Ben pour une fois,je ne suis pas d’accord avec toi…

 

Il y a encore des problèmes à l’urgence,à l’hospit,aux soins intensifs que
je sache.On a encore des urgences ultra-bondées,l’impossibilité
d’hospitaliser est plus criante que jamais dans bien des milieux,ça ne
déborde pas question effectifsà l’urgence non plus (en tous les cas pas
partout).

 

Je ne dis pas que c’est « la faute aux AMP ».

 

Ne pas avoir de médecin pour faire la prise en charge et le suivi,c’est
aussi grave que de ne pas avoir assez de médecins pour faire de
l’urgence.L’histoire de l’aval et de l’amont.

 

C’est un système de santé.ce truc.Pas une série de vase clos.Tu ne me feras
jamais dire qu’entre deux maux on choisit le moindre.

 

C.

 

 

 

 

 

  _____  

De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Alain
Vadeboncoeur
Envoyé : 29 novembre 2007 14:53
À : [email protected]
Objet : URG-L: [Pas de sujet]

 

Hmmm...

 

Écoute il y a quoi... quelques années seulement? C'était la crise dans les
CH, à l'hospitalisation, aux soins intensifs, danbs les urgences...  Bref,
la médecine hospitalière en prenait pour son rhume... La situation, pour ce
que j'en connais, semble s'être améliorée un peu. Mais bien sûr, on gère un
pénurie, donc qui habille Jean déshabille Paul ou quelque figure biblique
comme cela.

 

Reste à savoir ce qui est plus problématique: une urgence fermé,
l'impossibilité d'hospitaliser, des soins intensifs non couverts... ou bien
pas de médecin de famille.

 

Je vous laisse décider.

 

 

Alain

 

  _____  

From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine
Bich
Sent: 29 novembre 2007 14:41
To: [email protected]
Subject: URG-L: [Pas de sujet]





Ci-bas,j’ai fait un copié-collé pour ceux qui ne recoivent pas la revue de
presse de l’AMUQ.

 

On y décrit,en gros,les effets pervers des AMP qui ont canalisé les médecins
de famille vers les hôpitaux,les faisant du même coup déserter la pratique
en cabinet privé,et le suivi.Peut-être un peu grossier comme analyse,y’a pas
que ca,on pourrait aussi parler de la tendance générale en médecine,à savoir
que le travail y est vu comme un travail et non un sacerdoce,mais bon.Les
AMP ont à y voir aussi.

 

Pour ceux et celles qui ont vécu les nombreuses lois  sur la répartition,de
la première visant la rémunération différenciée à la baisse des médecins
pratiquant en zone urbaine(1984) aux plus récents étant les PREM et AMP…y’a
de quoi sourire.

 

Jaune.

 

Je suis heureuse du redressement de la rémunération qui s’est effectué à
l’urgence depuis quelques années.Il était temps,ça a sans doute gardé des
gens comme moi(lire : « des vieux ») à l’urgence et ça les y gardera jusqu’à
la retraite ou peu s’en faut.Si on a « toughé » jusque là,on y restera.On a
de l’expérience,et maintenant on a un salaire convenable pour ce qu’on
fait.Tant qu’on peut avoir accès à la cafetière…

 

Mais on n’a pas fini de voir des patients sans médecins de famille…

 

C.

 

 


 



L'AMUQ est déménagée !
750, boulevard Charest Est, bureau 515
Québec QC  G1K 3J7
 


 


Vingt ans avant de pouvoir suivre un patient 
Louise-Maude Rioux Soucy 
Édition du jeudi 29 novembre 2007
Le Devoir

Les activités obligatoires à l'hôpital éloignent les jeunes médecins des
cabinets

Les incitatifs financiers récemment consentis aux médecins de famille pour
les encourager à recentrer leur pratique vers le suivi et la prise en charge
n'auront vraisemblablement que peu d'effets sur la pénurie qui sévit si
durement au Québec, estime l'Association des jeunes médecins du Québec
(AJMQ). Du moins, aussi longtemps que les jeunes omnipraticiens seront tenus
à l'écart de cette pratique essentielle, explique son président, le Dr
François-Pierre Gladu, qui plaide pour une réforme en profondeur.

