Je suis daccord . Je ne sais pas qui fait 30 heures par semaine dans les hôpitaux à cause de ses obligations. Au contraire, bien des milieux arrangent les AMP pour y attirer des médecins, qui font alors moins dheures dAMP que dans dautres milieux mais qui sont comptabiliser de la même manière ..
Je trouve ça drôle quon ne parle pas des PREMs. Bien des milieux allaient très bien avant les PREMs et maintenant cest la catastrophe. Les médecins des cliniques simpliquaient dans le système hospitalier, même sans la menace des AMP, mais maintenant que les PREMs existent .. Certaines régions mieux nanties au Québec donnent des AMP pour les services de suivi en cabinet, une utopie dans ma région! Le calcul des PREMs régionaux est basée sur de drôles de données. Qui est plus coupable? Julie From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Alain Vadeboncoeur Sent: Thursday, November 29, 2007 2:55 PM To: [email protected] Subject: URG-L: [Pas de sujet] D'ailleurs, qui est obligé de passer 30 heures par semaine dans les hôpitaux? C'est vraiment cela? C'est vrai, enfin, qu'on y perd son temps: il y a beaucoup plus de gens en bonne santé dans les lits d'hôpitaux que dans les cabinets de médecin... Alain _____ From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine Bich Sent: 29 novembre 2007 14:41 To: [email protected] Subject: URG-L: [Pas de sujet] Ci-bas,jai fait un copié-collé pour ceux qui ne recoivent pas la revue de presse de lAMUQ. On y décrit,en gros,les effets pervers des AMP qui ont canalisé les médecins de famille vers les hôpitaux,les faisant du même coup déserter la pratique en cabinet privé,et le suivi.Peut-être un peu grossier comme analyse,ya pas que ca,on pourrait aussi parler de la tendance générale en médecine,à savoir que le travail y est vu comme un travail et non un sacerdoce,mais bon.Les AMP ont à y voir aussi. Pour ceux et celles qui ont vécu les nombreuses lois sur la répartition,de la première visant la rémunération différenciée à la baisse des médecins pratiquant en zone urbaine(1984) aux plus récents étant les PREM et AMP ya de quoi sourire. Jaune. Je suis heureuse du redressement de la rémunération qui sest effectué à lurgence depuis quelques années.Il était temps,ça a sans doute gardé des gens comme moi(lire : « des vieux ») à lurgence et ça les y gardera jusquà la retraite ou peu sen faut.Si on a « toughé » jusque là,on y restera.On a de lexpérience,et maintenant on a un salaire convenable pour ce quon fait.Tant quon peut avoir accès à la cafetière Mais on na pas fini de voir des patients sans médecins de famille C. L'AMUQ est déménagée ! 750, boulevard Charest Est, bureau 515 Québec QC G1K 3J7 Vingt ans avant de pouvoir suivre un patient Louise-Maude Rioux Soucy Édition du jeudi 29 novembre 2007 Le Devoir Les activités obligatoires à l'hôpital éloignent les jeunes médecins des cabinets Les incitatifs financiers récemment consentis aux médecins de famille pour les encourager à recentrer leur pratique vers le suivi et la prise en charge n'auront vraisemblablement que peu d'effets sur la pénurie qui sévit si durement au Québec, estime l'Association des jeunes médecins du Québec (AJMQ). Du moins, aussi longtemps que les jeunes omnipraticiens seront tenus à l'écart de cette pratique essentielle, explique son président, le Dr François-Pierre Gladu, qui plaide pour une réforme en profondeur. Depuis 1993, tous les jeunes médecins sont tenus d'effectuer des activités médicales particulières, communément appelées les AMP. Celles-ci les amènent à consacrer au moins 12 heures de leur semaine à des services médicaux essentiels donnés en milieu hospitalier. Une obligation qu'ils traînent pendant les 20 premières années de leur pratique. Le hic, c'est que les jeunes médecins sont plutôt tenus de travailler en moyenne de 25 à 30 heures par semaine à l'hôpital en raison de leurs diverses obligations. Tout cela ne leur laisse que peu ou pas de temps pour la prise en charge des patients, si bien que la majorité se rabat sur le «sans rendez-vous» pour combler leurs horaires. Quand on sait qu'un Québécois sur quatre n'a pas de médecin de famille attitré, on ne peut que s'étonner de voir la relève prise dans un tel engrenage, dénonce le Dr Gladu dans un entretien au Devoir. «Cela veut dire que, pendant 20 ans, ces médecins ne feront pas ce pourquoi ils ont été formés, soit faire du suivi. Comme professeur clinique [à l'Université de Montréal], ça me désole.» Et on ne parle pas ici de quelques médecins, mais bien de milliers d'omnipraticiens. «On estime qu'il y a entre 2500 et 3000 médecins de famille sur 7800 qui font peu ou pas de prise en charge à cause des AMP. Si ces gens-là étaient libérés de manière à faire ne serait-ce qu'un demi-temps en prise en charge, 96 % des Québécois auraient un médecin de famille.» Vraiment? Absolument, répond le Dr Gladu, qui invite Québec à s'inspirer de ce qui se fait ailleurs au Canada. Alors que le Québec a choisi de transférer tout le poids des AMP sur les seules épaules de sa relève, les autres provinces ont fait le pari de répartir équitablement cette tâche essentielle. En Ontario, par exemple, tous les médecins de famille font quatre heures d'AMP, que ce soit à l'urgence, en milieu hospitalier ou même à leur bureau, les soirs et les fins de semaine. C'est ainsi qu'avec seulement 85 médecins pour 100 000 habitants, les Ontariens de plus de 12 ans ne sont que 8,9 % à ne