Très beau protocole
 
Je l'intègre ce soir (je travaille) si tu me donnes la permission :-)
 
Alain

  _____  

From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Martin Pham
Dinh
Sent: 23 février 2007 11:50
To: [email protected]
Subject: URG-L: protocoles de triage avance



« L'idée est une systématisation des soins, supportée par un outil 

Il faut un support informatique clinique pour bien appliquer un protocole
complexe et surtout pour pouvoir le moindrement en arriver à une évaluation
intelligente de leur application. »

C’est exactement ce qu’on fait avec le développement de notre base de donnée
clinique.  Regardez le protocole d’ordonnance ci-bas.  Pour le médecin
aussi, lorsque qu’une ordonance complexe implique plus de 20 lignes, c’est à
peu près impossible d’être complet de mémoire sans une référence rapide.  

Je le répète, l’ordinateur agit comme une extension de ma mémoire et fait de
moi un meilleur médecin. 

Sans mon laptop à l’urgence, mon intelligence médicale descend au niveau
d’un brachiosorus dément. 



Ordonnances medicales (pour DKA pédiatrique) 

Bilan STAT: Kit ordinaire, hépatique, calcium, magnesium, phosphate,
hemocultures, A/C Urine, Radiographie pulmonaire. TSH, Anticorps micro /
thyroglob. HbA1C

Moniteur cardiaque 

Oxygène au besoin. 

Admission au Dr 

Aviser MD traitant et lui demander de venir voir le patient immédiatement 

DX = Cétoacidose diabétique 

Moniteur cardiaque pour 24 heures 

NPO 

SV Q1H X 2 puis si stabilisé, Q4H 

SV Neurologiques Q30min X 2, Q1H X 2 

Bilan I/E 

Monitorer les glucomètres Q30 minutes X 2 puis Q1H 

Aviser si le glucometre chute de plus de 5 U/heures ou si < 15 mmol/l 

Acétest Q miction 

Vérifier les électrolytes, phosphates, créatinine et gaz capillaire ou
veineux Q2H x 2 



Les résultats de tous les tests ci-bas doivent être absolument mis au nom du
pédiatre consultant SVP.  Ne pas les mettre à mon nom car je n'aurai pas la
compétence pour les interpréter ou faire le suivi.

Anticorps antigliadine 
Anticorps tranglutaminase 
IGA 

Lors prélevement stat, prévoir des tubes en réserve pour ces analyses : 

Si pas d'acidocétose, prélever avant de donner insuline si possible: 
        Insulinémie 
        Peptide C 
        Ac anti-ilô de langherans 
        Ac anti-GAD 
        Ac Anti-insuline 





Ordonnances pharmaceutiques 


Bolus Salin .9%   ml STAT (10ml/kg) répétable X 1 si Pouls persiste >120 ou
TA <90 puis Salin .45% @  ml/Heure (150% maintenance)

Perfusion Insulin R  U/Heure (0.1 U/kg/heure) 

Aviser si K+ <5,0 et ajouter 20 mEq/L de KCL et 10 mEq/L de KPO4 dans le
soluté en cours 



[EMAIL PROTECTED] 
martinphamdinh.googlepages.com 


-----Message d'origine----- 
De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Alain
Vadeboncoeur 
Envoyé : February 23, 2007 11:30 AM 
À : [email protected] 
Objet : URG-L: protocoles de triage avance 

Difficile de comparer ton urgence avec une urgence générale,Alain.Ton 
urgence est spcéialisée,avec des infirmières spécialisées,et des cas 
spécifiques.Développer des protocoles de triage dans ce contexte est 
vraisemblablement plus "facile" que dans une urgence générale. 

Du moins je pense.Peut-être à tort. 

C 

*** 

Je ne vois pas. C'est justement dans une urgence générale, avec toute la 
variété des conditions, qu'un support organisé et systématique à des soins 
préévaluation médicale est utile et applicable. 

1) Trauma à la cheville: Glace, Immobilisation temporaire, Acetaminophène ou

autre, Radio selon Ottawa 
2) Symptômes d'infx urinaire: A + C urine, Aceta 
3) Température chez l'enfant: Aceta 15 mg/kg, Réévaluation demandée dans 2 
heures 
4) Douleur abdominale haute continue: Bilan hépatique, FSC, etc. 
5) Protocole d'opiacés comme dans beaucoup de centres 

IL y a beaucoup de possibilités. L'idée est une systématisation des soins, 
supportée par un outil (chez nous informatique, ailleurs papier) permettant 
d'appliquer un cadre de soins à des situations spécifiques. 

Et on parle du triage, mais le tout est encore plus intéressant pour les 
patients vus par le médecin: examinez bien vos protocoles: s'il font plus de

20 lignes, essayer de voir qui les connait bien et quelle nouvelle 
infirmière peut en saisir la portée. Nous avons fait le test: c'est 
impossible. Et nous n'évaluons pas vraiment leur application, du moins pas 
de façon rigoureuse. 

Ce travail a complètement changé ma perception des protocoles et les 
modalités d'utilisation requises: il faut un support informatique clinique 
pour bien appliquer un protocole complexe et surtout pour pouvoir le 
moindrement en arriver à une évaluation intelligente de leur application. 

Une angioplastie primaire chez nous implique un séjour de 10 - 15 minutes en

salle de choc pendant laquelle nous appliquons de front 3 protocoles, 
démarrons 2 ou 3 perfusions, donnons 4-5 médicaments, installons 2 voies IV,

etc. Tu vois ça faire cela avec du papier et surtout, évaluer cela ensuite? 
Impossible. 

Je pense de plus en plus qu'une partie de nos problèmes est une question de 
l'absence d'outils pour bien travailler et de non-évaluation de la qualité. 
Je pense par exemple aux pratiques des comités de l'acte des CMDP: 
laborieux, impact marginal, parce que le gros du travail est fait sur des 
données fragmentaires, très difficiles à extraire, ambiguës, ne permettant 
que d'aboutir à des conclusions molles et ayant en tout peu d'impact. 
Pourtant, il existe des normes de soins et si certaines d'entre elles ne 
sont pas respectées, elles ont peut-être des impacts négatifs sur un paquet 
de choses, de la durée de séjour à la mortalité. Or, comment évaluons-nous 
tout cela? Très peu, à peu près, ponctuellement, alors que nous devrions 
cibler les conditions et les clientèles à risque, évaluer le plus 
précisément possible et tirer des conclusions solides qui devraient nous 
permettre soit de changer nos pratiques, soit de changer nos normes (si 
elles n'ont pas d'impact). 

A mon avis, nous n'en sommes qu'au début de telles approches spécifiquement 
orientées vers la qualité, et les outils pour y arriver avec efficacité 
commencent à peine à voir le jour. Mais c'est tout le défi des prochaines 
années. 

Diable!!! Je dérive pas mal des protocoles au triage!  Mais c'est lié. 

Ajouter un ECG au triage est-il bon ou mauvais pour le patient? Ça devrait 
pouvoir se mesurer: délais avant/après thrombolyse des patients en IM, par 
exemple. Ça devrait être tout simple à évaluer. La game se joue là à mon 
avis. 

Alain 

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