Depuis 1993, tous les jeunes médecins sont tenus d'effectuer des activités
médicales particulières, communément appelées les AMP. Celles-ci les amènent
à consacrer au moins 12 heures de leur semaine à des services médicaux
essentiels donnés en milieu hospitalier. Une obligation qu'ils traînent
pendant les 20 premières années de leur pratique. Le hic, c'est que les
jeunes médecins sont plutôt tenus de travailler en moyenne de 25 à 30 heures
par semaine à l'hôpital en raison de leurs diverses obligations. Tout cela
ne leur laisse que peu ou pas de temps pour la prise en charge des patients,
si bien que la majorité se rabat sur le «sans rendez-vous» pour combler
leurs horaires. 

Quand on sait qu'un Québécois sur quatre n'a pas de médecin de famille
attitré, on ne peut que s'étonner de voir la relève prise dans un tel
engrenage, dénonce le Dr Gladu dans un entretien au Devoir. «Cela veut dire
que, pendant 20 ans, ces médecins ne feront pas ce pourquoi ils ont été
formés, soit faire du suivi. Comme professeur clinique [à l'Université de
Montréal], ça me désole.» Et on ne parle pas ici de quelques médecins, mais
bien de milliers d'omnipraticiens. «On estime qu'il y a entre 2500 et 3000
médecins de famille sur 7800 qui font peu ou pas de prise en charge à cause
des AMP. Si ces gens-là étaient libérés de manière à faire ne serait-ce
qu'un demi-temps en prise en charge, 96 % des Québécois auraient un médecin
de famille.» 

Vraiment? Absolument, répond le Dr Gladu, qui invite Québec à s'inspirer de
ce qui se fait ailleurs au Canada. Alors que le Québec a choisi de
transférer tout le poids des AMP sur les seules épaules de sa relève, les
autres provinces ont fait le pari de répartir équitablement cette tâche
essentielle. En Ontario, par exemple, tous les médecins de famille font
quatre heures d'AMP, que ce soit à l'urgence, en milieu hospitalier ou même
à leur bureau, les soirs et les fins de semaine. 

C'est ainsi qu'avec seulement 85 médecins pour 100 000 habitants, les
Ontariens de plus de 12 ans ne sont que 8,9 % à ne pas avoir de médecin de
famille. Malgré ses 109 médecins par 100 000 habitants, ce qui est bien
au-dessus de la moyenne canadienne fixée à 98, le Québec affichait en 2006
un taux d'orphelins de 25,1 %, selon l'Institut canadien d'information sur
la santé (ICIS). 

Privilégier la prise en charge 

Mais pour le gouvernement comme pour les syndicats, l'idée de demander aux
médecins seniors de mettre la main à la pâte est irrecevable. Ceux-ci
craignent en effet que cela ne force ces médecins d'expérience à abandonner
une partie de leur clientèle. Retour à la case départ, donc? Pas si sûr,
avance le Dr Gladu. «Les choses ont changé depuis 1993. La prise en charge
des patients vient maintenant avec des incitatifs financiers. Advenant
l'obligation de faire de quatre à six heures d'AMP, ces médecins-là vont
sans aucun doute délaisser le sans rendez-vous. En retour, cela va permettre
aux nouveaux médecins de faire eux aussi de la prise en charge. Ça ne peut
être que gagnant-gagnant pour la société, qui est bien mieux servie
lorsqu'elle est prise en charge.» 

Sur ce point précis, tout le monde s'entend d'ailleurs parfaitement. Il est
effectivement beaucoup plus rentable de faire du suivi et de la prise en
charge que de disperser les énergies et les ressources du réseau dans les
cliniques sans rendez-vous. «Le sans rendez-vous, c'est bien, parce que ça
désengorge un peu les urgences. Mais un peu seulement, parce que ce n'est
pas votre médecin habituel qui vous reçoit. Les traitements sont alors très
ponctuels. Et ils ne vont pas au fond des choses. Souvent, les gens vont
donc devoir reconsulter ou encore se résoudre à aller à l'urgence», explique
ce médecin de famille qui oeuvre présentement à Montréal après plusieurs
années passées en région. 

