Qu'est-ce qui se passe si le patient quitte après ses R-x sans voir le MD (pcq 
les délais sont long ou peu importe la raison)?

Qui est responsable du rapport de R-x?   Certainement pas moi...

Qui va courir après le patient?  Certianement pas moi...

Je veux bien diminuer les délais à l'urgence mais je ne crois pas qu'on tire 
dans la bonne direction


Marc-André Amyot
  ----- Original Message ----- 
  From: Alain Vadeboncoeur 
  To: [email protected] 
  Sent: Saturday, December 08, 2007 11:34 PM
  Subject: URG-L: [Pas de sujet]


  Hello


  Je reviens sur le cas du pied, qui me tracasse. 

  Il y a eu des réponses spontanées pour indiquer que le fait de demander 
directement une radiographie ne change pas grand-chose aux délais. Est-ce 
vraiment le cas. Peut-être. Peut-être pas. 

  En fait, le cas même très simple du pied est pourtant un bon exemple du temps 
sauvé si l'infirmière demande elle-même la radiographie. 

  Processus standard:

  1) Triage
  2) Salle d'attente
  3) Bureau MD
  4) Salle d'attente (généralement pour revoir infirmière avant envoi en 
radiologie)
  5) Radiologie
  6) Salle d'attente
  7) Bureau MD
  8) Salle d'attente (pour des soins si requis)
  9) Départ

  Processus avec radiologie initiale selon protocole clair (pour éviter 
d'augmenter el volume total de radiographies)

  1) Triage 
  2) Radiologie 
  3) Salle d'attente 
  4) Bureau MD  
  5) Salle d'attente (pour des soins si requis)
  6) Départ

  A) Ce simple exemple où il y a 15 secondes de réflexion montre que pour un 
changement de processus très simple, comme de demander une radiographie à 
l'arrivée, diminue le nombre de déplacements de 8 à 5, pour un seul patient. 
Premier gain. Assez net.

  B) Deuxio, on peut observer 2 contacts MD dans le premier processus, contre 1 
seul dans le second. Si vraiment le volume de patient est énorme, alors on 
multiplie les contacts MD pour un volume qu'on gère déjà difficilement. Aucun 
sens. Majeur.

  On peut aussi observer jusqu'à 6 interventions d'orientation de patient par 
du personnel, généralement des infirmières, dans le premier cas, alors que dans 
le second cas, on ne peut en compter plus de 4. 

  Il y a deux problèmes potentiels:

  A) Augmentation du volume total d'examens (gérable par une bonne formation et 
un bon suivi de la qualité)

  B) Délai infirmier initial plus grand (mais je doute que ça soit très long 
pour la majorité des patients)

  L'initiation de l'analgésie a tout avantage à être réalisée dès le triage, 
puisque le patient sera plus confortable ensuite, donc plus aisément 
mobilisable, etc. De plus, on n'aura pas le délai supplémentaire pour prescrire 
une analgésie, relever la prescription, seulement celui de donner une 
médication selon ordonnance collective et de l'inscrire au dossier.

  Bien entendu, si le délai pour voir le MD est 90% du délai total, le gain 
sera faible par le mécanisme A, cependant, si on passe de 2 à 1 contact 
patient/MD pour une majorité de patients, on fera peut-être diminuer ce délai.

  Donc, pour un cas fort simple, évident, on parle déjà d'une compression des 
délais probablement significative, qui implique la mise en place d'un processus 
de soins axé sur une intervention précoce et une autonomie plus grande. L'enjeu 
en est un de formation, avant tout. Pas de personnel. En fait, si on coupe 
l'attente, donc le nombre de patients en attente, et si on diminue les 
interventions requises pour orienter le patient (ici de 6 à 4, gain de 33%), on 
pourra certainement mieux rouler avec le même personnel et consacrer encore 
plus de temps à des actions avancées.

  C'est pourquoi je trouve très pertinent l'envoi portant sur le pied, et 
demeure perplexe devant notre défaitisme quant à la gestion de l'attente avant 
de voir le MD.

  Le problème, c'est qu'on ne se donne pas le temps de mesurer, d'analyser les 
processus, de voir ce qui pourrait être mieux fait, d'oser changer nos façons 
de faire, de mesurer les effets des changements, etc.

  Imaginez appliquer une approche sérieuse à la grandeur d'un département 
d'urgence.

  Mais qui a... le temps de faire cela?


  Alain Vadeboncoeur 




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  From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine Bich
  Sent: 8 décembre 2007 19:49
  To: [email protected]
  Subject: URG-L: [Pas de sujet]


  Il y a certainement des pistes de solution,des façons d'organiser le 
travail.De déléguer de manière organisée pour mieux « économiser » le temps MD.

   

  Mais le volume est là.Enorme,pas facile à gérer.Lourd.Quelque soit la manière 
de regarder les choses.Et le temps MD n'est pas le seul qui doit être 
économisé.Le temps nursing doit lui aussi être utilisé de manière 
judicieuse,sinon le temps MD économisé se passera les mains croisées sur le 
comptoir à attendre le prochain patient.

   

  En passant,je ne suis pas d'accord que le mode de paiement « ralentit » le 
docteur.Vieil argument des gros rouleurs nostalgiques qui se tapaient 50-60 
patients par chiffre dans le temps où c'était encore possible et où la grosseur 
de la pile de dossiers témoignait de l'efficacité du docteur.Je vais être très 
impolie,mais le « botchage » de patient n'est plus à la mode,et n'est 
heureusement plus sanctionné par une rémunération plus avantageuse.

   

  Je ne suis pas nostalgique du temps où je gagnais plus de $ à voir une 
famille entière avec un rhume qu'à voir un cas d'infarctus.Ni du temps où je 
chargeais un examen complet pour une heure passée à parlementer avec la famille 
d'un patient en perte d'autonomie.

   

  Vraiment pas.

   

  C.

   

   

   

   

   

   

   

   



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