Bien d'accord avec Pierre.
 
D'un point de vue médico-légal, si un MD est au courant d'une situation, il
doit agir en fonction de cette information. Agir autrement est indéfendable
du point de vue déontologique et du point de vue de la responsabilité
civile.
 
Il ne faut pas oublier que les ordonnances collectives permettant de faire
une radio au triage émanent du CMDP, et que le chef de l'urgence est
responsable de la qualité à l'urgence pour le CMDP, et que chaque MD est
responsable de la qualité pour ses patients et son secteur d'activité. Nous
sommes donc partie prenante d'une ordonnance collective et nous ne pouvons
nous défiler de notre responsabilité de faire un suivi.
 
Alain Vadeboncoeur

  _____  

From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Pierre
Bourassa
Sent: 24 février 2007 12:27
To: [email protected]
Subject: URG-L: protocoles de triage avance



De la même façon que si une radio est faite,il faut inscrire au triage que
le patient est avisé clairement que la radio est faite pour gagner du temps
et accélérer son séjour à l’urgence,mais qu’en n’aucun cas le patient en
devra quitter sans avoir vu le MD,et qu’il ne sera pas relancé même si la
radio s’avère positive.Si les règles du jeu sont claires en partant,c’est
clair pour tout le monde.

 

Faisons nous l’avocat du diable… ou du patient… Docteur, vous voulez me dire
que vous avez vu la radiographie ou le rapport qui montrait une fracture… de
la maléole ou du scaphoïde ou de 5 ième méta … ou touts autres types de
fractures mineures et vous n’avez pas jugez bon de même contacter mon
client… le numéro était à votre portée…bla bla bla

 

L’ACPM perd (ou règle) beaucoup de fractures simples manquées, ces causes
étant très difficilement défendables, alors ignorer une fracture en voulant
se cacher derrière l’argument du « protocole » n’est pas efficace.  Il y a
une cause célèbre  (à Vancouver je crois) où un malade est décédé qq jours
(ou même la veille de sa chirurgie pour anévrysme). Le médecin (de famille)
qui suivait un protocole provincial (guideline) sur la nécessité de ct-scan
cérébral n’avait pas demandé le test.  Finalement plusieurs semaines/mois
plus tard on fait le test, il est +, on le réfère en N-chir, il rencontre le
spécialiste, on « book » la chir, le vaisseau rupture avant la chir.  De
mémoire, le juge avait stipulé que les lignes directrices ne sont pas la
sainte Bible et que le bien être du malade prime (obligation d’agir en bon
père de famille), bref même une ligne de conduite approuvée par le collège
des médecins de la province n’est pas un « get out of jail free card ».

 

Alors pour en revenir au RX, Dr, avez-vous agi en bon père de famille en
négligeant de recontacter mon client par un simple appel de 20 secondes, lui
qui a souffert le martyre… bla bla bla

 

Posez la question c’est y répondre.  C’est pourquoi je suis retissant à tout
test où il y a fréquemment un malade qui quitte (qsvm).  Tu es toujours «
pogné » pour faire un suivi.   Et spécifiquement sur cette question, quelles
sont les mesures « raisonnables » pour recontacter un malade : 3 appels et
messages sur répondeur, 5, 10, lettre au malade, à son médecin (s’il en a
un), à son conjoint(e)… encore une fois une quantité variable, discutable et
indéterminée. 

 

PB

Gatineau

 

-----Original Message-----
From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine
Bich
Sent: February 23, 2007 10:48 AM
To: [email protected]
Subject: URG-L: TR: URG-L: protocoles de triage avance

 

Plutôt d’accord.Contre des investigations tels bilan cardo au triage,à moins
que le patient soit installé sur une civière,sous monitoring et qu’on gagne
ainsi du temps face à un patient potentiellement en SCA et reconnu comme
tel.Mais de bilan « tropo » pour des patients avec faible suspicion de
coronaropathie et retournés à la salle d’attente.Pas de partie de
pêche.Juste des interventions bien ciblées.Si tel est le cas,je suis deux
fois pour.

 

Quant au risque de demander un ECG ou une radio,et que le patient
quitte,franchement c’est son problème.Il faut cependant s’assurer de bien
inscrire,au moment où l’ECG est fait et lu(et non pas après le départ du
patient s’il quitte sans avoir été vu,bref de faire la note au triage avec
l’heure exacte à laquelle l’examen est fait) donc disais-je ,de bien
inscrire au dossier de triage que le patient a été informé en long et en
large qu’un ECG normal n’excluait nullement un problème cardiaque et qu’il
devait donc impérativement voir le MD. De la même façon que si une radio est
faite,il faut inscrire au triage que le patient est avisé clairement que la
radio est faite pour gagner du temps et accélérer son séjour à
l’urgence,mais qu’en n’aucun cas le patient en devra quitter sans avoir vu
le MD,et qu’il ne sera pas relancé même si la radio s’avère positive.Si les
règles du jeu sont claires en partant,c’est clair pour tout le monde.