D'un strict point de vue financier, cette formule est une évidence. Une
visite à l'urgence pour un problème de santé bénin comme l'hypertension
coûte de cinq à dix fois plus cher à l'État qu'en cabinet. Pour la santé
publique, les retombées sont encore plus intéressantes. Plusieurs études
démontrent en effet que les patients qui sont suivis par un médecin de
famille sont moins susceptibles de mourir et coûtent moins cher au système.
Ils sont aussi moins souvent hospitalisés et consomment moins de
médicaments, note le Dr Gladu dans un texte paru dans le numéro de novembre
du Médecin de famille canadien. 

Dans ce texte, le Dr Gladu remet en question notre perception de la pénurie,
pourtant évaluée au Québec à un imposant 800 médecins de famille. À
Montréal, ce manque est ressenti de manière encore plus criante qu'ailleurs,
alors que pas moins de 32,4 % des Montréalais n'ont pas de médecin de
famille. Mais ces chiffres sont trompeurs, croit le Dr Gladu. «On ne dit pas
qu'il n'y a pas de pénurie, mais on voit bien qu'elle est très relative.
Après tout, par rapport au reste du Canada, on a plus de médecins au Québec
et moins de services, il y a forcément quelque chose qui cloche.» 

Pour son association, il est clair que les AMP sont à la source de tous ces
maux et que seul un partage plus équitable peut faire une différence. Bien
sûr, il y a là un enjeu strictement générationnel. «Sans blague, j'ai des
collègues policiers qui vont prendre leur retraite quand j'aurai terminé mes
activités prioritaires!» Mais cela va bien au-delà de cela, ajoute du même
souffle le Dr Gladu. «Depuis cinq ans, on s'est aperçu qu'au-delà du
problème générationnel, les AMP engendrent un réel problème d'accès aux
soins pour la population. Et ça, c'est impardonnable dans les circonstances
actuelles.»


Les jeunes omnipraticiens tenus à l'écart de la médecine familiale
La Presse Canadienne
Montréal

Les jeunes omnipraticiens du Québec soutiennent que la pénurie de médecins
de famille perdurera tant qu'ils feront les frais de diverses obligations
qui les forcent à passer jusqu'à 30 heures par semaine dans les hôpitaux.

Le Devoir rapporte que, selon l'Association des jeunes médecins du Québec,
les avantages financiers accordés ces derniers temps aux médecins de famille
pour les inciter à se concentrer sur la prise en charge de patients n'auront
qu'une portée limitée, puisque les plus jeunes sont tenus à l'écart de cette
pratique.

Depuis une quinzaine d'années, les nouveaux médecins doivent effectuer ce
qu'on appelle des «activité médicales particulières», qui les forcent à
passer au moins 12 heures par semaine à prodiguer des services essentiels
qui se donnent dans les hôpitaux. Cette contrainte, ils devront la respecter
pendant leurs 20 premières années de pratique. Et d'autres exigences leur
font aussi passer autant d'heures, sinon plus, à l'hôpital.

Les jeunes omnipraticiens se retrouvent donc avec bien peu de temps à
consacrer à la prise en charge et, au point où ils en sont, ils préfèrent se
concentrer sur les services sans rendez-vous.

Le président de l'Association des jeunes médecins, le Dr François-Pierre
Gladu, réclame une réforme en profondeur des obligations qui incombent aux
nouveaux omnipraticiens. Il déplore que, durant 20 ans, ceux-ci ne puissent
pas faire ce pourquoi ils ont été formés: le suivi de patients.

Le Dr Gladu estime qu'entre 2500 et 3000 médecins de famille sur un total de
7800 font peu ou pas de prise en charge. Il est d'avis que si ces médecins
étaient au moins partiellement libérés, 96 pour cent des Québécois auraient
accès à un médecin de famille.

 

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