dans un centre de traumatologie", conclut le chercheur.
Le commentaire éditorial de la revue Annalsof Surgery invite le monde médical à ne pas "s'asseoir" sur les résultats de l'étude canadienne: "S'ils sont convaincants, nous devons les mettre en pratique dès maintenant. S'il nous faut plus de preuves, nous devons nous donner sans tarder un échéancier pour réaliser d'autres études. Ne rien faire pour protéger notre biais en faveur d'interventions pré-hospitalières poussées irait à l'encontre de notre responsabilité première de ne pas faire de tort aux patients."
Dr Rémy POIRSON
SAU SAMU SMUR de Roanne
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