Salut Catherine,
Si je peux me êrmettre, ayant siégé sur ce comité.
Le but était de définir les critères de formation.
Nous voulions profiter de l'occasion pour aussi définir les
indications, mais surtout assurer que l'EDU devienne une norme de
pratique, et donc que les CH soient obligés de fournir la technologie,
ou le service, 24/7
Ce n'a pas été une mince affaire. Le comité a siégé pendant près de 2
ans. Tout a rasé de sauter à la dernière minute. Mais, grâce à la
bonne foi et la bonne volonté des divers partis à la table (3
radiologues, 3 urgentos, un omni représentant le Collège, et un MD
administrateur du Collège), nous avons fini par produire une position.
Il a fallu plus d'un an pour que le bureau du Collège se positionne
par la suite.
Vous comprendrez qu'il a fallu des compromis de part et d'autre. Nous
avons accepté certains compromis importants en échange du principe que
la technologie devait être disponible dans toute urgence, 24/7, ce qui
est encore loin d'être le cas, alors que certains centres en font
depuis prs de 8 ans. Si le processus avait échoué, ce qui se serait
produit faute de certaines concessions, il n'y aurait pas eu de
position du Collège pendant x années, privant plusieurs centres du
levier nécessaire pour faire de l'EDU dans leur urgence.
Pour ce qui est de la formation, nous avons pensé, stratégiquement,
que la meilleure faôb de procéder, devant une opposition que nous
prévoyions importante, était d'adopter le schéma de l'American College
of Physicians (ACEP), qui utilise les 3 niveaux. Ray était contre, et
suggérait plutôt l'approche de a SCEDU (Société Canadienne d'EDU), qui
préconise le statut de praticien indépendant. Mais en fait, ça revient
strictement au même, avec une nomeclature différente, mais le même
principe. Il s'agit d'avoir une formation théorique + pratique au
départ, puis d'accumuler 50 examens par région, avec une supervision
directe ou indirecte, afin d'atteindre le statut de praticien
indépendant, ou niveau 3. On ne peut être contre la vertu, et cette
approche a permis d'en arriver à une entente.
Certains m'ont demandé pourquoi nous étions seuls à avoir l'obligation
de faire une formation formelle, avec examens en écho ciblée. Pour
quoi les gynécologues, ou les cardiologues n'ont-ils pas la même
obligation. En fait, ils nt, et elle est pas mal plus lourde que la
nôtre. Les gens des soins intensifs ? Pas encore, mais j'imagine que
le même principe devra s'appliquer à eux également
Il reste à savoir comment lespraticiens réussiront à atteindre le
niveau 3.
Je crois que les centres les plus actifs en EDU se doivent de créer
une structure permetant d'accueillir et de certifier des urgento
d'autres CH, qui devraient alors devenir la ressource dans leur
milieu, et avoir ainsi un effet multiplicateur. Evidemment, question
de temps et de ressources $, ça ne se fera pas du jour au lendemain,
mais c'est le défi et l'objectif
En espérant avoir répondu assex clairement à tes interrogations,
Michel Garner
[EMAIL PROTECTED]
On 16-Feb-08, at 9:34 AM, Catherine Bich wrote:
Voilà la portion de texte du CMQ qui me rend perplexe.
Niveau II /methodes de formation
1) Réaliser des échographies ciblées sous supervision.
2) Tenir un recueil de cas documentés ayant obligatoirement fait
l’objet d’un
échange entre le médecin et son superviseur, un médecin radiologiste
ou un
médecin exerçant à l’urgence certifié de niveau III. Les cas
documentés dans
ce recueil devront être issus de la pratique du département
d’urgence, et un
pourcentage devra présenter des anomalies, notamment du liquide
libre intraabdominal
et du liquide intra-péricardique.
3) Le processus de formation pourra inclure l’analyse d’images
tirées notamment de
banques de vidéos, démontrant des anomalies spécifiques à
l’échographie ciblée.
D’un autre côté,on lit aussi,pour les médecins en exercice :
« Le médecin engagé dans le processus d’acquisition des compétences
qui le conduisent
au niveau III, constitue un portfolio concernant les échographies
ciblées qu’il a réalisées
au département d’urgence et assure leur suivi. Ces examens ne
doivent pas faire partie
d’un processus décisionnel dans l’élaboration d’un diagnostic ou
dans le traitement
d’un patient. Toutefois, il doit tenir compte d’un résultat qu’il
évalue comme positif et
prendre les mesures pour confirmer ou infirmer son impression
clinique et en informer
les consultants, le cas échéant. »
Ca,ça me va.
Mais je demeure perplexe.Des commentaires seraient appréciés.
C.