 

Ceci étant dit,tout dépend des salles d’urgence,du contexte,des temps
d’attente,etc.

 

C.

 

 

 

  _____  

De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Martin Pham
Dinh
Envoyé : 23 février 2007 10:06
À : [email protected]
Objet : URG-L: TR: URG-L: protocoles de triage avance

 

À mon avis, il ne devrait pas y avoir de réticence.

 

"Pourquoi fait-on des ECG au triage?  Ça n'a pas de sens, imaginez qu'un
patient quitte sans voir vu le médecin?  Qui sera responsable?  --) C'est
pas bon parce que ça implique notre responsabilité?"

 

Maintenant, remplace le terme ECG par n'importe quoi et c'est toujours le
même débat qui tourne en rond.

 

Les médecins sont, en général, des peureux!  Et c’est le contexte
médicolégal de notre pratique qui nous rend ainsi.  Nous évitons un geste
potentiellement bénéfique pour une majorité parce qu’on ne veut pas
impliquer sa responsabilité médicolégale pour un rare cas « potentiellement
problématique ».

 

On fait des ECG au triage parce que les patients en bénéficient, parce qu’il
est parfois difficile de différentier une indigestion d’un infarctus à
l’histoire, parce que la prise en charge est plus ciblée, plus rapide et que
ça évite au patient de mourir dans la salle d’attente.

 

On fait des radiographies au triage parce que les patients en bénéficient,
parce qu’il est parfois difficile de différentier une fracture de hanche
d’une simple contusion à l’histoire, parce que la prise en charge est plus
ciblée, plus rapide et que ça évite au patient de souffrir dans la salle
d’attente.

 

Maintenant, tu peux remplacer les termes ECG et radiographies par n’importe
quoi et c’est le même message.

 

À mon avis, on devrait développer davantage les protocoles d’investigations
au triage surtout parce que nos temps d’attente sont extrêmes au Québec.

Ça prend environ une heure avoir une troponine.  Il y a combien d’infarctus
qui sont classés ETG-IV et qui attendent >6 heures à l’urgence parce que
présentation atypique?  De la même facon que l’ECG au triage, la troponine
pourrait accélérer la prise en charge et rendre nos urgences plus
sécuritaires.

 

Une troponine ou un bhcg ou n’importe quel bilan au triage ne tuera jamais
personne et ne cause pas plus d’effets secondaires que la le bilan dans la
salle d’examen 6 heures plus tard…  

 

Si c’est bon pour le patient, si ça nous aide à décider + vite et à
l’orienter mieux, pourquoi alors on le refuse?    

 

Parce qu’on est peureux…

 

Les poursuites, la responsabilité médicale, etc… tout un système qui,
lorsque poussé à l’extrême, néfaste pour celui qu’il doit protéger.  

 

 

[EMAIL PROTECTED]

martinphamdinh.googlepages.com

 

 

-----Message d'origine-----
De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Marie-Lou
Morel
Envoyé : February 23, 2007 9:16 AM
À : [email protected]
Objet : URG-L: protocoles de triage avance

 

En general, les objections, venant principalement du CMDP, sont qu'on ne 

devrait pas administrer un medicament avant de poser un diagnostic 

medical, ce que l'infirmiere ne peut faire.  J'ai reussi recemment a 

faire passer une ordonnance collective pour l'administration de gravol a 

l'urgence de peine et de misere.  On me disait qu'on pouvait manquer un 

infarctus en donnant du gravol au triage...! Imaginez pour les opiaces 

...L'autre argument est que le patient puisse quitter parce qu'il se 

sent mieux sans qu'un diagnostic soit pose. Pourtant, on donne du tempra 

aux enfants au triage qui font de la fievre et on n'a pas de diagnostic 

pour autant. 

 

Martin Pham Dinh wrote:

> Quelles réticences exactament?

>

>

>   

 

--- URG-L

Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected]) 

avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).

 

-- 

No virus found in this incoming message.

Checked by AVG Free Edition.

Version: 7.5.441 / Virus Database: 268.18.3/697 - Release Date: 22/02/2007
11:55 AM

 


--
No virus found in this outgoing message.
Checked by AVG Free Edition.
Version: 7.5.441 / Virus Database: 268.18.3/698 - Release Date: 23/02/2007
4:39 AM


Répondre à