Pourquoi les Paramediques n'utilisent-ils pas L'ETG ?
Il y'aurait moyen de croire qu'ls auraient des niveaux correspondant aux 
infirmières (surtout une petite nouvelle)
(Oublié pas qu'ils sont deux, eux)
Il y'aurait moyen de faire une étude

Mais l'efficacité pause sans doutes des barrières professionel

Dr Fiset
Le chef Anesthesiste du CHUM
Qui a torpille le projet "pilote" d'assistant-anesthesiste (IADE)
Sans est pas du tout intéressé par ce qui marche tout simplement
... et fait appel à toutes les ressouces disponible


Charles
Un paramedic qui te clenche n'importe-quelle nouvelle infirmière au Triage




 


----- Original Message ----
From: Sylvain Blanchet <[email protected]>
To: [email protected]
Sent: Saturday, February 28, 2009 2:38:33 PM
Subject: URG-L: Triage

C'est le point de vue d'un paramédic qui veut libérer sa civière le plus vite 
possible. Mais il y a d'autres points de vue.  Reconnaître un P1 ou un P2 est 
facile et ne devrait pas prendre plus que quelques secondes.  C'est pour 
reconnaître ces cas que plusieurs urgences font maintenant du "pré-triage". 
Cependant, faire la distinction entre un P3 et un P4 est beaucoup plus subtil 
et demande un questionnaire serré de la part de l'infirmière, ce qui peut être 
assez long surtout si on a affaire à un vieux confus de 88 ans qui ne sait pas 
pourquoi il est à l'hôpital.

Il est vrai que plusieurs renseignement recueillis par l'infirmière du triage 
ne servent pas au triage proprement dit (allergie, médication, etc.), mais ces 
renseignements sont extrêmement utiles pour la suite de la prise en charge du 
patient.

Le problème, c'est que je vois encore trop souvent dans mon urgence des 
patients avec lombalgie chronique depuis des années sans exacerbation aigue 
cotés P3, parce qu'ils prétendent que la douleur est à 10/10, alors que des 
patients en sepsis sont cotés P4...  Le patient avec lombalgie sera vu en moins 
de 2 h alors que celui en sepsis attendra 12h dans la salle d'attente, et se 
tapera une CIVD, une nécrose tubulaire aigue et un ARDS cinq jours plus tard 
aux USI.

Quand un patient codera dans la salle d'attente, c'est pourtant l'infirmière du 
triage qui sera sous les projecteurs.  C'est elle qui devra répondre aux 
questions du coroner, et de l'avocat s'il y a poursuite.  Mais ça, les jeunes 
infirmière sortant du CÉGEP qui sont envoyées au triage ne le comprennent pas 
encore...

Sylvain Blanchet, md

Le 09-02-27 à 13:35, Stephan Gascon a écrit :

> Avec respect, ce n'est pas du triage qui se fait dans les salles
> d'urgence, c'est de la collecte de donnée systèmatique.
> 
> Le triage prend entre 45 et 60 secondes. La collecte de données prends
> 10-15 minutes, dépendant de l'infirmière, ses aptitudes informatiques
> (logiciels, vitesse de clavier, etc.)
> 
> Les CH qui utilisent encore le papier au triage (curieusement tous
> anglophones à Montréal) sont plus rapide que SIURGE, MED-URGE, et
> autres logiciels d'abrutissement professionnel.
> 
> Pour faire du triage adéquatement, ça prends une certaine expérience
> et exposition avec une variété importante de présentation médicale,
> psychiatriaque, et traumatique.
> 
> Mais ça prend surtout du gros bon sens. Et le bon sens a pris le bord
> de l'Ontario ça fait un p'tit bout de temps.
> 
> Pour la nuance sur les présentations cliniques, ça relève de la
> pratique médicale. Sans farce.
> 
> Lorsque les paramédics effectuent un ECG 12 dérivations et que sur le
> papier il est inscrit "INFARCTUS AIGUS DU MYOCARDE PROBABLE", ils
> n'ont pas le droit de décider d'aller dans un centre d'angioplastie 24
> heures plutôt qu'un autre CH. C'est considéré de la pratique illégale
> de la médecine. Et ça vient directement de la bouche Syndic du
> Collège.
> 
> Alors que le gros bon sens veut que, en milieu urbain bien sûr, que
> l'usager soit tranporté dans un centre d'angioplastie 24 heures.
> 
> Bonne fin de semaine
> 
> Stéphan Gascon
> 
> 2009/2/27 Sylvain Blanchet <[email protected]>:
>> Nous investissons beaucoup d'énergie chez nous pour former les infirmières à
>> appliquer l'ÉTG au triage.  Malheureusement, les journées de formations que
>> nous organisions semblent efficaces quelques mois puis les mauvaises
>> habitudes reviennent.
>> 
>> L'arrivée du triage informatisé semble avoir été désastreuse puisque
>> certaines infirmières n'exercent plus leur jugement et se fient à la cote de
>> priorité assignée par l'ordinateur.  Malheureusement, le module de triage de
>> SIURGE ne tient aucunement compte des signes vitaux du patient!!  Et nous
>> sommes pris avec siurge...
>> 
>> Que faites-vous dans vos milieux respectifs?  Pensez-vous que c'est la
>> responsabilité de l'hôpital de former les infirmières à l'ÉTG ou cette
>> formation ne devrait-elle pas être incluse dans le curriculum de formation
>> des infirmières?
>> 
>> Avez-vous des critiques à formuler envers l'ÉTG? Si on prend l'ÉTG au pied
>> de la lettre, toute douleur thoracique potentiellement coronarienne devrait
>> avoir un priorité 2, même la douleurs ayant duré 5 minutes survenue la
>> veille.  Dans un centre de cardiologie tertiaire comme le nôtre, ça fait pas
>> mal de P2...  Il me semble qu'un peu de nuance s'impose...
>> 
>> Sylvain Blanchet, md
>> Hôpital Laval, Québec
>> --- URG-L
>> Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected])avec,
>> COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).
>> 
>> 
> 
> 
> 
> --Stéphan Gascon
> 
> --- URG-L
> Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected])
> avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).
> 

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