pas avoir de médecin de famille. Malgré ses 109 médecins par 100 000 habitants, ce qui est bien au-dessus de la moyenne canadienne fixée à 98, le Québec affichait en 2006 un taux d'orphelins de 25,1 %, selon l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS). Privilégier la prise en charge Mais pour le gouvernement comme pour les syndicats, l'idée de demander aux médecins seniors de mettre la main à la pâte est irrecevable. Ceux-ci craignent en effet que cela ne force ces médecins d'expérience à abandonner une partie de leur clientèle. Retour à la case départ, donc? Pas si sûr, avance le Dr Gladu. «Les choses ont changé depuis 1993. La prise en charge des patients vient maintenant avec des incitatifs financiers. Advenant l'obligation de faire de quatre à six heures d'AMP, ces médecins-là vont sans aucun doute délaisser le sans rendez-vous. En retour, cela va permettre aux nouveaux médecins de faire eux aussi de la prise en charge. Ça ne peut être que gagnant-gagnant pour la société, qui est bien mieux servie lorsqu'elle est prise en charge.» Sur ce point précis, tout le monde s'entend d'ailleurs parfaitement. Il est effectivement beaucoup plus rentable de faire du suivi et de la prise en charge que de disperser les énergies et les ressources du réseau dans les cliniques sans rendez-vous. «Le sans rendez-vous, c'est bien, parce que ça désengorge un peu les urgences. Mais un peu seulement, parce que ce n'est pas votre médecin habituel qui vous reçoit. Les traitements sont alors très ponctuels. Et ils ne vont pas au fond des choses. Souvent, les gens vont donc devoir reconsulter ou encore se résoudre à aller à l'urgence», explique ce médecin de famille qui oeuvre présentement à Montréal après plusieurs années passées en région. D'un strict point de vue financier, cette formule est une évidence. Une visite à l'urgence pour un problème de santé bénin comme l'hypertension coûte de cinq à dix fois plus cher à l'État qu'en cabinet. Pour la santé publique, les retombées sont encore plus intéressantes. Plusieurs études démontrent en effet que les patients qui sont suivis par un médecin de famille sont moins susceptibles de mourir et coûtent moins cher au système. Ils sont aussi moins souvent hospitalisés et consomment moins de médicaments, note le Dr Gladu dans un texte paru dans le numéro de novembre du Médecin de famille canadien. Dans ce texte, le Dr Gladu remet en question notre perception de la pénurie, pourtant évaluée au Québec à un imposant 800 médecins de famille. À Montréal, ce manque est ressenti de manière encore plus criante qu'ailleurs, alors que pas moins de 32,4 % des Montréalais n'ont pas de médecin de famille. Mais ces chiffres sont trompeurs, croit le Dr Gladu. «On ne dit pas qu'il n'y a pas de pénurie, mais on voit bien qu'elle est très relative. Après tout, par rapport au reste du Canada, on a plus de médecins au Québec et moins de services, il y a forcément quelque chose qui cloche.» Pour son association, il est clair que les AMP sont à la source de tous ces maux et que seul un partage plus équitable peut faire une différence. Bien sûr, il y a là un enjeu strictement générationnel. «Sans blague, j'ai des collègues policiers qui vont prendre leur retraite quand j'aurai terminé mes activités prioritaires!» Mais cela va bien au-delà de cela, ajoute du même souffle le Dr Gladu. «Depuis cinq ans, on s'est aperçu qu'au-delà du problème générationnel, les AMP engendrent un réel problème d'accès aux soins pour la population. Et ça, c'est impardonnable dans les circonstances actuelles.» Les jeunes omnipraticiens tenus à l'écart de la médecine familiale La Presse Canadienne Montréal Les jeunes omnipraticiens du Québec soutiennent que la pénurie de médecins de famille perdurera tant qu'ils feront les frais de diverses obligations qui les forcent à passer jusqu'à 30 heures par semaine dans les hôpitaux. Le Devoir rapporte que, selon l'Association des jeunes médecins du Québec, les avantages financiers accordés ces derniers temps aux médecins de famille pour les inciter à se concentrer sur la prise en charge de patients n'auront qu'une portée limitée, puisque les plus jeunes sont tenus à l'écart de cette pratique. Depuis une quinzaine d'années, les nouveaux médecins doivent effectuer ce qu'on appelle des «activité médicales particulières», qui les forcent à passer au moins 12 heures par semaine à prodiguer des services essentiels qui se donnent dans les hôpitaux. Cette contrainte, ils devront la respecter pendant leurs 20 premières années de pratique. Et d'autres exigences leur font aussi passer autant d'heures, sinon plus, à l'hôpital. Les jeunes omnipraticiens se retrouvent donc avec bien peu de temps à consacrer à la prise en charge et, au point où ils en sont, ils préfèrent se concentrer sur les services sans rendez-vous. Le président de l'Association des jeunes médecins, le Dr François-Pierre Gladu, réclame une réforme en profondeur des obligations qui incombent aux nouveaux omnipraticiens. Il déplore que, durant 20 ans, ceux-ci ne puissent pas faire ce pourquoi ils ont été formés: le suivi de patients. Le Dr Gladu estime qu'entre 2500 et 3000 médecins de famille sur un total de 7800 font peu ou pas de prise en charge. Il est d'avis que si ces médecins étaient au moins partiellement libérés, 96 pour cent des Québécois auraient accès à un médecin de famille.
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